08.07.2017, 00:01  

Quand les automobilistes n’en font qu’à leur tête

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Selon les commerçants, des automobilistes passent entre les gouttes en tournant leur disque bleu.

 08.07.2017, 00:01   Quand les automobilistes n’en font qu’à leur tête

CERNIER - Les commerçants dénoncent le non-respect des zones bleues et «30 minutes». Ils ont dit leur mécontentement aux autorités de Val-de-Ruz.

Les commerçants de Cernier clament leur ras-le-bol du parcage sauvage dans les zones bleues et «30 minutes». Ils ont d’abord supporté des travaux routiers, qui ont duré deux ans à la rue Frédéric-Soguel, puis une année à la rue de l’Epervier. Aujourd’hui, ils doivent se battre contre des automobilistes qui stationnent leur véhicule systématiquement de façon irrespectueuse. Fatigués, ils sont une dizaine à avoir fait part de leur mécontentement au Conseil communal de Val-de-Ruz dans un...

Les commerçants de Cernier clament leur ras-le-bol du parcage sauvage dans les zones bleues et «30 minutes». Ils ont d’abord supporté des travaux routiers, qui ont duré deux ans à la rue Frédéric-Soguel, puis une année à la rue de l’Epervier. Aujourd’hui, ils doivent se battre contre des automobilistes qui stationnent leur véhicule systématiquement de façon irrespectueuse. Fatigués, ils sont une dizaine à avoir fait part de leur mécontentement au Conseil communal de Val-de-Ruz dans un courrier.

«Certains locataires de ces deux rues sont devenus champions pour tourner leur disque et passer entre les gouttes des contrôles», dénoncent les commerçants. Avant la lettre aux autorités communales, ils avaient déjà évoqué ce point avec une responsable de la sécurité. «Avec les numéros de plaques d’immatriculation à l’appui.» En vain. «ça n’a eu aucun effet concret.»

Pas de place ni de contrôle

D’après les commerçants, la situation est problématique à deux niveaux. «D’une part, à la suite des travaux, nous avons perdu des places de parc. Sur ce point, la commune nous a écoutés en mettant des places à ‘30 minutes’. Sauf que les contrôles de la sécurité publique ne sont pas réguliers, ce qui incite des automobilistes à se stationner n’importe comment», déplore Sébastien Marti, propriétaire de la pharmacie Marti.

«En tant que commerçant, ce problème de stationnement est un vrai manque à gagner.» Le pharmacien fait remarquer que si les clients ne trouvent pas de place, ils font leurs achats ailleurs. A l’instar des centres commerciaux qui ont la possibilité d’avoir de grands parkings. «Nous essayons de dynamiser le village avec nos commerces, mais nous aimerions nous sentir soutenus par la commune.»

Même son de cloche chez la propriétaire de Loup Fleurs, Anne-Catherine Loup. «Certaines personnes qui habitent dans ces deux rues, toujours les mêmes, font comme si ces places leur appartenaient. Elles préfèrent avoir 40francs d’amende tous les tremblements de terre plutôt que de se parquer plus loin.»

Pour la fleuriste et le pharmacien, comme pour les autres commerçants, la solution réside en davantage de places de parc. Et des contrôles plus soutenus de la part des agents de la sécurité publique de La Chaux-de-Fonds, mandatés par Val-de-Ruz. «Ce problème dure depuis des années. Certains habitants laissent leurs autos parquées du vendredi soir au dimanche», conteste Anne-Catherine Loup.

Ces difficultés liées au stationnement ont d’ailleurs été brièvement manifestées à la dernière séance du Conseil général, à fin juin. L’élue libérale-radicale Mary-Claude Fallet a demandé à l’exécutif s’il était possible de prendre des mesures dissuasives.

Places non autorisées

Du côté du Conseil communal, François Cuche déclare que la situation est délicate. D’une part, les commerçants se plaignent, et d’autre part, les riverains demandent des macarons pour stationner leurs autos. En outre, le responsable de la Sécurité s’étonne que les commerçants mécontents ne mentionnent pas qu’un de leur collègue ait peint trois places en jaune devant son négoce, «hors de toute autorisation». Se trouvant sur le domaine public cantonal, la commune ne décide pas et le canton ne s’est pas positionné. Apparemment, «avant de refaire la route, il existait des places de parking à cet endroit, qui ont été supprimées depuis». Et de préciser que la commune doit régler cette situation pour le moins insolite.

François Cuche assure toutefois que les employés de la commune ont été invités à ne pas tourner leur disque. «Mais nous n’avons pas de prise sur les autres habitants et employés du quartier», relève l’édile. «Notre service de sécurité publique va porter une attention particulière à Cernier.» Surveiller les mauvais automobilistes? Selon François Cuche, dénoncer n’est pas la meilleure solution.


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