17.07.2017, 00:01  

Henri Dès roi du punk et Doreen déesse ska dans la forêt de Bôle

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 17.07.2017, 00:01   Henri Dès roi du punk et Doreen déesse ska dans la forêt de Bôle

FESTIVAL - Détonante, la 14e édition de Parabôle a misé sur les papys de la scène.

La 14e édition du festival Parabôle a attiré 1500 spectateurs, vendredi et samedi soir à Bôle. Un succès mitigé en termes de fréquentation (malgré des billets au prix maximum de 20 francs!). Mais «une réussite complète musicalement et humainement parlant», conclut Killian Frangeul. Le président du comité d’organisation fait allusion aux papys venus montrer leurs plus que beaux...

La 14e édition du festival Parabôle a attiré 1500 spectateurs, vendredi et samedi soir à Bôle. Un succès mitigé en termes de fréquentation (malgré des billets au prix maximum de 20 francs!). Mais «une réussite complète musicalement et humainement parlant», conclut Killian Frangeul. Le président du comité d’organisation fait allusion aux papys venus montrer leurs plus que beaux restes à Parabôle. Pourtant, le festival a dû composer avec un budget raboté de 20 000 francs après le flop de l’an dernier, une édition marquée par le froid.

Vendredi soir, Henri Dès & Ze Grands Gamins ont tenu la vedette. Toujours souriant, le chanteur aux 76 printemps n’était pourtant pas face à des bambins sagement assis avec papa-maman. En face de l’infatigable auteur-compositeur s’agitait une poignée de centaines de festivaliers, tous âges confondus (parfois, trois générations réunies), entonnant des refrains comme «Dis papa, comment on fait pour les bébés...». Renversant pour un festival aux accents punkys.

«Oui, c’est un festival punk... mais dans l’esprit. Car on aime le metal et nous sommes anticonformistes. On se débrouille pour faire ce qu’on désire faire. Et nous faisons ce que les autres ne font pas», assume Killian Frangeul.

Légende du ska

Avec la participation de The Skatalites, les désirs du maître de cérémonie sont allés au-delà de ses espérances. «C’est du pur bonheur. On n’y croyait pas», se pince encore Killian Frangeul. Le mythique combo jamaïcain créé en 1964 est considéré comme l’un des pionniers du ska. Samedi soir, la formation s’est présentée avec une section de cuivres ahurissante. Les musiciens ont encore pu compter sur la présence de Doreen Sheffar, membre fondatrice du groupe. La septuagénaire, déesse du ska, n’envisage toujours pas la retraite: «Je veux juste continuer de travailler», lâche la déesse jamaïcaine, en découvrant que le prochain concert se joue en Belgique.

Invité au tour de Madness, The Skatalites se produira le 28 août à Londres, devant des dizaines de milliers de spectateurs, annonce le manager du groupe. Alors, Parabôle... c’est le grand écart... «Nous jouons aussi dans des clubs avec 150 spectateurs», corrige Ken Stewart, depuis 29 ans au piano des Skatalites. Pour cet ergothérapeute aussi, monter sur scène constitue un gage de jeunesse. «Dans les petits festivals, on peut regarder le public dans les yeux. Cela nous donne de l’énergie et on se sent mieux», confesse le manager du groupe.


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