17.07.2017, 00:01  

Incroyable prouesse artistique pour une fin en apothéose

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Yann Lheureux époustouflant dans «Une saison en enfer» d’Arthur Rimbaud.
Par paf

CERNIER - L’acteur Yann Lheureux et le guitariste Baptiste Tanné au festival Poésie en arrosoir sur le site d’Evologia.

La quinzième édition du festival Poésie en arrosoir, à Cernier, s’est achevée hier soir sur une époustouflante et incroyable prouesse artistique et musicale emmenée par l’acteur Yann Lheureux et le guitariste Baptiste Tanné dans l’interprétation d’«Une saison en enfer» d’Arthur Rimbaud. Le recueil a été rédigé en 1873, époque de solitude durant laquelle le poète traverse deux épisodes douloureux,...

La quinzième édition du festival Poésie en arrosoir, à Cernier, s’est achevée hier soir sur une époustouflante et incroyable prouesse artistique et musicale emmenée par l’acteur Yann Lheureux et le guitariste Baptiste Tanné dans l’interprétation d’«Une saison en enfer» d’Arthur Rimbaud. Le recueil a été rédigé en 1873, époque de solitude durant laquelle le poète traverse deux épisodes douloureux, son exil londonien et la fameuse dispute avec Verlaine, son amant, qui le blesse d’un coup de feu.

Yann Lheureux exploite le texte avec beaucoup de réalisme et parfois un brin d’humour, retraçant les multiples états d’âme de son auteur qui le conduisent dans les abîmes de l’enfer. Hallucinations obsessionnelles, délires angoissants, le bagne se referme sur le voyageur maudit devenu forçat. Il y a heureusement cet adieu déchirant à tous les damnés où tous les souvenirs immondes s’effacent, celui qui marque la genèse des chansons à refrain et des romances pour une poésie résolument moderne.

Le comédien paraît à la fois révolté, lucide dans certaines circonstances, perdu dans d’autres, souvent désabusé. Son jeu est criant de vérité, ses mimiques dissimulées sous la peinture rouge ou noire sont terrifiantes. On vit en direct les angoisses de l’écrivain. Rimbaud-Lheureux, Lheureux-Rimbaud, la ressemblance est à s’y méprendre.

Affluence et programme de qualité au rendez-vous

En marge de ce spectacle, Vincent Held, directeur de l’événement, tire un bilan très positif point de vue affluence et qualité de la programmation: «Nous n’avons pas atteint le record de 2014, mais nous nous en rapprochons. Le public apprécie la variété des spectacles avec un petit faible pour «Ma Barbara», «Brel - Au suivant» et Gaël Faye le cadre et surtout la convivialité qui se crée entre artistes et spectateurs».

Il se félicite également de l’exploitation maximale du site au niveau des scènes et du succès rencontré avec le nouveau concept introduit grâce à la collaboration d’Evologia: «L’équipe cuisine a composé les menus par rapport au thème de chaque soirée avec beaucoup de créativité, d’inventivité et parfois d’espièglerie; ce qui a beaucoup plu aux hôtes du restaurant». Une formule novatrice dont pourraient bien s’inspirer d’autres festivals. paf


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