14.07.2017, 00:01  

La Fleur-de-Lys fixée à fin août

Abonnés
chargement
1/6  

LE LOCLE - Cautionnement de 2,4 millions proposé au législatif à la rentrée.

L’avenir du chantier de la Fleur-de-Lys – à l’arrêt faute de fonds – est entre les mains du Conseil général du Locle. La coopérative qui gère les travaux a besoin d’un prêt bancaire de 2,4 millions de francs. Si, lors de sa séance du 30 août, le législatif refuse un cautionnement de la Ville auprès de la Banque...

L’avenir du chantier de la Fleur-de-Lys – à l’arrêt faute de fonds – est entre les mains du Conseil général du Locle. La coopérative qui gère les travaux a besoin d’un prêt bancaire de 2,4 millions de francs. Si, lors de sa séance du 30 août, le législatif refuse un cautionnement de la Ville auprès de la Banque cantonale neuchâteloise, le projet de rénovation «pourrait ne pas voir le jour», prévient le conseiller communal Claude Dubois.

L’arrêt du chantier avait suscité une interpellation des Verts, déposée en mars (lire aussi notre édition du 29 mars) et traitée lors de la séance de mai dernier. Isabelle Peruccio Sandoz (Verts) salue les travaux déjà effectués pour assainir le bâtiment. Mais, en attendant, «les échafaudages sont toujours en place et le compteur tourne». Si le rapport était refusé, la Fleur-de-Lys pourrait-elle tomber dans l’oubli? «Ce n’est pas la volonté du Conseil général. C’est un beau projet, qui a déjà mobilisé beaucoup d’engagement et qui vaudrait la peine d’être mené à bien.» Mais le rapport qui sera présenté fin août devra être béton, commente-t-elle, «car les banques sont frileuses en matière de projets hôteliers».

Le conseiller communal Claude Dubois répond à nos questions.

Quel est l’état de la situation?

La coopérative Savoir-Faire-Le Locle qui gère le projet hôtelier de Grande-Rue 1 a besoin de la caution de la Ville pour obtenir un prêt bancaire de 2,4 millions de la BCN. Le financement de ce projet est assuré, ce qui est promis sera versé. Trois expertises ont été demandées quant à la faisabilité du projet, qui concluent toutes que le projet est rentable.

Cette démarche de cautionnement pour une coopérative doit rester exceptionnelle, mais les enjeux font que le Conseil communal a décidé de permettre la rénovation de ce bâtiment important pour la ville.

Et en cas de refus du Conseil général, que se passerait-il?

Vraisemblablement, le projet resterait lettre morte et ne pourrait pas voir le jour. La coopérative devrait vendre l’immeuble à des tiers ou trouver une autre affectation en essayant de trouver d’autres sources de financement. Le non serait catastrophique pour le projet car celui-ci est déjà assuré d’un financement à hauteur de 60 pour cent.

Quel est le point de vue de la Ville sur ce projet?

Pour le Conseil communal, ce projet est très important en terme de sauvegarde du patrimoine immobilier, d’image pour la ville du Locle, d’activité économique pour la région. Ce bâtiment, de par son volume et son histoire, doit être maintenu.

Est-ce un projet qui pour- rait être soutenu à moindres frais?

Sur le projet initial, une économie d’un million a déjà été possible sur la réfection de la toiture. Les administrateurs de la coopérative cherchent aussi des solutions les plus économiques possibles. De plus, ils ont réussi à récolter 2,4 millions de francs de liquidité auprès des coopérateurs, de la Loterie romande, d’entreprises privées et de fondations issues de toute la Suisse. Ce montant démontre la qualité du dossier. Pour être complet, la coopérative pourra se voir financer ses travaux à hauteur de 14,5% par un prêt NPR (nouvelle politique régionale) octroyé par le canton et la Confédération. C’est aussi un gage de qualité. Ces instances demandent des dossiers solides pour octroyer de telles aides.

La Ville a déjà octroyé un prêt de 500000 fr. en 2013. Diriez-vous que depuis lors, les finances de la Ville incitent à d’autres réflexions?

Qui dit octroi d’une caution ne dit pas forcément qu’une dépense de ce montant est obligatoire. Cette caution, selon les obligations de la législation cantonale, rapportera à la Ville du Locle un montant de 18 000 francs annuellement.

A priori, les indicateurs sont au vert pour que ce projet soit une réussite. Trois études le confirment. Le dossier a été passé au peigne fin.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top