20.04.2017, 00:01  

Débat animé sur le transfert au canton du Jura

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Peu d’indécis avant le vote du 18 juin.
Par ats

MOUTIER - Antiséparatistes et autonomistes étaient réunis sur les ondes des radios régionales.

Le vote, dans deux mois, de Moutier sur son appartenance cantonale suscite un vif intérêt. Plus de 300 personnes ont assisté mardi soir à un débat entre les partisans et les adversaires d’un transfert de la cité prévôtoise et de ses 7700 habitants dans le canton du Jura.

Aucun incident n’a perturbé ce débat même si le public s’est souvent manifesté bruyamment. La majorité de l’assistance était acquise à la cause autonomiste, applaudissant aux interventions des orateurs du mouvement «Moutier Ville jurassienne» et huant parfois celles des représentants du comité «Moutier-Prévôté».

Aucun drapeau ni aucun autre signe distinctif traditionnellement arboré par un camp ou l’autre n’était visible dans la salle placée sous la surveillance d’agents de sécurité. Au cours de ce débat organisé et retransmis en direct par les radios régionales RJB et RFJ, les échanges entre débatteurs ont été animés mais sans connaître de dérapages.

Peu d’indécis

Chaque camp a défendu ses arguments devant un auditoire où il ne semblait guère y avoir d’indécis dans la perspective du vote du 18 juin.

Les autonomistes Laurent Coste et Valentin Zuber et les antiséparatistes Marcelle Forster et Patrick Roethlisberger ont évoqué la notion d’identité, l’économie et le sort de l’hôpital. Pour les partisans du transfert de Moutier dans le canton du Jura, le choix de l’appartenance cantonale est une affaire de cœur et d’identité. Dans le camp adverse, l’on brandit les incertitudes liées au changement de canton. A deux mois du vote historique, autonomistes et antiséparatistes s’accordent à dire que l’issue du vote sera serrée.

Les deux camps se rejoignent aussi sur un autre point, la campagne se déroule relativement bien. «Nous avons voulu une campagne qui soit apaisée», a souligné Laurent Coste, accusant ses adversaires de bâtir la leur sur la peur. «La campagne est calme et se déroule sereinement», a rétorqué Patrick Roethlisberger. Le président du Parlement jurassien, Frédéric Lovis, ainsi que les ministres jurassiens Charles Juillard et David Eray étaient assis au premier rang pour suivre les débats. ats


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