11.08.2017, 00:47

Les sept justiciers en collants bariolés

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 11.08.2017, 00:47 Les sept justiciers en collants bariolés

Par julie zaugg

NEUCHÂTEL Nouveauté au sein de la programmation du Buskers Festival, Super Cumbia y la ligua de la alegría étonne et détonne avec sa bande de super-héros aux accents latinos.

Un cri résonne au Buskers Festival: «Nous sommes Super Cumbia y la ligua de la alegría!» Comprenez «Super Cumbia et la ligue de la joie.» Qui sont-ils? Sept justiciers masqués. D’où viennent-ils? D’Argentine, d’Espagne et du Canada. Leur mission? Sauver le monde avec leur Musique et leur bonne humeur communicative.

Pas de doute, Super Cumbia est sûrement le groupe le...

Un cri résonne au Buskers Festival: «Nous sommes Super Cumbia y la ligua de la alegría!» Comprenez «Super Cumbia et la ligue de la joie.» Qui sont-ils? Sept justiciers masqués. D’où viennent-ils? D’Argentine, d’Espagne et du Canada. Leur mission? Sauver le monde avec leur Musique et leur bonne humeur communicative.

Pas de doute, Super Cumbia est sûrement le groupe le plus «loco» de tout le festival. Utiliser le folklore latino et ses rythmes de cumbia entraînants pour «soigner» la monotonie, faire passer des messages forts, faire oublier les peines. Ce sont les objectifs de cette troupe décalée.

Le groupe a installé ses quartiers sur l’île de Formentera, près d’Ibiza. Le lieu leur sert de base de création autour de la cumbia, danse latine d’origine colombienne. «Super Cumbia, c’est un concept de chansons médicinales», explique Jonatan Cruz avec sérieux, «Nos paroles proposent une réflexion sur la vie et invitent à la joie.»

Les joyeux justiciers

Jonatan, c’est le Superman de la troupe, avec des dreadlocks. Il a 33 ans et il est le leader de cette ligue de justiciers aux costumes moulants et colorés. Luciano, Facundo, Valentín, Jeremías, Marcos et Catherin forment avec lui une joyeuse bande dont la moyenne d’âge se situe autour de 30 ans. Tous les sept vivent de leur art. La majeure partie de l’année, ils sillonnent les continents. Leur inspiration leur vient d’ailleurs de leurs voyages.

Leurs chansons créent un monde parallèle, un mix de musique et de théâtre, que la troupe interprète tout en interagissant avec le public. Un public très familial. En plus de représentations en live, la ligue des joyeux justiciers fait aussi beaucoup de vidéos sur internet, sur des thèmes divers, mais toujours avec une petite moralité. Ces messages, Jonatan souhaite que les gens s’en servent pour «traverser leur quotidien, qui peut parfois être routinier».

Arrivés en ville mardi soir, Super Cumbia découvre en même temps que les spectateurs les prestations des autres artistes. «On connaît déjà le duo Barada Street, mais c’est tout.» En tout cas, les justiciers sont fiers de partager les scènes de ce festival «avec un tel niveau artistique!» La ville, elle, n’est pas inconnue de la troupe. L’année passée, ils sont déjà venus à Neuchâtel pour observer, s’essayer un peu aux rues neuchâteloises lors du Buskers Festival, tout en restant en dehors de la programmation officielle. Jonatan aime beaucoup Neuchâtel: «Les gens ici sont très sympas, très accueillants», dit-il. Et de rajouter: «L’an passé nous avions rencontré des personnes latinos ici, résultat, nous allons pique-niquer avec eux dimanche!»

Pousser à réfléchir

Tout chez eux transpire la volonté de partager, propager la joie, au gré de leurs concerts et de leurs voyages. «Nous sommes nomades», raconte notre Superman à dreadlocks. Dans l’une de leurs chansons, la phrase favorite de Jonatan: «Lorsque l’on voyage, chacun devient un pont». Un lien vers les autres et une ouverture au monde très recherchés par nos justiciers.

Ecrire des chansons avec des paroles sensées, «pas comme ces choses commerciales truffées de paroles sur l’alcool et le sexe», c’est le point d’honneur de Super Cumbia. «La vida está hecha pa’ otra cosa» («la vie est faite pour autre chose»), chantent-ils. Vivre dans le présent, «ouvrir son esprit et prendre conscience du temps», une vision très philosophique, tout en restant dans la légèreté: les membres du groupe ne se prennent pas au sérieux.

Premiers aficionados du groupe: les enfants. Très réceptifs et curieux de voir en action ces drôles de super-héros, dont la traversée du centre-ville de Neuchâtel ne passe pas inaperçue. Une fois les musiciens installés, une petite fille dans le public dit à son amie d’un air entendu: «Tu vas voir, je les ai déjà vus hier, ils sont trop bien!»

A chaque représentation, ils invitent tout le monde à danser, à se lâcher sans honte et se laisser entraîner par la musique. Et ça marche. «Parce que la joie, c’est contagieux!» s’exclame Jonatan Cruz.


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