21.03.2017, 00:01  

La Suisse doit entretenir la flamme sans jouer avec le feu

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 21.03.2017, 00:01   La Suisse doit entretenir la flamme sans jouer avec le feu

Par ats

ÉQUIPE NATIONALE - Samedi contre la Lettonie, les hommes de Petkovic veulent continuer leur carton plein grâce à leur force collective.

Victorieuse de ses quatre matches de qualification pour la Coupe du monde 2018, la Suisse n’a qu’une envie – et une quasi obligation: prolonger l’état de grâce samedi contre la Lettonie à Genève (18h). Réunie hier à Lausanne, la sélection de Vladimir Petkovic sait cependant qu’elle évolue sur un fil.

Il y a eu deux grandes performances, contre le Portugal...

Victorieuse de ses quatre matches de qualification pour la Coupe du monde 2018, la Suisse n’a qu’une envie – et une quasi obligation: prolonger l’état de grâce samedi contre la Lettonie à Genève (18h). Réunie hier à Lausanne, la sélection de Vladimir Petkovic sait cependant qu’elle évolue sur un fil.

Il y a eu deux grandes performances, contre le Portugal (2-0) et en Hongrie (3-2). Puis ont suivi deux sorties décevantes, pas tellement du point de vue des résultats mais de celui de la manière, en Andorre (2-1) et contre les Iles Féroé (2-0). Néanmoins, la Suisse gagne, et c’est l’essence même de la compétition.

La dernière impression laissée par l’équipe de Petkovic ne portait ni le panache ni l’autorité suffisants pour effacer l’horrible soirée du 10 octobre en Andorre. Trop de maladresses, inefficacité devant le but et, par conséquent, incapacité à tuer des rencontres qui auraient dû l’être plus tôt.

L’enjeu sera là, samedi, contre une modeste Lettonie qui peut toutefois devenir indigeste. Xherdan Shaqiri et consorts n’auront qu’un objectif: marquer. «Quand je vois le nombre d’occasions que nous nous créons, je me dis que nous devons être plus efficaces», analysait Vladimir Petkovic la semaine dernière.

Cela fait bien longtemps que les attaquants ou les milieux offensifs n’ont plus le monopole des buts. Dans ce football en mouvement, où les gardiens sont les premiers relanceurs, où les latéraux délivrent les passes décisives, où les demis défensifs changent de casquette à l’envi et selon les besoins, où les arrières centraux marquent sur balles arrêtées et où les avants-centres sont les premiers défenseurs, marquer est l’affaire de tous.

Mais avoir un compartiment offensif qui fait la différence est tout sauf une mauvaise nouvelle... Seferovic, Mehmedi, Drmic, Shaqiri: aucun d’eux n’a débarqué à Lausanne avec un excédent de confiance, entre blessures à répétition, faible temps de jeu et fiches statistiques au mieux moyennes.

Il s’agit ici du vrai défi de cette Suisse soudée, unie, réunie même, autour d’une idée globale et concrète. Alimenter ce feu collectif qui atténue doutes personnels et carences individuelles. Entretenir ce lien qui fait que, sur le terrain, ce groupe est une équipe, en dépit des opinions et des affinités. Redonner aux mal-aimés et laissés pour compte du quotidien la joie de vivre d’une respiration internationale moralement salvatrice. Tout ceci pour ne pas ruiner les efforts précédents. Tout ceci pour battre la Lettonie et maintenir le Portugal (qui recevra la Hongrie samedi), au pire, à trois points. Avant d’aller aux Féroé en juin.

Mais les deux derniers matches ayant opposé Suisses et Lettons avaient été tout sauf des parties de plaisir. C’était durant le voyage vers le Mondial 2010, un mois après le cataclysme face au Luxembourg (1-2), quand la Suisse avait découvert qu’Ottmar Hitzfeld n’était pas tout à fait un dieu. Qu’il n’était qu’un homme, de la trouille plein les pantalons en ce 11 octobre 2008. Au bord du précipice, la Suisse avait failli succomber de peur mais était repartie de Saint-Gall victorieuse (2-1).

Le second acte, à Riga en septembre 2009, devait être plus simple, quatre jours après une victoire convaincante et décisive face à la Grèce à Bâle (2-0). Pourtant, la Suisse avait tremblé, encore, avant de sauver le nul 2-2 à la 80e.

L’automne dernier aussi, la Suisse a parfois frémi. Parfois, elle n’a pas su (ou pu) séduire. Mais toujours, elle a gagné. Grâce à des réalisations d’attaquants axiaux, d’ailiers, de latéraux, d’un défenseur central. Grâce à des buts inscrits par l’équipe. Une équipe convaincue par la voie choisie par son entraîneur et consciente du travail qui lui reste à accomplir pour toucher au véritable but: enfin réussir une grande phase finale dans un tournoi. ats


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