04.03.2017, 00:20

Aval de la Confédération pour la halle aux taureaux

Abonnés
chargement
La halle d’engraissement de taureaux, prévue entre Montmollin  et Coffrane, sera la plus grande de Suisse.

 04.03.2017, 00:20 Aval de la Confédération pour la halle aux taureaux

La Confédération donne son feu vert pour la construction d’une halle d’engraissement, censée accueillir 720 taureaux, entre Coffrane et Montmollin. Telle est la réponse à la lettre adressée à la conseillère fédérale Doris Leuthard, en décembre, par une quinzaine d’habitants de Coffrane. Une décision inconcevable aux yeux de ces citoyens.

Dans leur missive, les opposants vaudruziens interpellaient la cheffe du...

La Confédération donne son feu vert pour la construction d’une halle d’engraissement, censée accueillir 720 taureaux, entre Coffrane et Montmollin. Telle est la réponse à la lettre adressée à la conseillère fédérale Doris Leuthard, en décembre, par une quinzaine d’habitants de Coffrane. Une décision inconcevable aux yeux de ces citoyens.

Dans leur missive, les opposants vaudruziens interpellaient la cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication sur la construction d’un bâtiment prévu sur une ancienne décharge.Comme une tentative de la dernière chance, ils ont souhaité que la Confédération prenne clairement position sur ce projet, relève Rémy Wenger, au nom des signataires.

Site nécessitant une surveillance

L’ancienne décharge, située au lieu-dit Rive, a été exploitée de 1970 à 1998. D’un volume de 3 200 000 mètres cubes, elle a été classée par le Service de l’énergie et de l’environnement du canton de Neuchâtel, en 2014, comme un site nécessitant une surveillance. Des dépassements des valeurs légales pour le chlorure de méthylène, les nitrites et l’ammonium en aval du site justifiaient ce classement.

Après s’être penché sur ce projet, l’Office fédéral de l’environnement (Ofev) a estimé que la construction de cette ferme est possible. D’une part, le Service neuchâtelois de l’environnement assure que l’ancienne décharge est surveillée «dans les règles de l’art». D’autre part, l’Ofev estime que ce projet n’entre pas en opposition avec l’article 3 de l’ordonnance sur les sites contaminés (OSites). Cet article stipule qu’une construction n’est possible sur un site pollué que si elle n’entrave pas de manière considérable l’assainissement ultérieur du site. Selon l’Ofev, «le périmètre de la halle ne concerne qu’une petite partie de la surface de la décharge et n’entravera pas un assainissement futur».

Pour les citoyens de Coffrane, opposés à la construction de la halle, «il demeure incompréhensible que les autorités de Val-de-Ruz, sous pression de celles de l’Etat, aient donné leur feu vert à une demande qui va à l’opposé du chemin que l’agriculture devrait prendre».

Nombreuses contestations

L’annonce de ce projet d’élevage intensif a tout de suite soulevé de nombreuses contestations. De la part du voisinage, mais aussi par le biais d’une pétition contre la halle de taureaux, qui avait recueilli plus de 13 000 signatures en 2014. Moult problèmes ont été évoqués: agriculture intensive au dépend de la qualité de la production, absence d’accès au pré pour le bétail, importation de soja d’Amérique du sud (pour de la viande dite «suisse»), recours à la chimie pour maintenir en Santé les bovins ou encore implantation sur une décharge publique. Des arguments restés vains. afr


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top