16.03.2017, 00:01  

Clint Capela continue sereinement sa constante progression

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Travailleur acharné, Clint Capela ne se prend pas la tête, malgré des performances de plus en plus convaincantes.
Par ats

BASKETBALL - Le centre genevois des Houston Rockets en veut toujours davantage et met tous les atouts de son côté pour y parvenir.

Clint Capela poursuit sa progression en NBA. Avec un statut de titulaire aux Houston Rockets et des statistiques plus qu’intéressantes (12,5 points, 7,8 rebonds et 1,2 contre), le Genevois de 22 ans fait partie du futur de sa franchise.

Au téléphone, la voix est posée. Comme toujours. Clint Capela n’est pas du genre à se perdre dans ses explications. Le jeune intérieur des Houston Rockets sait où il va. Et cela ne date pas d’hier. «Depuis mes débuts, je me donne à fond», raconte l’ancien junior de Meyrin. «Pour moi c’est ça la clef du succès, toujours travailler. En étant constant dans son job, ça finit toujours par payer.»

Bosseur invétéré, Clint Capela a franchi un palier cet été. Presque toutes ses statistiques ont pris l’ascenseur. Derrière cette transformation, il y a un homme: John Lucas. Assistant coach aux Rockets, il officie comme «entraîneur qui observe le développement des joueurs». «On a commencé à bosser ensemble l’été dernier», précise le deuxième Suisse «drafté» en NBA. «Le feeling est tout de suite passé. C’est un motivateur et il me transmet beaucoup de confiance. C’est un homme qui a toujours un bon état d’esprit et qui aime son métier. Sa positivité est contagieuse. Avec lui je travaille mon toucher sur le shoot et mon jeu face au panier. Du coup on aligne les répétitions à l’entraînement.»

Vers une belle augmentation

Ne jamais se reposer sur ses acquis, en faire constamment plus, tel est le quotidien du Genevois. «J’ai toujours aimé en faire plus», plaide Capela. «Quand tu regardes les grands, tu vois qu’ils inspirent tout le monde.» A quoi ressemble une journée type de Clint Capela? «Le matin, c’est 20 à 30 minutes d’exercices en solo avec Lucas. Après il y a l’entraînement collectif et le soir, c’est 20 à 30 minutes en solo.» Durant l’été, le Genevois peut passer cinq heures à s’entraîner.

En décembre, le No 15 des Rockets a connu un petit coup d’arrêt en raison d’une blessure qui l’a éloigné des parquets pour un mois. «J’ai reçu un coup sur le tibia», se remémore le Genevois. «La blessure c’est de l’histoire ancienne et ma convalescence s’est bien passée.» Pourtant, le centre de Houston reconnaît que cette coupure n’était pas simple. «Ce n’était pas facile de voir l’équipe et de ne pas pouvoir l’aider. Mais je me suis concentré sur mon retour. J’étais à Houston avec les physios et après j’ai pu voyager avec l’équipe. Là tu te sens enfin proche du terrain et ça m’avait fait du bien de réintégrer le groupe, même sans pouvoir jouer.»

Depuis son retour, Capela a repris sa marche en avant et a réussi à battre son record de points par deux fois. Il inscrit deux fois 22 points et 24 le 4 mars dernier face à Memphis. «On me parle des statistiques», glisse l’intérieur genevois. «ça me fait plaisir. Je ne peux pas dire que ça ne m’intéresse pas, mais ce n’est pas l’essentiel. Le match à 24 points était un bon match, mais ce n’est qu’un sur 82. Tu sais que tu dois te concentrer sur la partie suivante. En NBA, chaque adversaire représente un défi de taille. Il faut être prêt à partir en guerre à chaque match. Même contre Memphis, c’était la guerre.»

Avant d’affronter les Los Angeles Lakers la nuit dernière, les Houston Rockets occupaient le troisième rang de la Conférence Ouest. Emmenés par un exceptionnel James Harden, les Texans peuvent envisager d’aller assez loin en play-off. «Le but est une place en finale de Conférence», confie Capela.

A l’instar de Thabo Sefolosha qui a prouvé aux jeunes Suisses qu’il était possible de jouer en NBA, Clint Capela sait que son parcours est scruté. «Je reçois des témoignages. ça fait toujours plaisir. Je crois que n’importe qui est heureux de recevoir des messages d’encouragement. Je n’ai pas toujours le temps de répondre, mais je sais que je suis suivi.»

Et les suiveurs seront sans doute plus nombreux lorsque le Genevois signera son prochain contrat pour devenir le sportif suisse le mieux payé. Car avec ses performances et l’explosion des salaires outre-Atlantique, Clint Capela devrait atteindre les 20 millions de dollars par saison. Mais inutile de lui en parler, la jeune star des Rockets n’a pas du tout la tête à ça. Clint Capela n’a que deux idées bien accrochées dans son esprit: progresser et gagner. ats


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