21.03.2017, 00:01  

Les Verts en force, mais l’UDC guette

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 21.03.2017, 00:01   Les Verts en force, mais l’UDC guette

GRAND CONSEIL - Pas moins de 35 candidats se disputent les onze sièges à disposition pour le district du Val-de-Ruz. Avec la liste la plus nombreuse, le parti écologiste vise au moins un siège en plus.

La répartition des sièges pour le district du Val-de-Ruz pourrait être bouleversée à l’issue des élections au Grand Conseil. Sur les 35 prétendants qui convoitent les onze sièges à disposition, les Verts proposent la liste la plus étoffée, avec onze candidats. Le scénario survenu lors des élections communales en juin dernier pourrait alors se reproduire le...

La répartition des sièges pour le district du Val-de-Ruz pourrait être bouleversée à l’issue des élections au Grand Conseil. Sur les 35 prétendants qui convoitent les onze sièges à disposition, les Verts proposent la liste la plus étoffée, avec onze candidats. Le scénario survenu lors des élections communales en juin dernier pourrait alors se reproduire le 2 avril. Le parti écologiste pourrait ainsi connaître le même essor. De même que l’UDC, qui avait fait une entrée fracassante au Conseil général, et qui avait remporté, il y a quatre ans, le siège supplémentaire au législatif cantonal.

«Un siège en plus, voire deux»

«Nous sommes confiants, nous visons un siège supplémentaire, voire deux», relève Laurent Debrot, président des Verts du Val-de-Ruz, conseiller général dans la commune fusionnée – et seul député écologiste durant cette législature qui se représente. Et de souligner que le parti dévoile la meilleure parité hommes-femmes. «Nous sommes très actifs au Val-de-Ruz avec une politique constructive.» En outre, les Verts ont mis un gros coup en terme de visibilité ces derniers mois. «Pour cette campagne, nous avons envoyé 100000 exemplaires d’un tout-ménage de 24 pages. Ce n’est pas un programme, mais plutôt un album de famille. Nous avons donné carte blanche aux candidats afin qu’ils s’expriment.»

Du côté de l’UDC, le candidat et conseiller général de Val-de-Ruz Jean-Luc Pieren indique: «Nous n’avons pas eu le temps d’étoffer notre liste. Nous sommes trois candidats, mais nous sommes motivés à défendre les intérêts du district, comme nous le faisons au législatif de Val-de-Ruz depuis juin.» L’objectif de la droite dure est de maintenir le siège supplémentaire obtenu il y a quatre ans.

Secrétaire politique de l’UDC, Niels Rosselet-Christ fait savoir qu’il ne serait pas surpris si le parti agrarien réalisait une progression. «La population se sent représentée par notre parti.»

Pas de candidat alibi au PS

Si le Parti socialiste ne dévoile pas une liste abondante – huit candidats dont quatre femmes – en revanche, son président André Vallat assure que les prétendants ne sont pas des «candidats ‘alibi’, juste pour remplir la liste. Ils sont prêts à s’investir s’ils sont élus». Comment explique-t-il ce nombre de candidats? «La dynamique a changé au Val-de-Ruz. Il y a quatre ans, la nouvelle commune avait suscité beaucoup d’enthousiasme.»

Ne craint-il pas que les Verts, avec lesquels le PS est apparenté, prennent le dessus? «Nous avons une bonne entente avec eux. C’est vrai qu’ils se sont bien manifestés. Peut-être nous n’avons pas eu assez de visibilité, mais ce n’est pas facile de trouver du monde.»

Sur le Parti ouvrier et populaire (POP) qui présente pour la première fois une liste et qui a rompu l’apparentement avec le PS (lire ci-dessous)? André Vallat déclare qu’il ne s’y attendait pas. Par ailleurs, il tient à souligner que «la gauche ne joue pas le jeu de la droite», comme certains peuvent le penser.

Enfin, le président du Parti libéral-radical Raphaël Geiser reconnaît que les résultats des dernières élections communales génèrent «une petite appréhension.» Principalement par rapport aux «Verts et à l’UDC, qui prennent du terrain au Val-de-Ruz. Nous verrons si cette tendance se généralise.» Il relève que si la liste PLR – apparentée au Parti démocrate-chrétien –, comporte moins de noms qu’il y a quatre ans, elle présente toutefois une nouvelle recrue. Agé de 24 ans, Antoine Barizzi a quitté le Parti bourgeois démocratique en faveur des libéraux-radicaux. Par ailleurs, Christian Hostettler, qui cumulait les mandats de conseiller communal de Val-de-Ruz et de député, ne se pas représente pas au Grand Conseil.

première liste pour le pop, qui fait cavalier seul

Non seulement le Parti ouvrier et populaire (POP) fait cavalier seul, mais il présente pour la première fois une liste pour le district du Val-de-Ruz. «Nous n’avons que deux candidats, mais cette liste a une valeur symbolique», relève Germán Osorio, secrétariat cantonal du POP.

Louis Schneider est, d’une part, un des deux prétendants POP au Grand Conseil. D’autre part, il est un des deux candidats valanginois avec la socialiste Aurélie Widmer. Agé de 34 ans, il se dit «prêt à s’engager pour une politique citoyenne» et assure ne pas être mû par des ambitions purement politiques. «Le POP veut mettre en place une présence au Val-de-Ruz, et ça risque de rapidement faire des petits...» Sur le divorce avec le Parti socialiste (apparentement tombé à l’eau)? «Cette gauche est une droite modérée, des gens de droite qui ne l’assument pas. Les gens veulent que ça change.»

contexte

Sixième et dernier volet de notre tour d’horizon des districts en vue des élections au Grand Conseil du 2 avril. Aujourd’hui, le district du Val-de-Ruz, qui a droit à onze sièges sur les 115 que compte le législatif cantonal.


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