19.05.2017, 00:01  

«Chanter devant un public est une vraie mise à nu»

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MUSIQUE - Les voix de la Chaux-de-Fonnière Giulia Dabalà résonnent sur son premier EP et, bientôt, dans les festivals de l’été.

Et si le corps humain était le plus beau des instruments de musique? Giulia Dabalà ne dira probablement pas le contraire. La Chaux-de-Fonnière de 19 ans a sorti fin mars son premier EP. Intitulé «Voices», il rassemble quatre titres, tous composés dans le cadre de son travail de maturité au lycée Blaise-Cendrars selon la technique du loopstation.

Cette méthode...

Et si le corps humain était le plus beau des instruments de musique? Giulia Dabalà ne dira probablement pas le contraire. La Chaux-de-Fonnière de 19 ans a sorti fin mars son premier EP. Intitulé «Voices», il rassemble quatre titres, tous composés dans le cadre de son travail de maturité au lycée Blaise-Cendrars selon la technique du loopstation.

Cette méthode consiste à enregistrer sa voix plusieurs fois de suite pour les faire tourner en boucle avant de chanter par-dessus. Basses, rythmes, mélodies, les 100% des sons entendus dans «Voices» sont donc produits par les cordes vocales de Giulia Dabalà.

Ecrites il y a près de deux ans, les chansons n’ont subi que quelques petits arrangements avant d’être pressées. «J’avais envie de réaliser un vrai objet, rapidement, de ne pas laisser ces morceaux dans l’oubli», relate la chanteuse, qui a intégré à l’automne la Haute Ecole de musique de Bâle, section jazz.

De «Hold On» à «Annabelle» en passant par «Stuck On The Ground», la jeune femme décrit son univers comme «dark pop», mâtiné d’influences diverses. Avec des textes toujours en anglais. «Pour moi, l’anglais possède un ‘flow’ plus intuitif que le français, une autre esthétique également, aussi bien dans les paroles que dans les sons», explique cette fille d’expatriés qui a passé une grande partie de son enfance en Birmanie.

«Je suis chanceuse qu’elles aient accepté de se joindre à moi»

Afin de donner une nouvelle dimension à ses compositions lors de ses performances en public, la Chaux-de-Fonnière s’est adjoint les services de deux camarades de la Haute Ecole de musique de Bâle, Anna Hirsch et Yumi Ito.

«Donner sa musique à d’autres personnes est quelque chose de spécial», commente Giulia Dabalà. «Mais cela permet de découvrir de nouvelles dynamiques. Je suis chanceuse qu’elles aient accepté de se joindre à moi.»

«Un prolongement du beatbox»

En plus des morceaux présents sur «Voices», le trio interprète aussi de nouveaux titres, toujours écrits par la Chaux-de-Fonnière. Les prochains pourraient notamment intégrer des éléments de percussions corporelles. Avec l’idée sous-jacente d’exploiter encore davantage l’instrument de musique qu’est le corps humain. «C’est un prolongement du beatbox», relève la chanteuse.

Giulia Dabalà se produira le 23 juin au café littéraire de Bienne. On la retrouvera également tout au long de l’été sur plusieurs festivals, en juillet sur la scène du Parabôle avec Arthur Henry – l’un de ses profs de beatbox et ami –, en août au Hors-Tribu de Môtiers, puis au P’tit du Gros, au Noirmont en septembre.

Un instant unique

Un agenda qui enchante la jeune femme. «A travers la musique, je cherche le contact avec le public, à partager un moment qui n’existera qu’une seule fois dans cette configuration précise», explique-t-elle. Et de conclure: «Chanter devant un public est une vraie mise à nu. Tu donnes réellement de toi en même temps que le public donne de lui. Ce n’est pas de l’écoute passive, c’est aussi un don.» lea gloor


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