20.04.2017, 00:01  

Des garanties et des incertitudes

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Evelyne Tschopp combattra aujourd’hui dans la catégorie des moins de 52 kilos.

JUDO - Valeur sûre des tatamis suisses, Evelyne Tschopp aborde les Européens avec deux seules «compètes» dans les jambes.

Le calme est revenu dans le monde du judo helvétique, après deux ans de tempête olympique. Un calme qui sonne un peu creux aussi, avec les retraites du Fribourgeois Ludovic Chammartin et de la Genevoise Juliane Robra.

Au sommet ne restent désormais plus que l’Argovien Ciril Grossklaus (-90 kg) et la sociétaire du JC Cortaillod, Evelyne Tschopp (-52). Les...

Le calme est revenu dans le monde du judo helvétique, après deux ans de tempête olympique. Un calme qui sonne un peu creux aussi, avec les retraites du Fribourgeois Ludovic Chammartin et de la Genevoise Juliane Robra.

Au sommet ne restent désormais plus que l’Argovien Ciril Grossklaus (-90 kg) et la sociétaire du JC Cortaillod, Evelyne Tschopp (-52). Les deux athlètes estampillés JO sont, avec le novice Tobias Meier (-90 kg), les seuls judokas avoir été retenus par la fédération pour prendre part aux championnats d’Europe de Varsovie, d’aujourd’hui à dimanche.

L’an dernier à Kazan (Rus), ils étaient le double à représenter les couleurs nationales. «C’est un choix pris par la fédération de n’envoyer que les judokas qui ont le niveau, actuellement, pour performer à l’international», avoue le directeur technique carcoie, Stéphane Guye. «Cette vision, je ne la partage pas forcément, car on aurait pu donner une première opportunité à des jeunes de se confronter au gratin européen.»

Toutes à la même enseigne

Retombée la pression post Rio, Evelyne Tschopp (25 ans) avait décidé de faire un pas de retrait cette année pour se concentrer sur sa troisième année de bachelor en médecine. Dans les faits, la Bâloise n’a disputé que deux compétitions depuis le grand raout carioca: le Grand Prix de Düsseldorf, fin février – où elle a chuté dès son premier combat – et le Swiss Open d’Uster, en mars (2e place en -57 kg).

«Tout le monde est à peu près dans la même situation», tempère la pépite rhénane. «Certaines, à l’image de l’Italienne Odette Giuffrida (réd: médaillée d’argent à Rio) n’ont pas combattu depuis les Jeux, et n’ont participé à ce que je sache à aucun stage d’entraînement.»

Eviter sa «bête noire»

Evelyne Tschopp sort, elle, d’un stage en Hongrie, il y a deux semaines. Elle est repartie de Tata regonflée à bloc en vue de sa première grande échéance internationale, avant les Mondiaux à Budapest fin août. «J’ai eu de bonnes sensations. J’ai bien bougé, mon corps a bien répondu», confie le fer de lance de l’équipe féminine du JC Cortaillod.

Suffisant, selon elle, pour égaler voire améliorer sa performance de 2016. En Russie, la Carcoie s’était hissée jusqu’au 5e rang. «Je m’y rends, cette fois, avec l’ambition de monter sur le podium», lâchait la championne de Suisse en titre en -57 kilos, avant de s’envoler mardi pour Varsovie.

Avec un souhait, celui d’éviter le plus longtemps possible de tomber sur la championne olympique, Majlinda Kelmendi. Lors des cinq combats précédents, Evelyne Tschopp s’est toujours inclinée contre la Kosovare. La première fois, c’était en finale du Grand Slam de Paris de 2015. La dernière, à Grozny à l’occasion de la Golden League en décembre, la Ligue des champions du judo. «J’espère la retrouver en finale seulement», sourit la Bâloise, qui entrera en lice aujourd’hui .

En cas de médaille, Evelyne Tschopp n’atteindrait pas seulement son objectif européen. Elle démontrerait une fois encore qu’elle fait partie des toutes meilleures athlètes internationales de sa catégorie.


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