17.07.2017, 00:01  

Il faut que ça roule!

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CANTON - Un crédit de 12 millions pour renouveler le parc des véhicules et machines de l’Etat.

Rogner, ça va un moment. Comptant 1002 unités pour une valeur à neuf estimée à 32 millions de francs, le parc des véhicules et machines de l’Etat prend méchamment de l’âge. Du coup, le Conseil d’Etat vient d’adopter un rapport à l’attention du Grand Conseil portant sur l’octroi d’un...

Rogner, ça va un moment. Comptant 1002 unités pour une valeur à neuf estimée à 32 millions de francs, le parc des véhicules et machines de l’Etat prend méchamment de l’âge. Du coup, le Conseil d’Etat vient d’adopter un rapport à l’attention du Grand Conseil portant sur l’octroi d’un crédit d’engagement de 11,9 millions pour le renouvellement et l’acquisition de nouveaux engins.

Un compte de fonctionnement plutôt maigrichon n’a pas permis, depuis plusieurs années, d’assurer un remplacement régulier. L’âge moyen des véhicules se situe largement au-dessus des moyens de référence. Inévitablement, les frais d’entretien ont tendance à gonfler. Ce crédit cadre, sans durée d’engagement, mais planifié sur quatre à six ans, devrait permettre de rattraper un retard d’investissement de 400 000 francs par année.

Marchés publics

A l’œil, les engins parqués au centre du Crêt-du-Locle que nous montre Dario Moro, chef des garages de l’Etat, ont l’air en bon état. «On ne les laisse pas pourrir. On les lave après chaque sortie. Et à la fin de l’hiver, tous les véhicules subissent un entretien périodique poussé.» Mais voilà. La plupart de ces bécanes sont vieilles, de moins en moins fonctionnelles, polluantes. La fraiseuse à neige a été acquise en 1988. En près de 30 ans, elle totalise 2315 heures de vol. «On comptabilise les heures, plutôt que les kilomètres. C’est plus significatif», indique le chef. Un employé corrobore: «Hier, avec la balayeuse, j’ai parcouru 19km pour six heures de déblayage. Quand on roule à 8km/h, c’est quand on va vite!» Exactement: 621 unités dévolues à l’entretien des routes cantonales et des forêts, 228 au maintien de l’ordre, 153 pour les autres services de l’administration: on arrive bien à 1002. Gérées et entretenues par les garages de l’Etat, qui compte une quinzaine de collaborateurs. «Jusqu’en 2016, chaque service s’occupait de son propre parc. Un des buts de la centralisation est d’optimiser les dépenses d’achats. Ainsi les pneus, les carburants, les pièces détachées et les véhicules peuvent bénéficier de conditions spéciales liées au volume», souligne Dario Moro. La gestion financière du parc doit aussi répondre aux exigences du modèle comptable harmonisé MCH2. En fait, l’achat d’un véhicule est une chose. Car parfois, son équipement peut coûter autant que son acquisition. Les équipements spéciaux de certains véhicules d’intervention de la police coûtent presque autant que le coût du véhicule. «On dépense annuellement 1,5million et 1,1million pour acquérir respectivement des véhicules lourds et légers, une trentaine au total. Cette dépense supplémentaire de 400000francs servira à stabiliser le vieillissement de notre parc à véhicules», souffle Dario Moro.

L’achat d’une fraiseuse à neige revient à grosso modo 200 000 francs, celui d’un camion-grue équipé à 300 000. Pour disposer d’une balayeuse moderne, répondant aux normes environnementales, il faut compter jusqu’à 600 000 francs.

Pour le chef des garages de l’Etat, entité placée sous la responsabilité du département d’Alain Ribaux, les députés devraient souscrire au message de l’exécutif. Cette année encore, histoire qu’il puisse effectuer ses emplettes. Car pour certains camions avec un équipement spécifique, le délai de livraison peut aller jusqu’à une année. «En ce qui concerne les véhicules légers, nous privilégions le marché local. Mais quand la demande est plus pointue, nous sommes obligés de regarder plus loin», ajoute Dario Moro, qui doit passer par l’utilisation des marchés publics pour toute nouvelle acquisition.

Le rapport mentionne que des engins lourds de plus de 20 ans sont encore en service, alors que leur amortissement maximal se situe à 15 ans. Et que faire des anciens modèles? Deux fois par année, l’Etat organise une vente aux enchères. Des privés peuvent ainsi donner une seconde vie à ces outils.


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