12.04.2017, 00:17

Chasseresse audacieuse en Mongolie

Abonnés
chargement
Un aigle, c’est 25 kilos à bout de bras .

 12.04.2017, 00:17 Chasseresse audacieuse en Mongolie

Réalisateur issu de l’Université d’Oxford et installé à New York, Otto Bell a tourné de nombreux films institutionnels et reportages documentaires pour la BBC en parcourant la planète, de l’Ouganda au Japon, en passant par le Vietnam ou l’Egypte. Pour son premier long métrage de cinéma, le cinéaste britannique a jeté son dévolu sur la Mongolie et ses paysages...

Réalisateur issu de l’Université d’Oxford et installé à New York, Otto Bell a tourné de nombreux films institutionnels et reportages documentaires pour la BBC en parcourant la planète, de l’Ouganda au Japon, en passant par le Vietnam ou l’Egypte. Pour son premier long métrage de cinéma, le cinéaste britannique a jeté son dévolu sur la Mongolie et ses paysages d’une beauté indicible, là où la réalisatrice Byambasuren Davaa («L’histoire du chameau qui pleure» et «Le chien jaune de Mongolie») avait su porter un regard ambivalent sur une communauté nomade appelée à disparaître, en demandant à ses «non-acteurs» de renouer avec des coutumes tombant en désuétude. Inspiré par la véritable histoire d’une petite dresseuse d’aigles aguerrie, Otto Bell tente le même exercice, mais ne le réussit qu’en partie…

En Mongolie, dresser les aigles est un métier d’hommes. Depuis qu’elle est toute petite, Aisholpan aide son père à entraîner ces grands rapaces. L’année de ses 13 ans, elle escalade la montagne pour capturer un aiglon et le dresser à la chasse au renard. Volontaire, Aisholpan sait qu’elle peut compter sur l’aide de son père et ne tarde pas à devenir une sérieuse prétendante au concours annuel des meilleurs dresseurs de Mongolie. Les autres concurrents protestent: les filles n’ont pas à s’occuper des aigles et à partir chasser par moins quarante degrés… Sur le mode du récit initiatique, ce documentaire d’aventures nous plonge non seulement au cœur de la culture nomade, mais décrit aussi une coalition filiale émouvante, qui renouvelle les traditions à sa façon. On regrette cependant une voix-off redondante, une Musique grandiloquente et nombre de scènes trop rejouées pour paraître vraies. Restent une belle leçon de courage et des paysages grandioses. raphaël chevalley

de Otto Bell Durée: 1 h 27 Age légal/conseillé: 6/8


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top