17.03.2017, 00:01  

La miniaturisation neuchâteloise, un atout clé de Swatch Group

Abonnés
chargement
Le patron de Swatch Group, Nick Hayek, a commenté les résultats 2016 du groupe bernois hier devant la presse mondiale à Bienne.

HORLOGERIE - Résultats en baisse, perspectives 2017 en hausse pour Nick Hayek.

Nick Hayek invite chacun à «garder la fantaisie et l’imagination de l’enfance». Lui cultive à merveille un côté mi-sale gosse mi-grand frère. Il ne voit pas pourquoi il faudrait licencier quand les affaires vont un peu moins bien: ses effectifs sont presque ceux des années records; on sent qu’il mettrait bien une raclée au financier Soros, et à ceux qui spéculent sur les monnaies: les taux de change artificiels ou chacun surévalue...

Nick Hayek invite chacun à «garder la fantaisie et l’imagination de l’enfance». Lui cultive à merveille un côté mi-sale gosse mi-grand frère. Il ne voit pas pourquoi il faudrait licencier quand les affaires vont un peu moins bien: ses effectifs sont presque ceux des années records; on sent qu’il mettrait bien une raclée au financier Soros, et à ceux qui spéculent sur les monnaies: les taux de change artificiels ou chacun surévalue sa monnaie, et en premier lieu la Suisse, lui ont fait perdre «cinq milliards depuis 2010».

Hier, lors de la conférence de presse annuelle de Swatch Group, le boss a présenté des chiffres qui reflètent la crise du secteur: bénéfice et chiffre d’affaires sont en recul. Mais il s’est montré optimiste pour 2017, affirmant qu’une «classe moyenne qui consomme», en Chine et au Proche-Orient notamment, animait une croissance ferme dans les premiers mois de 2017.

Cette année sera l’occasion de deux anniversaires pour le groupe. Celui de Flik Flak (voir ci-contre) et celui de la Speedmaster d’Omega, née en 1957, partie sur la Lune en 1969. A cette occasion, une série limitée vendue sur Instagram a permis d’écouler 2012 pièces en 4 heures.

Stratégie électronique

S’il fait mouche dans quelques déclarations très politiques avec l’air de ne pas y toucher, c’est au rayon industriel que le côté original de Nick Hayek prend tout son intérêt.

Avec l’internet des objets en vue, il s’est répandu en compliments sur le CSEM et l’EPFL («universités de classe mondiale en miniaturisation») d’une part, et EM Microelectronic d’autre part. L’entité du groupe et ses partenaires académiques sont en pointe pour développer l’écosystème permettant de connecter tous les petits objets à très basse consommation (nos éditions du 7 février et du 6 mars 2017). «Mais pas question pour Swatch de faire de l’électronique de loisir.» Il s’agit de développer «des montres» auxquelles des fonctions seront ajoutées grâce à l’internet des objets. La maîtrise du «petit» (batteries, puces Bluetooth et futur système d’exploitation) assure à Swatch Group de nombreuses collaborations avec les entreprises de la Silicon Valley, a indiqué Nick Hayek.

Flik flak: 30 ans

Flik Flak, la montre pour enfant suisse, «la seule à pouvoir passer à la machine», aura 30 ans. Un succès mondial! Florence Ollivier-Lamarque, membre de la direction de Swatch Group, annonce une app pour apprendre l’heure, entre autres. Une journaliste a alors noté que, sur Flik Flak, c’était le grand Flik qui gérait, et la petite Flak qui suivait. Un peu passéiste, isn’t it? «Good point», a lancé Hayek (coupant tout de même la seule femme de la direction). «On va en faire une autrement. Vous voulez choisir le nom?» La journaliste a passé son tour, et Hayek a prouvé qu’il savait transformer une minute rétrograde en heure sautante.

Chiffres clés

Chiffre d’affaires 7,55 milliards, soit au niveau de 2012. Ventes réalisées en Chine (33%), Europe (21%), Suisse (10%), Moyen-Orient et Asie (25%) et Amérique (9%).

Bénéfice net 593 millions, soit moins d’un tiers de celui dégagé en 2013. En baisse pour la troisième année consécutive.

Investissements 727 millions. 169 millions de moins qu’en 2015 (achats de machines en baisse notamment).

effectifs 35 705 collaborateurs. 608 de moins qu’un an auparavant. Il y en avait 30 000 en 2012.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour la lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top