17.03.2017, 00:01  

Enquête pénale à l’encontre de Claude-Henri Schaller

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Nouveau rebondissement dans l’affaire qui oppose le conseiller général de Val-de-Ruz Jean-Luc Pieren et l’ancien conseiller communal Claude-Henri Schaller. Ce dernier fait l’objet d’une instruction pénale pour contrainte, ouverte le 24 février. L’ex-chef des finances aurait abusé des pouvoirs de sa charge.

Le contentieux qui divise les deux hommes ne date pas d’hier. Un projet de lotissements aux Hauts-Geneveys, initié en 2012 par Jean-Luc Pieren, avait mis le feu aux poudres. A la suite de plaintes respectives pour calomnie et contrainte, le Ministère public avait rendu une ordonnance de non entrée en matière en juillet dernier. Jean-Luc Pieren a décidé alors de recourir auprès de l’autorité de recours en matière pénale. Ainsi, une instruction a été ouverte à l’encontre de Claude-Henri Schaller pour déterminer s’il y a eu contrainte ou abus d’autorité.

«Il outrepasse ses devoirs»

A l’origine du litige, une demande de permis de construire, déposée en février 2012 et qui traînait. Jean-Luc Pieren, qui n’était pas encore conseiller général, avait alors envoyé en décembre 2014 un document à la présidente du législatif de Val-de-Ruz pour dénoncer le comportement de l’exécutif, et tout particulièrement de Claude-Henri Schaller. Il reprochait à l’édile «d’outrepasser ses devoirs». En effet, l’ancien chef des Finances lui avait demandé de délivrer une garantie bancaire pour que sa demande soit examinée. A savoir une fois ses impôts payés. S’ensuivait en avril 2015 une plainte pour calomnie de l’ex-chef des Finances. A laquelle Jean-Luc Pieren avait répondu avec une contre-plainte pour contrainte.

Instruction étendue

Dans son arrêt du 24 février, l’autorité de recours relève que l’enquête pourrait s’étendre d’autres personnes. Le reste de l’exécutif étant au courant des actions de l’ex-chef des Finances. Il ressort d’ailleurs du procès-verbal de la séance du Conseil communal de Val-de-Ruz, du 29 avril 2013, que Claude-Henri Schaller s’était renseigné auprès de l’administration des finances sur la situation de Jean-Luc Pieren. Indiquant qu’«il s’agira d’envisager de lier l’autorisation à accorder avec le règlement de sa situation financière». L’arrêt signale que Jean-Luc Pieren s’est «acquitté de plusieurs dizaines de milliers de francs d’impôts sous la pression des autorités communales, en particulier de Claude-Henri Schaller».

Avocat de Jean-Luc Pieren, Frédéric Hainard a déclaré avoir envoyé hier un courrier dans lequel il demande l’ouverture d’une action pénale, pour complicité, contre le chef de l’Office de recouvrement de l’Etat Jean-Luc Conte, ainsi que contre les autres membres de l’exécutif vaudruzien. «Le premier a participé aux entretiens et a aidé Claude-Henri Schaller. Tandis que les quatre autres conseillers communaux sont complices des décisions prises.» antonella fracasso


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