22.02.2017, 00:46

Toute la beauté éphémère de l’amitié

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Deux ados solidaires contre deux classes sociales opposées.

 22.02.2017, 00:46 Toute la beauté éphémère de l’amitié

En quelques films demeurés hélas confidentiels (dont «Keep the Lights On» et surtout le magnifique «Love Is Strange»), le réalisateur new-yorkais Ira Sachs est devenu l’un des cinéastes les plus attachants du moment, excellant à faire advenir, l’air de rien, la plus vive des émotions.

Avec son septième long métrage, intitulé «Little Men» et rebaptisé «Brooklyn Village» à...

En quelques films demeurés hélas confidentiels (dont «Keep the Lights On» et surtout le magnifique «Love Is Strange»), le réalisateur new-yorkais Ira Sachs est devenu l’un des cinéastes les plus attachants du moment, excellant à faire advenir, l’air de rien, la plus vive des émotions.

Avec son septième long métrage, intitulé «Little Men» et rebaptisé «Brooklyn Village» à l’occasion de sa sortie en francophonie, Sachs est au sommet de son art, en mesure de capter ce qu’il y a de plus intime dans nos vies.

Dès le début du film, le cinéaste nous dispense son savoir-faire tout en retenue par le biais d’un prologue où l’on voit un jeune adolescent (Theo Taplitz) apprendre de façon subreptice la mort de son grand-père. Cet ado se prénomme Jack. Plutôt introverti, il rêve de devenir peintre et a pour parents Brian (Greg Kinnear), un acteur de théâtre à la peine, et Kathy (Jennifer Ehle), une psychologue qui fait bouillir la marmite.

Grève de la parole

Après le décès de l’aïeul, la petite famille emménage dans l’appartement qu’il leur a légué à Brooklyn, devenant du même coup propriétaire de l’échoppe du rez-de-chaussée occupée par Leonor (Paulina García), une couturière immigrée chilienne. Par amitié, le vieil homme lui accordait la jouissance des lieux pour un loyer dérisoire.

Alors que le jeune Jack se lie d’une profonde amitié avec Tony (Michael Barbieri), le fils solaire de Leonor, qui a son âge et souhaite devenir acteur, son père se résout à augmenter le loyer à un montant tel que la couturière ne pourra s’en acquitter. Entrant en rébellion, les deux ados solidaires entreprennent alors une grève de la parole… Rarement dévoration de l’idéal du vivre-ensemble n’a été montrée de façon aussi subtile au cinéma! Vincent Adatte

de Ira Sachs, avec Theo Taplitz, Michael Barbieri, Greg Kinnear…

Durée: 1h25. Age légal/conseillé: 14/14


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