19.04.2017, 00:01  

La Marchande veut «emballer» sans emballages et gaspillage

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Les trois fers de lance du projet, de gauche à droite: Manu Schaffter, Claudine Donzé et Anne-Françoise Chappuis.

 19.04.2017, 00:01   La Marchande veut «emballer» sans emballages et gaspillage

Par Salomé Di Nuccio

SAIGNELÉGIER - Sous l’égide de l’association Mag en vrac, un commerce dans l’air du temps ouvrira ce 22 avril.

«Dans la région, on remarque que la jeune génération est supersensibilisée au gaspillage et à l’environnement. Beaucoup de gens ont envie que ça change!» Enseignante aux Franches-Montagnes, Anne-Françoise Chappuis cite une batterie d’arguments, voués à promouvoir le lancement du magasin La Marchande. Entièrement spécialisée dans la vente en vrac, l’enseigne ouvrira ses portes le 22 avril à Saignelégier....

«Dans la région, on remarque que la jeune génération est supersensibilisée au gaspillage et à l’environnement. Beaucoup de gens ont envie que ça change!» Enseignante aux Franches-Montagnes, Anne-Françoise Chappuis cite une batterie d’arguments, voués à promouvoir le lancement du magasin La Marchande. Entièrement spécialisée dans la vente en vrac, l’enseigne ouvrira ses portes le 22 avril à Saignelégier.

Crowdfunding à l’ancienne

Phénomène dans l’air du temps, le commerce en vrac s’implante au sein du chef-lieu franc-montagnard. Et avec lui sa combinaison gagnante, à l’encontre des emballages superflus et du gaspillage alimentaire. Via des contenants personnels ou à disposition, toutes les marchandises seront en effet accessibles en quantité voulue.

Sous l’égide de la jeune association Mag en vrac, La Marchande est née de l’initiative d’un trio bien ancré dans le paysage local. Anne-Françoise Chappuis et Claudine Donzé, coordinatrice culturelle, qui, en parallèle à leurs activités respectives, se sont jointes à Manu Schaffter, diététicienne indépendante à Delémont.

Estimé à 30 000 francs dans sa globalité, le projet avait clairement le poids d’un défi. Or, mûri en l’espace de neuf mois, il est apparu jouable aux yeux de ses instigatrices, qui ont recouru à une sorte de «crowdfunding à l’ancienne». Comme l’explique l’enseignante, le répondant populaire fut réjouissant. «Sur 300 personnes sollicitées, plus de 100 d’entre elles ont accepté d’intégrer l’association. Ce qui nous a permis de constituer un capital de départ de 8000 francs.»

Concernant le fonctionnement de l’épicerie, la vente s’effectuera sous forme d’un tournus, assuré par les acteurs principaux de Mag en vrac. Sur la centaine de produits proposés, 85% seront de nature comestible. Evoquant le sujet de la proximité, Claudine Donzé poursuit: «Toutes les farines, les produits laitiers, les œufs et les bières proviendront de producteurs francs-montagnards.» Quant au reste de l’assortiment, il émanera de fabrications régionales ou «en tout cas suisses».

Apte à donner un nouvel essor au dynamisme local, La Marchande sera aussi dotée d’une plate-forme d’échanges et d’informations, qui prendra vie au sein du local annexe. Des intervenants en tous genres y sont attendus, dans l’idée de suggérer ateliers, dégustations et autres prestations. Salomé Di Nuccio

INFO +

Ouverture officielle:

Samedi 22 avril, dès 8h, à Saignelégier. Apéro offert à la clientèle le 21 avril, entre 17h et 19h. Rue des Rangiers 5. Horaires: lundi-vendredi, 8h-12h15, puis 13h30-18h30; samedi: 8h-16h.


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