08.07.2017, 00:01  

Comme des poissons dans l’eau du lac

Abonnés
chargement
Le départ groupé donne lieu à une belle empoignade dans le lac, comme ici lors de l’édition 2016 du triathlon de La Neuveville.

 08.07.2017, 00:01   Comme des poissons dans l’eau du lac

Par Christian Kobi

TRIATHLON - L’épreuve de La Neuveville est la seule du championnat jurassien à proposer de la natation en eau vive.

La Neuveville accueille demain son 17e triathlon. Comptant comme quatrième manche du championnat jurassien, l’étape est très appréciée des athlètes du fait de son parcours de natation à effectuer dans le lac de Bienne, unique en son genre dans la région. «C’est une course différente des autres qui, grâce à cette épreuve de natation en eau libre, se rapproche...

La Neuveville accueille demain son 17e triathlon. Comptant comme quatrième manche du championnat jurassien, l’étape est très appréciée des athlètes du fait de son parcours de natation à effectuer dans le lac de Bienne, unique en son genre dans la région. «C’est une course différente des autres qui, grâce à cette épreuve de natation en eau libre, se rapproche des racines du triathlon», se réjouit Lionel Cavalier, actuel troisième du championnat jurassien derrière le Portugais Ricardo Sênos – vainqueur de deux des trois premières courses – et le Jurassien Romain Christe.

Lionel Cavalier? Un nom bien connu dans le milieu. Le Loclois d’origine, aujourd’hui établi à Sutz après avoir longtemps vécu à Nidau, était un habitué des podiums du championnat jurassien, épreuve qu’il avait remportée en 2009. Mais ces dernières années, il avait disparu des radars. «J’ai souffert de quelques problèmes de santé que les médecins n’arrivaient pas à expliquer», détaille-il. Fatigue, pression dans l’oreille et brûlures dans la gorge l’ont obligé à mettre le sport de compétition de côté. Jusqu’à ce printemps. «Sans savoir pourquoi, cela va mieux. J’ai donc décidé de reprendre l’entraînement et la compétition.» Avec un certain succès. Même si, à 41 ans, il lui faudra du temps pour se rapprocher de son niveau d’antan. «Désormais, je cours davantage à l’expérience», reprend-il.

Difficultés supplémentaires

De l’expérience, il en faudra pour dompter les eaux du lac lors des 400 m de natation. «Le vent et les vagues, s’il y en a, sont autant de difficultés supplémentaires à surmonter par rapport à une course en bassin», poursuit Lionel Cavalier. «A cela s’ajoute l’orientation, qui est plus difficile dans le lac où il n’y a aucun repère au sol.» La non-possibilité de se relancer tous les 50 m grâce aux poussées est un autre paramètre qui rallonge inévitablement le temps passé dans l’eau.

Malgré cela, l’athlète de Sutz se réjouit de la course neuvevilloise. Aussi parce qu’elle offre, selon lui, une bataille sportive plus équitable que dans un bassin. «A la différence d’un triathlon en piscine où les départs sont échelonnés, là, tout le monde part en même temps. Cela promet une belle bataille et les spectateurs sont sûrs que le premier athlète qui franchira la ligne sera bien le vainqueur. C’est une bonne chose pour l’intérêt de la course.»

Si Lionel Cavalier n’y voit que du bon à nager dans le lac, c’est aussi le cas de sa compagne, Claudia Hossmann. «Le départ groupé est beaucoup plus intéressant, mais aussi plus stressant. En effet, chacun cherche à rapidement se placer aux avant-postes et à prendre le chemin le plus court. Dans les premiers mètres, il n’est pas rare de recevoir des coups et d’être coupé dans son élan», relate celle qui avait remporté le championnat jurassien en 2008 et 2009 avant, elle aussi, de prendre du recul par rapport à la compétition. «J’avais besoin d’une pause. Mais quand Lionel a repris les entraînements ce printemps, cela m’a aussi titillé.»

Objectif 200 participants

Après trois courses, Claudia Hossmann occupe la quatrième place du classement général. «Mais j’ai dû renoncer à la dernière épreuve en raison d’une blessure au tendon d’Achille. Pour La Neuveville, cela risque aussi d’être un peu juste», précise-t-elle.

Pour les organisateurs, la natation dans le lac requiert aussi quelques précautions d’usage. «Le risque étant un petit peu plus élevé qu’en piscine, des bateaux suiveurs avec des plongeurs accompagneront les participants», indique Richard Mamie, membre du comité d’organisation. Des tapis seront également installés dans la zone d’entrée et de sortie pour éviter que les athlètes ne glissent.

A la connaissance de Richard Mamie, aucun coureur du championnat jurassien n’a décidé de renoncer à l’épreuve neuvevilloise par crainte de nager dans le lac. «Ce sont tous de bons nageurs. En revanche, il est vrai que cela peut retenir quelques populaires qui ne sont pas forcément à l’aise avec la natation.»

Quoi qu’il en soit, les organisateurs espèrent accueillir entre 200 et 220 participants demain, toutes catégories confondues.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top