02.03.2017, 01:12

Les rouges veulent se montrer

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Le Team Humard version 2017, avec notamment le Neuchâtelois Anthony Rappo (deuxième coureur debout depuis la gauche).

 02.03.2017, 01:12 Les rouges veulent se montrer

Par JULIÁN cerviño

CYCLISME Le Team Humard aborde la nouvelle saison avec une équipe rajeunie.

Pour sa troisième saison en élite, le Team Humard-Vélo Passion a pris un nouveau virage. Le contingent des «rouges» s’est largement rajeuni. Avec une école de cyclisme, une équipe B en amateurs et une équipe A en élite nationale, cette équipe réunit une vingtaine de jeunes loups venus de tous les cantons francophones, et même de certains alémaniques,...

Pour sa troisième saison en élite, le Team Humard-Vélo Passion a pris un nouveau virage. Le contingent des «rouges» s’est largement rajeuni. Avec une école de cyclisme, une équipe B en amateurs et une équipe A en élite nationale, cette équipe réunit une vingtaine de jeunes loups venus de tous les cantons francophones, et même de certains alémaniques, sous un même slogan: «tous les talents de Romandie sous le même maillot».

Courses en France

Pas très satisfait de la saison 2016, Jocelyn Jolidon (fondateur et manager de cette équipe jurassienne) avait décidé d’enrôler plus de jeunes espoirs en 2017. «On voulait travailler avec plus de coureurs âgés de 18 à 23ans», explique l’ex-professionnel franc-montagnard. «C’est dans cette tranche d’âge qu’un cycliste peut percer ou pas. Nous leur donnons la possibilité de réaliser de bons résultats sur de belles courses et de se faire remarquer pour éventuellement passer professionnels.»

Voir l’un de ses coureurs sur les grandes courses du calendrier mondial, c’est le rêve et l’objectif des dirigeants de ce team, qui s’est présenté samedi dernier à Granges après la tentative de record de suisse de l’heure réussie par l’un de ses éléments, Marc Dubois. A 31 ans, le rouleur des Breuleux fait figure de vétéran dans le nouveau cadre des «rouges». La plupart de ses vingt coéquipiers flirtent avec la vingtaine, alors que l’un d’entre eux, son colocataire, vient de Norvège (Erik Oskari Halvorsen).

«Nous possédons beaucoup de jeunes talentueux», se convainc Jocelyn Jolidon. «Ils vont avoir la possibilité de progresser lors des courses qu’ils disputeront.» Cette année, le programme de cette formation sera moins exotique et plus centré sur la France. «Il y a beaucoup d’épreuves intéressantes dans le calendrier français, ainsi qu’au niveau de l’UCI», estime le boss du team. «Nous disputerons évidemment toutes les courses du calendrier national en Suisse.» Les amateurs du groupe B chasseront les points pour passer en élite sur les routes suisses.

Les espoirs de Rappo

En vrai battant, Jocelyn Jolidon réalise des miracles pour réunir les 160 000 francs permettant de financer son team. Le Taignon fait marcher ses nombreuses relations pour attirer les mécènes. Il attend, logiquement, que ses coureurs le récompensent sur la route. Parmi ceux-ci, on retrouve deux Neuchâtelois. Crystel Matthey, la seule dame du team, prépare sa saison dans le sud, alors qu’Anthony Rappo (21 ans) a rejoint les rangs des «rouges» pour sa première année en élite. Le Loclois Pierre Wyss, lui, ne fait plus partie de cette équipe.

«Anthony Rappo possède de bonnes possibilités sur route», assure Jocelyn Jolidon, qui veut que ses coureurs aient «une attitude irréprochable».«Je l’avais repéré lors des championnats de Suisse espoirs. Tout seul, il avait bouché un retard d’une minute sur le groupe de tête. Je suis persuadé qu’il peut encore beaucoup progresser avec nous.»

Le jeune Neuchâtelois, ancien membre du Team Giant-Neuchâtel, n’a pas hésité quand le Jurassien l’a appelé. «J’avais disputé la saison 2016 en VTT et sur route, mais mes lacunes techniques en VTT m’handicapent un peu dans cette discipline», raconte le cycliste de Cormondrèche. «Sur route, j’ai réussi à accumuler les points pour passer élites en sept ou huit courses. J’avais envie de tenter ma chance dans ce milieu et je n’ai donc pas pu refuser la proposition de Jocelyn.»

Au sortir de cinq semaines d’entraînement sur les routes espagnoles (Canaries, Majorque, Calpe), Anthony Rappo s’attend à passer par une phase d’apprentissage tactique. «Les distances plus longues ne me font pas peur, mais je vais devoir apprendre à courir en équipe», prévoit-il. «En VTT et en amateurs sur route, on court chacun pour soi. Là, c’est différent.»

Il pourra compter sur les conseils de ses nouveaux entraîneurs et coéquipiers. Comme tous les autres «rouges», il voudra se montrer dès les premières courses en mars.


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