11.07.2017, 00:01  

Bactérie résistant aux antibios

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Vincent Perreten présente  la bactérie découverte.
Par Aude Zuber - réd

SCIENCE - Un chercheur de Belprahon fait une découverte.

Vincent Perreten et son équipe ont découvert, en 2015, un gène de résistance aux antibiotiques dans une bactérie présente dans un échantillon de lait de vache.

Une découverte qui alarme le professeur, enfant de Belprahon. Le gène mecD a le potentiel de passer dans la bactérie staphylococcus aureus (staphylocoque doré). Celle-ci peut provoquer des infections difficilement traitables.

Une mauvaise utilisation

Problème?...

Vincent Perreten et son équipe ont découvert, en 2015, un gène de résistance aux antibiotiques dans une bactérie présente dans un échantillon de lait de vache.

Une découverte qui alarme le professeur, enfant de Belprahon. Le gène mecD a le potentiel de passer dans la bactérie staphylococcus aureus (staphylocoque doré). Celle-ci peut provoquer des infections difficilement traitables.

Une mauvaise utilisation

Problème? «Il y a un risque que ça se transfère à l’homme. La bactérie a également été isolée d’un chien qui souffrait d’une infection de la peau. Ce qui laisse à penser qu’elle peut coloniser d’autres espèces», explique Vincent Perreten. Mais il se montre néanmoins rassurant. «Si le lait est pasteurisé, toutes les bactéries sont tuées. On peut donc continuer à boire du lait sans danger.»

Autre particularité, le gène mecD rend les bactéries résistantes aux traitements de certains antibiotiques, même ceux de dernière génération. Selon lui, ce n’est pas un hasard si l’on trouve toujours plus de gènes de résistance. Cela s’explique par le fait que des antibiotiques de dernière génération sont fréquemment utilisés pour traiter des infections qui peuvent se combattre autrement, aussi bien chez l’homme que chez l’animal. «La bactérie finit toujours par s’adapter et notre découverte en est l’illustration. C’est pourquoi nous devrions garder les antibiotiques de dernière génération en réserve et y recourir lorsque ceux de la première génération ne fonctionneront plus.»

Il recommande ainsi aux agriculteurs et aux vétérinaires d’éviter d’utiliser des antibiotiques de dernière génération lorsqu’il existe une alternative.

Le chercheur milite en faveur d’une législation plus stricte en ce qui concerne l’utilisation des antibiotiques dans le monde animal et humain. Aude Zuber - réd


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