21.03.2017, 00:01  

La reconnaissance faciale, une piste à explorer

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Par ATS

La compagnie Aéroports de Paris (ADP) a préconisé, hier, la reconnaissance faciale dans les aéroports pour identifier les personnes fichées comme dangereuses. C’est «à terme probablement une piste vers laquelle on pourrait s’orienter», a déclaré le patron d’ADP, Augustin de Romanet. Il a estimé en revanche qu’il «ne faut pas de contrôles dans les zones publiques», c’est-à-dire les zones librement accessibles comme les parcs de stationnement, les zones d’accueil, les voieries extérieures.

A l’aéroport d’Orly, où sont installées 2000 caméras, la reconnaissance faciale est déjà pratiquée «pour faciliter la rapidité du passage aux frontières, mais pas pour détecter les personnes jugées dangereuses», a rappelé Augustin de Romanet.

«La sécurité totale n’existe pas», a cependant nuancé le patron d’ADP qui s’est rendu en octobre dernier en Israël pour «voir les méthodes» de sûreté à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Il estime que de tels «check-points placés à cinq ou six kilomètres de l’aéroport» ne sont «pas réalisables en l’état actuel» dans les aéroports parisiens.

L’agression d’une militaire de l’opération Sentinelle, samedi dernier à l’aéroport d’Orly, a conduit les autorités aéroportuaires à fermer momentanément les deux terminaux de l’aéroport et à dérouter de nombreux avions vers des aéroports voisins. ATS


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