22.03.2017, 00:54

L’Oncle Walt revisite ses classiques

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Quand Disney préfère les «vraies» images.

 22.03.2017, 00:54 L’Oncle Walt revisite ses classiques

Depuis quelque temps, les studios Disney s’essaient à redonner une seconde jeunesse à leurs grands dessins animés d’antan, dont la facture se serait soi-disant démodée. Pour ce faire, ils ont élaboré une nouvelle forme de «live-action», où ils plongent des acteurs en chair et en os dans un véritable bain d’images de synthèse.

Jusqu’ici, cette volonté de ...

Depuis quelque temps, les studios Disney s’essaient à redonner une seconde jeunesse à leurs grands dessins animés d’antan, dont la facture se serait soi-disant démodée. Pour ce faire, ils ont élaboré une nouvelle forme de «live-action», où ils plongent des acteurs en chair et en os dans un véritable bain d’images de synthèse.

Jusqu’ici, cette volonté de revalorisation du patrimoine disneyen a produit des résultats plus ou moins convaincants selon les cas. Orchestrée par Tim Burton, la mise à jour d’«Alice au pays des merveilles» n’était pas sans charme. En revanche, le conte de «Cendrillon» revisité par Kenneth Branagh nous avait laissés sur notre faim, idem pour «Le livre de la jungle», en dépit de quelques morceaux de bravoure.

Alors qu’en est-il de «La belle et la bête», récit moral de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, dont Jeanne Marie Leprince de Baumont tira une version abrégée en 1758? En regard du chef-d’œuvre dont nous gratifia Jean Cocteau en 1946, «un rêve dormi debout» pour reprendre les mots du poète, et de l’excellente version en dessins animés ourdie quarante-cinq ans plus tard par les continuateurs des grandes œuvres de l’Oncle Walt, il y avait tout à craindre…

A l’arrivée, le film tient plus ou moins la route, à la fois en puisant son inspiration chez Cocteau et en ravivant certains éléments du film d’animation précité, notamment les facéties des couverts «vivants». Malgré un prologue inutile sur la genèse de la Bête, cette version «live» reste toutefois fidèle au récit d’origine, avec en sus un pied de nez, certes discret, adressé aux homophobes. Manque quand même l’essentiel, cette «voix d’infirme, de monstre douloureux» dont Cocteau avait su parer l’inoubliable Jean Marais. vincent adatte

de Bill Condon, avec Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans… Durée: 2h09. Age légal/conseillé: 6/8


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