15.07.2017, 00:01  

L’Ajam commande un audit pour des problèmes internes

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 15.07.2017, 00:01   L’Ajam commande un audit pour des problèmes internes

Par LWU

L’Association jurassienne d’accueil des migrants (Ajam) a annoncé hier avoir fait appel à une entreprise de conseil pour mener un audit sur son fonctionnement interne. En cause, des «dysfonctionnements au niveau du management» et «une détérioration du climat de travail».

Cette décision fait suite à des informations transmises par l’intersyndicale Syna-SSP au Gouvernement jurassien, selon lesquelles plusieurs collaborateurs de...

L’Association jurassienne d’accueil des migrants (Ajam) a annoncé hier avoir fait appel à une entreprise de conseil pour mener un audit sur son fonctionnement interne. En cause, des «dysfonctionnements au niveau du management» et «une détérioration du climat de travail».

Cette décision fait suite à des informations transmises par l’intersyndicale Syna-SSP au Gouvernement jurassien, selon lesquelles plusieurs collaborateurs de l’institution se seraient plaints de leurs conditions de travail. Alerté, le Département de l’intérieur a décidé de réunir les différentes parties jeudi pour une séance extraordinaire.

«Tombés des nues»

«Quand nous avons pris connaissance de ces plaintes, il y a environ trois semaines, nous sommes tombés des nues», déclare pour sa part Jean-Claude Finger, vice-président de l’Ajam. «Mais les syndicats ont refusé de nous donner plus de détail sur les cas précis, par peur de porter préjudice aux employés concernés.»

Un manque d’écoute, une absence de cahier des charges personnalisé feraient partie des problèmes invoqués. «Il semble que cela soit vraiment un souci entre les employés eux-mêmes et avec la hiérarchie», précise Jean-Claude Finger, actif depuis une quinzaine d’années dans le comité de l’association.

Lors de la séance de jeudi, la décision a été prise de mandater une entreprise externe pour mener un audit, durant les prochains mois, afin d’analyser la situation, comprendre la cause de ces dysfonctionnements et émettre des recommandations.

Mesures urgentes

«Nous avons une première séance organisée avec l’auditrice mardi. Ensuite, elle mènera des entretiens avec une partie des 60 employés de l’Ajam en juillet-août», détaille le vice-président du comité. Les conclusions de l’audit devraient, quant à elles, tomber en septembre. «Nous prendrons alors les mesures qui s’avéreront nécessaires», assure Jean-Claude Finger.

Ce dernier déclare toutefois vouloir déjà prendre les devants, avant même la fin de l’audit. Il envisage d’ores et déjà la création d’une commission du personnel et indique qu’un listing des personnes sans cahier des charges est en court. «C’est les choses les plus urgentes à faire, même si cela ne devrait pas être la tâche du comité.»

Le vice-président du comité tient toutefois à rappeler que l’Ajam vit actuellement une situation difficile, avec plus de 1000 requérants d’asile hébergés, contre 500 encore en 2015. Cela serait une des causes du burn-out du directeur de l’Ajam, actuellement en congé maladie, et dont la gestion a aussi été remise en cause. «Le but de cet audit, c’est avant tout que l’Ajam puisse retrouver sa sérénité et puisse travailler dans de bonnes conditions», conclut Jean-Claude Finger. LWU


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