17.03.2017, 00:01  

Premier vide-dressing des Taignons

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Par ici les bonnes affaires?
Par Salomé Di Nuccio

SAIGNELÉGIER - Appel aux marchands en vue de la vente d’habits du 1er avril.

Marchander sa garde-robe, c’est devenu monnaie courante sur les marchés aux puces, mais cela ne remplace pas le concept des vide-dressings. Car, dans l’esprit populaire d’un vide-grenier, ces rencontres ponctuelles invitent justement à aérer les penderies... Bien implanté dans les grandes villes, le phénomène déferle désormais dans les Franches-Montagnes. A la salle paroissiale catholique de Saignelégier, Sylvine, Maude et Pamela s’en chargeront le samedi 1er avril pour les Taignons.

Attirer dix à quinze marchands

Ce ne sera pas un poisson d’avril. En matière de vêtements et d’accessoires, on est toujours très riche de ce qu’on n’a porté qu’une ou deux fois, voire pas du tout. L’achat irréfléchi, précipité ou même compulsif, c’est le leitmotiv même des vide-dressings, qui trouvent aujourd’hui un écho à l’échelle universelle. Membre du trio d’initiatrices, Sylvine a aisément fait le tour des avantages. «Cela permet de mettre un peu d’ordre chez soi, tout en en faisant profiter les autres suivant le principe du recyclage.»

En qualité de coordinatrices, les trois filles officieront en tant que vendeuses occasionnelles. Autour d’une grande table à disposition, elles espèrent réunir «entre dix et quinze» marchandes et marchands. Car rendez-vous prisés des dames, les vide-dressings attirent aussi les messieurs. Vestes, chemises et pantalons masculins seront dès lors les bienvenus, et au milieu de ceux-ci, l’apport d’habits pour juniors également. «Etant donné que les enfants grandissent vite, beaucoup de mamans se retrouvent souvent avec des vêtements très peu utilisés.»

Le coup de tête avant le coup de cœur?

Libre d’amener ses présentoirs personnels, chaque vendeur l’est aussi de fixer ses propres prix, puis de négocier. En faisant toutefois appel à du bon sens, et en affichant les sommes de façon claire. Seules conditions vraiment requises: la qualité et la propreté des articles. Exit donc les affaires vouées à la benne! «On tient vraiment à ce que tout soit prêt à porter d’entrée.»

Sans obligation d’achat, le visiteur accède, quant à lui, à un mode de consommation décalé. Au cœur d’une palette de styles exponentielle, il est à même de «dénicher des perles», véhiculant à leur manière toute une histoire. Un t-shirt acheté à Londres; un foulard étrenné en un jour de gloire... Instinctivement, il fonctionnera plus au coup de cœur qu’au coup de tête.

L’acquisition bien sentie, c’est justement l’image que partage Maude: «Dans une ambiance qui n’est pas celle d’un magasin, on a tendance à réfléchir autrement.»

Quelle que soit l’affluence à leur premier vide-dressing, les trois filles en soigneront l’accueil, en y aménageant un petit espace pour se sustenter.

Au terme de la journée, chacun emportera ses invendus. Reste qu’en cas de succès, l’événement deviendra pérenne. Avec l’entre-saison pour cible, la cadence semestrielle est pressentie. Salomé Di Nuccio

Salle paroissiale catholique de Saignelégier:

Le 1er avril, entre 10h et 17h.

Inscriptions nécessaires (10 francs) et infos: videdressing2350@gmail.com


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