07.03.2017, 00:22

Elle fait tic-tac depuis 300 ans

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 07.03.2017, 00:22 Elle fait tic-tac depuis 300 ans

HORLOGERIE Le MIH montre ses dons et achats 2016 au public dès jeudi.

«A part Daniel Jeanrichard dans les Montagnes, je n’en avais jamais vu d’aussi rare dans le canton de Neuchâtel, sauf une fois dans un livre.»

Le conservateur adjoint du Musée international d’horlogerie (MIH) à La Chaux-de-Fonds, Jean-Michel Piguet, l’a présentée hier en primeur à la presse, pour annoncer le vernissage de l’exposition des nouvelles acquisitions 2016 du MIH. L’objet mystère...

«A part Daniel Jeanrichard dans les Montagnes, je n’en avais jamais vu d’aussi rare dans le canton de Neuchâtel, sauf une fois dans un livre.»

Le conservateur adjoint du Musée international d’horlogerie (MIH) à La Chaux-de-Fonds, Jean-Michel Piguet, l’a présentée hier en primeur à la presse, pour annoncer le vernissage de l’exposition des nouvelles acquisitions 2016 du MIH. L’objet mystère est l’une des plus anciennes montres neuchâteloises répertoriées. Elle date de 1700 environ. Et elle marche! C’est un épais oignon en laiton doré et en argent, à une seule aiguille, signée «Sibelin Lainé», comme aimaient à le faire les familles d’horlogers. Celle-ci, établie à Neuchâtel, vient de La Neuveville.

Comme pour jeter un pont sur trois siècles, Jean-Michel Piguet a aussi amené sur son plateau d’argent une montre connectée TAG Heuer offerte par la marque. La première peut-être d’une collection de garde-temps (tout de même) très contemporains. «Nous voulons donner l’image d’un musée qui vit», a noté le conservateur du MIH, Régis Huguenin-Dumittan, prédisant qu’elle laissera une trace dans l’histoire horlogère.

Dans trois vitrines du musée, l’exposition présente ainsi une soixantaine de nouveautés reçues ou achetées l’année passée (contre une trentaine habituellement). Pour se faire une idée, elles viennent rejoindre les 6000 pièces des collections du MIH, dont un tiers environ sont visibles.

Sur son plateau, Jean-Michel Piguet tenait encore la «superbe» Patek Philippe à complications, exemple parfait de l’horlogerie de tout haut de gamme, offerte en legs par feu Enrico Paci. Et puis une toute petite montre de poche signée Ferdinand Berthoud, le maître horloger du 18e siècle né à Couvet, dotée d’une des premières aiguilles des secondes. Et enfin, un peu pour l’anecdote, il y avait encore dans le petit lot sélectionné une autre montre de poche, à cadran tellement spécial qu’il en est quasi illisible, attribuée à Benjamin Franklin, père fondateur des Etats-Unis et inventeur horloger à ses heures.

Plus modeste en volume que d’autres fois, mais pas en quantité ni en qualité, l’exposition des dons et achats arbore cependant une belle grosse pièce, une pendule française en corne verte signée Bailly l’aîné vers 1750. Et puis l’amateur verra aussi une pendule neuchâteloise avec sa lanterne (vers 1830), qui préfigure un peu la prochaine exposition «La Neuchâteloise» (lire ci-dessus) qui s’ouvrira en mai.

Pendules

Faute de moyens aussi, crise oblige, Le MIH n’a pas organisé de grande exposition temporaire l’an dernier, se concentrant sur le développement de son image visuelle. Mais il reviendra en mai avec une expo d’envergure consacrée à la pendule neuchâteloise, sous le titre «La Neuchâteloise». Pour l’occasion, les deux musées d’horlogerie cantonaux du Locle et de La Chaux-de-Fonds réuniront la plus importante collection de ces pendules, exposées tant au MIH qu’au château des Monts.

Les Amis du MIH

L’exposition des dons et achats, pendant une année jusqu’en février 2018, est aussi une manière de rendre hommage aux donateurs et aux Amis du MIH, les uns et les autres contribuant pour moitié chacun à l’acquisition de nouveaux garde-temps. «Avec la crise, le musée a zéro budget pour cela», admet le conservateur Régis Huguenin-Dumittan.

Si les dons ne se chiffrent pas, les achats, comme celui de la Sibelin, atteignent jusqu’à 10 000 fr. Membre du comité directeur des Amis MIH, Jean-Luc Renck est venu dire que ceux-ci ont sorti de leurs bourses dans les 70 000 fr. en 2016.

Cette somme provient largement des cotisations des 400 membres individuels de l’association et de ses 60 sponsors, représentant à peu près autant d’entreprises horlogères. «Tous affectionnent particulièrement notre musée», note Jean-Luc Renck.


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