13.04.2017, 00:01  

Deux Neuchâtelois ont connu l’enfer de Paris-Roubaix

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Le Vaudruzien Valère Thiébaud a conclu l’épreuve mythique à la 62e place.

 13.04.2017, 00:01   Deux Neuchâtelois ont connu l’enfer de Paris-Roubaix

Par mathieu roduit

CYCLISME - Valère Thiébaud et Jean Fiorellino ont connu de nombreuses péripéties en juniors.

L’âpreté de l’effort, ils n’y ont pas trouvé meilleure définition que sur Paris-Roubaix juniors. Valère Thiébaud, de Vilars, et Jean Fiorellino, du Locle, ont lutté face aux éléments dimanche, 111 kilomètres durant, avec des fortunes diverses.

Pour sa seconde participation, Valère Thiébaud a été le dernier classé à rallier le fameux vélodrome. Une performance louable après les péripéties par...

L’âpreté de l’effort, ils n’y ont pas trouvé meilleure définition que sur Paris-Roubaix juniors. Valère Thiébaud, de Vilars, et Jean Fiorellino, du Locle, ont lutté face aux éléments dimanche, 111 kilomètres durant, avec des fortunes diverses.

Pour sa seconde participation, Valère Thiébaud a été le dernier classé à rallier le fameux vélodrome. Une performance louable après les péripéties par lesquelles le pensionnaire du Zeta est passé. «Au troisième secteur pavé, je crève et je mets 10 kilomètres à rentrer sur le peloton», narre le Neuchâtelois de 18 ans. «Puis, je chute un moment plus tard. Lorsque je me retrouve à nouveau dans le groupe de tête, j’ai dû m’arrêter à cause d’une roue cassée». Le valeureux Valère Thiébaud remonte sur sa machine et croit ses galères terminées. Mais, sa roue arrière lui joue des tours. Une nouvelle crevaison et voilà le Vaudruzien perdu dans la campagne.

Avec une 62e place à la clé, Valère Thiébaud nourrissait forcément des regrets. «Le top 20 était imaginable», glisse-t-il. «C’était ma première coupe du monde, donc il faut aussi prendre la température.»

Et sur l’enfer du Nord, le thermomètre a pris l’ascenseur. Les juniors, partis peu avant les professionnels, ont profité de l’ambiance tonitruante de la course mythique. «C’est vraiment quelque chose de formidable quand on entre sur le vélodrome après beaucoup d’aventures sur cette course si spéciale», jubile le Neuchâtelois.

Fiorellino sur le bas-côté

Le canton de Neuchâtel a été doublement représenté sur ce Paris-Roubaix juniors. Le Loclois Jean Fiorellino, nouveau venu dans la catégorie, s’est aligné pour la première fois au départ de Saint-Amand-les-Eaux. Pour la première fois aussi, il revêtait le tricot rouge à croix blanche. «C’était un moment vraiment particulier pour moi», avoue le coureur du VC Edelweiss.

Présent dans le groupe de tête la mi-course franchie, Jean Fiorellino a un temps rêvé de tenir le haut du pavé sur le vélodrome. Mais, à cinquante bornes de Roubaix, le Neuchâtelois est parti à la chute sur un secteur pavé. «Je n’avais pas mal, mais mon vélo était dans un sale état», explique-t-il. «J’ai voulu prendre un des vélos de rechange de l’équipe de Suisse, mais celui qui était à ma taille avait déjà été pris. J’ai été contraint à l’abandon.»

Cruelle destinée pour une épopée si bien engagée. Jean Fiorellino veut néanmoins garder un bilan positif de cette aventure. «Si l’on oublie mon coup de malchance, je suis assez content de ma course», déclare-t-il. «Participer à Paris-Roubaix juniors m’a permis d’engranger de l’expérience et, en plus, j’ai pu voir ce qu’étaient les fameux pavés de l’Enfer du Nord. Ils n’ont rien à voir avec nos jolis pavés de granit décoratif!»

Une expérience formatrice

Valère Thiébaud et Jean Fiorellino quittent Roubaix dans l’ombre du vainqueur, le Britannique Thomas Pidcock. Qu’importe, sur leurs porte-bagages, ils ramènent une expérience inédite et formatrice. A Paris-Roubaix, épreuve du calendrier de la coupe du monde juniors, les deux Neuchâtelois y ont affronté la crème du cyclisme planétaire. Difficile alors de figurer en haut de l’affiche.

Pour Jean Fiorellino, le mot d’ordre est l’apprentissage. Le Loclois découvrait le peloton junior à Roubaix et a déjà pu mesurer le chemin à parcourir. «J’ai notamment été marqué par l’ambiance assez professionnelle chez les juniors déjà», confie-t-il. Le jeune cycliste (17 ans) n’attendra pas avant de retrouver la compétition. Samedi, il prendra le départ du Tour du Léman juniors (15-17 avril) avec la sélection romande.

Du côté de Valère Thiébaud, les ambitions sont plus élevées. «L’année dernière, je voulais prendre de l’expérience, mais cette année, j’aimerais vraiment avoir des résultats», assure-t-il. En attendant, les Neuchâtelois continuent de rouler leur bosse.


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