12.07.2017, 17:12  

Richemont inaugure son centre de recherche de Microcity, à Neuchâtel

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Richemont inaugure son nouveau pole de recherche au sein de Microcity.

Horlogerie - Le groupe du luxe, propriétaire de marques horlogères parmi lesquelles Piaget, Cartier ou encore Montblanc inaugure son centre de recherche et développement à Microcity, à Neuchâtel.

Richemont inaugure cet après-midi son centre de recherche et développement à Microcity par un couper de ruban. Le centre, qui occupe actuellement une trentaine de personnes, est hébergé au sein de l’incubateur de start-up Neode, lui-même installé dans les locaux de l’EPFL.

Il est destiné à des recherches pouvant bénéficier à l’ensemble des marques du groupe: horlogerie, joaillerie ou accessoires de luxe. Le groupe emploie 2300 personnes dans le canton de Neuchâtel, essentiellement dans les usines de...

Richemont inaugure cet après-midi son centre de recherche et développement à Microcity par un couper de ruban. Le centre, qui occupe actuellement une trentaine de personnes, est hébergé au sein de l’incubateur de start-up Neode, lui-même installé dans les locaux de l’EPFL.

Il est destiné à des recherches pouvant bénéficier à l’ensemble des marques du groupe: horlogerie, joaillerie ou accessoires de luxe. Le groupe emploie 2300 personnes dans le canton de Neuchâtel, essentiellement dans les usines de Cartier, Piaget, ou encore au sein de la manufacture de mouvements Valfleurier, à Buttes.

Une destination de choix

Neuchâtel a été choisi comme destination centrale pour le groupe, très actif dans le canton, mais qui compte aussi des entités dans tout l’Arc jurassien de Genève à Schaffhouse, ainsi qu’en Italie,en Allemagne et en France. Mais c’est aussi "l’écosystème de Microcity qui a motivé cette installation", signale Edouard Mignon, directeur de la recherche et de l’innovation.

Le contact avec les institutions de recherche et les start-up est en effet facilité. Des espaces de «brainstorming» et de "coworking" sont installés et accueillent des chercheurs qui, en règle générale passent 50% de leur temps à Neuchâtel, et 50% au sein des marques pour lesquelles ils travaillent. Déjà sponsor d’une chaire à l’EPFL et locataire d’espaces au CSEM pour collaborer avec ses chercheurs, le groupe Richemont est tout sauf inconnu pour les partenaires de Microcity.

Edouard Mignon, responsable de la recherche et du développement chez Richemont, dans les nouveaux locaux. Photo: Lucas Vuitel

Un nouveau labo

Les collaborations scientifiques sont donc lancées. Mais pour l’heure, le nouveau centre de recherche ne compte qu’un seul nouveau laboratoire. Actif dans le domaine de la tribologie (la science des frottements), il effectue des recherches dans le domaine des lubrifiants.

En horlogerie, les huiles visent à accroître la précision et la durabilité des mouvements. Un seul mouvement peut contenir une dizaine de points à lubrifier avec différentes huiles. On étudie leur comportement dans le mouvement, la place qu’elle occupe, le dosage nécessaire, tentant d’augmenter la durée entre deux services, par exemple.

D’autres domaines de recherche sont également concernés. Notamment le développement de nouveaux moyens de production (advanced manufacturning) ou l’électronique pour les montres connectées. Richemont est présent dans ce secteur notamment avec la Montblanc Summit, qui tourne avec le système d’exploitation Androïd.

>> A lire aussi: notre dossier "Horlogerie"

La multinationale et les start-up

Richemont ayant manifesté son intérêt pour Microcity, le Service cantonal de l’économie a demandé à Neode de «trouver une solution», selon les mots de Nicolas Wavre, président du conseil d’administration de Neode.

Des locaux ont donc été mis à disposition de la multinationale au sein de l’incubateur de start-up. Ce voisinage sera temporaire, parce que les partenaires de Microcity cherchent à construire un nouveau bâtiment derrière l’EPFL d'une part, dans la mesure où, selon Nicolas Wavre, Neode devrait quitter le site de l’EPFL "dans les deux ans" d'autre part. Mais ce voisinage n’est pas complètement incongru. Edouard Mignon a notamment indiqué que le groupe collaborait avec au moins l’un des hôtes de l’incubateur: Kizy Tracking, qui fournit des moyens électroniques de suivi de produits.

Pour Nicolas Wavre, se frotter aux réalités des grandes entreprises est une chance pour les start-up "dont seul quelque pour cent de celles qui réussissent croîtront de manière autonome", le reste étant souvent racheté et absorbé par de grandes entités.


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