10.04.2017, 00:01  

Une première méritée pour le Belge Greg Van Avermaet

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Souvent placé, Greg Van Avermaet s’est enfin offert un «monument» du cyclisme hier.

 10.04.2017, 00:01   Une première méritée pour le Belge Greg Van Avermaet

Par ats

CYCLISME - La 115e édition de Paris - Roubaix a souri au champion olympique.

Les anneaux olympiques ont été honorés lors de la 115e édition de Paris - Roubaix. Le vainqueur de la course en ligne des Jeux de Rio, le Belge Greg Van Avermaet, s’est offert le premier «monument» de sa carrière au terme de 257 ...

Les anneaux olympiques ont été honorés lors de la 115e édition de Paris - Roubaix. Le vainqueur de la course en ligne des Jeux de Rio, le Belge Greg Van Avermaet, s’est offert le premier «monument» de sa carrière au terme de 257 kilomètres ultrarapides dans la poussière.

Plus heureux que Tom Boonen, qui a mis un terme à sa carrière sur le vélodrome, et surtout le Slovaque Peter Sagan, acteur principal et... malchanceux une fois de plus, Van Avermaet a enlevé une course très indécise, la plus rapide de l’histoire (45,204 km/h). Le dénouement est intervenu seulement sur le vélodrome dans un sprint à cinq qui a tourné à l’avantage du Flamand, de loin le plus puissant.

«GVA» a poursuivi une incroyable série entamée l’été dernier: victoire au Lioran dans l’étape du Tour passant par le Massif central, port du maillot jaune durant trois jours, course des JO de Rio, GP de Montréal puis, cette saison, Het Nieuwsblad, GP E3 et Gand-Wevelgem. Avec, de surcroît, la deuxième place aux Strade bianche et au Tour des Flandres.

Dans l’attente de son tour

Ce quasi-sans-faute, qui démontre tout autant sa régularité que son niveau athlétique supérieur, a été couronné par un premier «monument». A 31 ans, Van Avermaet, souvent placé, attendait impatiemment de remporter l’une des cinq plus grandes courses d’un jour (avec Milan - San Remo, le Tour des Flandres, Liège - Bastogne - Liège et le Tour de Lombardie). Il en était de même pour BMC, la formation américano-suisse n’ayant encore jamais remporté un «monument» depuis sa création.

«J’ai beaucoup souffert aujourd’hui, mais la victoire fait tout oublier», a déclaré le champion olympique, tout à sa joie au centre de l’enceinte roubaisienne illuminée par le soleil.

Rien n’était certain pour lui, toutefois, sur le vélodrome nordiste. Même s’il avait pour seuls compagnons depuis la sortie du Carrefour de l’Arbre, à 15 kilomètres de l’arrivée, le Tchèque Zdenek Stybar et le Néerlandais Sebastian Langeveld. Pour mémoire, le Tchèque l’avait devancé en 2015 sur le vélodrome pour la deuxième place (derrière Degenkolb). «Stybar ne travaillait pas dans le final. J’ai eu un peu peur», a reconnu le Belge tout en affirmant: «Mais je me sentais fort.»

Le retour tardif, à moins d’un tour de piste, du Belge Jasper Stuyven et de l’Italien Gianni Moscon a introduit le doute. Mais Van Avermaet n’a laissé aucune chance à Stybar, le premier coureur de l’équipe Quick-Step puisque Boonen, prodigue de ses efforts, a coincé sur la fin et pris la 13e place pour l’ultime course de sa carrière.

Sagan fait encore le show

Sagan, lui, a terminé beaucoup plus loin (38e). Le champion du monde a beaucoup tenté, en vain. Deux crevaisons l’ont arrêté net alors qu’il se lançait à l’attaque, la première fois à... 78 kilomètres de l’arrivée.

Impressionnant de force autant que d’audace, le Slovaque a accéléré à plusieurs reprises. Il a essayé de nouveau, quand tout semblait encore possible, mais a été stoppé net par un nouvel incident mécanique, au seuil des 30 derniers kilomètres.

Son Paris - Roubaix, une course qui ne lui a encore jamais réussi, a été à l’image du Tour des Flandres sept jours plus tôt (chute). Le bilan de sa campagne des classiques est frustrant par rapport à son niveau physique et son bagage technique supérieurs: une deuxième place dans Milan - San Remo.

Cantonnés au rôle d’équipier, les cinq Suisses en lice n’ont pas influé sur la course. Le meilleur d’entre eux, Reto Hollenstein, s’est classé 48e, à 9’41 du vainqueur. Gregory Rast (62e) a fini dans le même temps. Quant au duo de BMC Martin Elmiger - Stefan Küng, il s’est mis au service de Van Avermaet au début avant d’abandonner. ats


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