13.07.2017, 00:01  

La poste évolue, mais...

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Pétition remise hier à la chancelière Celia Clerc (à droite), avec,  de gauche à droite, Jean-François Donzé, de Syndicom, Laurence Dépraz, initiatrice de la pétition, et Adrien Pelot.

«Ma mère habite à Esplanade et a de la peine à marcher. Auparavant, le facteur venait apporter le courrier chez elle. Après, ils ont mis le courrier dans la boîte à lait. Et puis au petit magasin d’Esplanade, mais il n’existe plus, et ma mère doit aller chercher son courrier à la poste de la place du Marché. Elle...

«Ma mère habite à Esplanade et a de la peine à marcher. Auparavant, le facteur venait apporter le courrier chez elle. Après, ils ont mis le courrier dans la boîte à lait. Et puis au petit magasin d’Esplanade, mais il n’existe plus, et ma mère doit aller chercher son courrier à la poste de la place du Marché. Elle est obligée de demander le taxi, ça fait cher le paquet...»

La poste évolue, comme le signale le témoignage de la Chaux-de-Fonnière Stéphanie Lapoule. Elle a participé à la récolte de signatures d’une pétition pour la défense des offices postaux de La Chaux-de-Fonds, lancée par Laurence Dépraz avec le soutien de Syndicom (notre édition du 11 juillet). Cette pétition exigeait que soit maintenu un service postal complet aux postes de la Charrière, des Eplatures et des Entilles.

En trois mois

Hier après-midi, cette pétition munie de 6719 signatures récoltées en trois mois (de La Chaux-de-Fonds principalement, mais aussi de toute la Suisse et même de France voisine) a été remise à la chancelière Celia Clerc. Celle-ci a rappelé l’existence d’un communiqué du Conseil communal, en juin dernier, qui se disait satisfait du maintien au moins jusqu’en 2020 de filiales telles que les Eplatures et les Entilles, la poste de la Charrière devant être examinée. Et, notait ce communiqué, «l’exécutif ne ménagera pas ses efforts lors de discussions qui seront menées avec La Poste, et ce non seulement quant à l’avenir de la filiale de la Charrière mais également s’agissant de manière plus générale du réseau postal de demain en ville de La Chaux-de-Fonds». Syndicom avait alors adressé un courrier au Conseil communal pour lui demander de faire recours auprès de PostCom, l’autorité de surveillance de la poste.

«Nous allons donner suite à cette pétition», a indiqué Celia Clerc.

Parmi les citoyens qui ont recueilli des signatures, Adrien Pelot, qui n’a aucun lien professionnel avec La Poste. «Mais ça m’a intéressé car c’est la défense du service public, et donc d’une certaine vie en société. Et c’est l’occasion de découvrir la vie réelle. On me disait: ‘C’est pour la poste? Je vais signer tout de suite!’»

Quels chiffres?

Discussions à plusieurs voix, après la remise de la pétition. Par exemple sur la vie des facteurs, «ils courent tout le temps! Ils ont toujours plus de pression», résume Laurence Dépraz. «C’est ce qu’ils appellent l’optimalisation, mais derrière, c’est le profit», ajoute Jean-François Donzé, de Syndicom, qui fut lui-même facteur pendant 25 ans. Que la poste se transforme, tout le monde l’admet. Mais «il n’y a pas de communication, pas de transparence». Un bureau n’est plus rentable? «Mais La Poste ne donne pas de chiffres...»

Et un gros coup de nostalgie: l’ancien facteur Jean-François Donzé se souvient «de cette magnifique vieille dame» à Chapeau-Râblé, qui n’y voyait presque plus. «Je ne perdais pas mon temps en allant lui dire bonjour. Elle avait juste envie d’entendre le facteur...» cld


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