18.03.2017, 15:26  

La troupe de théâtre du lycée dans les starting-blocks

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LA CHAUX-DE-FONDS - «La fragilité de l’aube», une œuvre pour se sentir vivant.

Heureux celui qui sait apprécier la magie du lever du jour, ce moment où, chaque matin, on renaît... C’est le message que le groupe théâtral du lycée Blaise-Cendrars, à La Chaux-de-Fonds, fera passer sur scène dès jeudi.

Si l’année dernière, la troupe s’était frottée aux méandres de la langue de Molière avec «Le Tartuffe», elle présente cette année une pièce inédite signée par le professeur de français et philosophie du lycée, Bernt Frenkel, «La fragilité de l’aube».

«‘La fragilité de...

Heureux celui qui sait apprécier la magie du lever du jour, ce moment où, chaque matin, on renaît... C’est le message que le groupe théâtral du lycée Blaise-Cendrars, à La Chaux-de-Fonds, fera passer sur scène dès jeudi.

Si l’année dernière, la troupe s’était frottée aux méandres de la langue de Molière avec «Le Tartuffe», elle présente cette année une pièce inédite signée par le professeur de français et philosophie du lycée, Bernt Frenkel, «La fragilité de l’aube».

«‘La fragilité de l’aube’, c’est pouvoir découvrir que ce moment est beau à chaque fois. Comme un feu de cheminée ou un coucher de soleil. On ne dit pas: ‘C’est bon, j’en ai déjà vus!’», illustre l’auteur.

Un défi pour les lycéens qui non seulement endossent les rôles, en quarante tableaux et dix «fragments», mais qui assurent également la régie lors des représentations, se chargent des maquillages, des décors et des costumes, ou encore du journal du spectacle... «En tout, 80 personnes ont collaboré à ce projet. C’est un moment chouette de la vie de l’école», confie Bernt Frenkel. «Les élèves ont commencé les répétitions en octobre, le mercredi après-midi et quelques week-ends et depuis le début de la semaine, ils répètent chaque soir. Ils vivent cela comme un stage.»

On sait que Bernt – Simon – Frenkel écrit des chansons, depuis son tour de Suisse en 26 jours et 26 concerts l’an passé. Mais il signe là sa toute première pièce de théâtre, «une histoire que je porte en moi depuis longtemps». Il met en scène deux personnages, un jeune homme confronté à l’enterrement de son oncle et une jeune fille enceinte. «Lors des moments solennels, la vie se révèle particulièrement dense», rappelle-t-il. «Envisager la mort intensifie la vie. Pas comme ces sportifs de l’extrême qui peuvent mettre leur vie en danger, mais, parfois, c’est à un enterrement qu’on se sent vivant.» Le professeur s’inspire de l’auteur Pierre Hadot (1922-2010), qui appréhendait la philosophie comme une manière de vivre. «Hadot a eu un impact sur ma façon d’enseigner. Dans l’Antiquité, la philosophie n’était pas perçue comme une science abstraite. C’était un mode de vie. Pas une théorie, mais un exercice spirituel, comme on fait du footing, on entraîne son esprit à bien réfléchir.»

Le concept a séduit les étudiants. «Ils ont montré un grand désir d’intensité et de se sentir pleinement vivants.» Socrate serait content. Lui qui enseignait qu’«entrer en philosophie, c’est apprendre à mourir et, à partir de là, envisager la vie».


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