22.07.2017, 00:10

Les Tontons flingueurs en deuil de leur Monsieur Antoine

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 22.07.2017, 00:10 Les Tontons flingueurs en deuil de leur Monsieur Antoine

Par le figaro-ats

THÉÂTRE ET CINÉMA Comédien discret et élégant, Claude Rich a succombé à une longue maladie à l’âge de 88 ans.

Le comédien Claude Rich, l’une des figures les plus familières du cinéma et du théâtre français, est décédé jeudi soir, à l’âge de 88 ans, à son domicile en région parisienne.

Claude Rich conservait le charme et l’allant d’un tout jeune homme. Sa haute et belle silhouette, déliée, souple et nerveuse, son visage bien architecturé, son regard pétillant, son sourire...

Le comédien Claude Rich, l’une des figures les plus familières du cinéma et du théâtre français, est décédé jeudi soir, à l’âge de 88 ans, à son domicile en région parisienne.

Claude Rich conservait le charme et l’allant d’un tout jeune homme. Sa haute et belle silhouette, déliée, souple et nerveuse, son visage bien architecturé, son regard pétillant, son sourire éclaboussant de générosité, tout traduisait la belle âme d’un artiste profond et sensible qui fut sa vie durant attentif aux autres, fidèle, heureux bâtisseur d’une famille unie et talentueuse. Il s’est éteint jeudi 20 juillet, vaincu par un cancer opiniâtre qui avait récidivé il y a quelque temps, après une première attaque.

Cet acteur connu pour sa voix subtile, un peu voilée, a joué au total dans une cinquantaine de pièces et près de 80 films. Parmi ces derniers, les emblématiques «Tontons flingueurs», où il incarnait le futur gendre de Lino Ventura, Monsieur Antoine.

Acteur discret et élégant, il affectionnait les rôles de grands personnages. Ses compositions de personnages historiques sont restées dans les mémoires, notamment au théâtre Talleyrand («Le souper», 1989) – à l’écran, le rôle lui vaudra un César en 1993 –, le philosophe Louis Althusser («Le caïman», 2005) ou le cardinal Mazarin («Le diable rouge», 2008).

«Comme un joueur de jazz»

A la télévision, il a également interprété Léon Blum (2000), Galilée (2005) ou Voltaire (2007).

Au cinéma, il a souvent joué les seconds rôles et est passé du jeune premier des années 1960 à l’acteur prisé des plus grands réalisateurs («Le Crabe-Tambour» (1976), «L’accompagnatrice» (1992), «Le colonel Chabert» (1994). Il n’hésite pas à devenir le druide Panoramix d’«Astérix et Obélix» (2002).

«Il est comme un joueur de jazz qui fait chaque fois des variations différentes, pour le plaisir, pour épater», disait de lui Bertrand Tavernier avec lequel il a tourné plusieurs films et qui aimait «sa jeunesse, sa folie, son inventivité», mais aussi «ses angoisses et ses doutes, sa discrétion» et puis «ses fous rires».

Claude Rich était également un auteur dramatique passionné par l’écriture et avait joué dans ses propres pièces: «Un habit pour l’hiver», «Le zouave», «Une chambre sur la Dordogne», «Pavane pour une infante». le figaro-ats


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