10.07.2017, 18:37  

Le transport du ballast d'un chantier ferroviaire par camion interpelle à Travers

Abonnés
chargement
Le ballast stocké à Travers et l'un des camions chargés de son transport, photographiés ce lundi.

Travaux ferroviaires - Pour leurs travaux de renouvellement des voies entre Auvernier et Travers, les CFF font venir quelque 4000 tonnes de ballast à Travers. Un transport qui se fait en camion et non en train, comme ne manque pas de s'étonner un habitant du village.

Alors que la Suisse entend transférer ses marchandises de la route au rail, l'épisode ne manque pas d'interpeller. Les Chemins de fer fédéraux font venir ces jours à Travers quelque 4000 tonnes de ballast par camion. Chargés sur un train à Travers, ces cailloux seront utilisés pour les travaux de renouvellement des voies entre Auvernier et le Vallon, qui ont débuté ce lundi.

Ce mode de transport fait sursauter le député Pierre-Alain Wyss,...

Alors que la Suisse entend transférer ses marchandises de la route au rail, l'épisode ne manque pas d'interpeller. Les Chemins de fer fédéraux font venir ces jours à Travers quelque 4000 tonnes de ballast par camion. Chargés sur un train à Travers, ces cailloux seront utilisés pour les travaux de renouvellement des voies entre Auvernier et le Vallon, qui ont débuté ce lundi.

Ce mode de transport fait sursauter le député Pierre-Alain Wyss, qui y voit "un non-sens écologique et économique". "Le fournisseur de ces matériaux, les carrières d'Arvel à Villeneuve, est équipé pour le transport ferroviaire", remarque en plus le Traversin, dont l'entreprise est active dans le domaine.

Camions valaisans

Ce lundi, le ballet des camions, entamé la semaine dernière, a continué, avec des semi-remorques valaisans qui venaient décharger leur ballast. "Un semi-remorque peut transporter 25 tonnes, ce qui nous fait près de 160 transports pour les quantités annoncées", remarque Pierre-Alain Wyss. Qui note qu'un seul wagon peut contenir l'équivalent de deux camions, ce qui aurait limité drastiquement le nombre de voyages et évité de bruyants transbordements.

Les CFF expliquent avoir recouru au transport par camion "pour des questions de logistique", selon leur porte-parole Donatella Del Vecchio. "Les spécificités du chantier nous obligent à avoir un appui routier", quand bien même le ballast sera par la suite chargé sur un train de chantier spécial.

Option "la plus efficiente"

L'appui routier est d'ailleurs d'autant plus nécessaire depuis ce jour, puisque la voie est coupée entre le Littoral et le Val-de-Travers. Contrairement à la semaine dernière où la voie était totalement ouverte. "Nous avons étudié les différentes options", assure la porte-parole de l'ancienne régie, pour qui le recours aux camions était l'option "la plus efficiente".

Ces travaux de renouvellement des voies se tiennent jusqu'au 23 juillet prochain. D'un coût total de 3,7 millions de francs, ils consistent notamment en le renouvellement de 4,2 kilomètres de rails. Jusqu'au 23 juillet, les trains ne circulent plus entre Auvernier et Travers. Des bus de remplacement circulent entre Colombier et le Val-de-Travers.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !

À lire aussi...

TravauxLes trains remplacés par des bus sur la ligne du Val-de-TraversLes trains remplacés par des bus sur la ligne du Val-de-Travers

Top