16.03.2017, 00:01  

La mère a été mise en examen hier

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C’est dans cette maison de Doubs, à côté de Pontarlier,  qu’ont été découverts trois corps de nourrissons.
Par ats

FRANCE VOISINE - Après la découverte de trois cadavres de bébés à Doubs.

La femme qui a reconnu avoir étouffé ses trois nourrissons à leur naissance, près de Pontarlier, en France voisine (notre édition d’hier), a été mise en examen hier pour «homicides volontaires aggravés». Le Parquet de Besançon demandera son placement en détention provisoire lundi.

L’accusée, âgée de 30 ans, a été incarcérée dans l’attente de cette audience devant le juge des...

La femme qui a reconnu avoir étouffé ses trois nourrissons à leur naissance, près de Pontarlier, en France voisine (notre édition d’hier), a été mise en examen hier pour «homicides volontaires aggravés». Le Parquet de Besançon demandera son placement en détention provisoire lundi.

L’accusée, âgée de 30 ans, a été incarcérée dans l’attente de cette audience devant le juge des libertés et de la détention, a-t-on appris de source judiciaire.

Mari remis en liberté

Cette femme a reconnu avoir étouffé avec une serviette ses trois nourrissons – un bébé né fin 2015 et des jumeaux nés en novembre 2017 – à leur naissance, avant de les mettre dans deux sacs qu’elle a cachés dans les combles de sa maison près de Pontarlier.

Son mari, 36 ans, qui avait été placé comme elle en garde à vue lundi, a été remis en liberté, selon le Parquet. Sa femme, qui avait accouché seule, lui avait caché ses grossesses, et il ignorait la naissance des bébés.

C’est le père qui a alerté la police sur la présence de sacs à l’odeur nauséabonde à son domicile. Il s’est «douté» que sa femme était enceinte, car elle grossissait, mais «elle l’a toujours contesté», avait indiqué mardi soir la procureure de la République de Besançon Edwige Roux-Morizot, lors d’une conférence de presse.

L’homme a deviné ce qui s’était passé en découvrant les sacs «à l’odeur très forte», sans regarder ce qu’ils contenaient. Il a vu la «réaction très vive de sa femme» et s’est rendu au commissariat pour donner l’alerte, a relaté la magistrate.

Déni de grossesse

Ces infanticides se sont déroulés dans un contexte de «déni de grossesse», a précisé Edwige Roux-Morizot. La jeune femme ne voulait pas être enceinte, ne voulait pas d’autres enfants et était dans le déni de tout ce qui était extérieur à sa famille.

Ce couple discret a déjà deux enfants de trois et sept ans. Le père est travailleur frontalier en Suisse, et sa femme est «quelqu’un d’apprécié, qui travaille et s’occupe très bien de ses enfants».

Une expertise psychiatrique de la mère devrait être demandée dans le cadre de l’enquête, confiée à la police judiciaire de Besançon et au commissariat de Pontarlier. ats


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