19.04.2017, 00:01  

Le Real et l’arbitre font craquer le Bayern Munich à l’usure

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Auteur d’un triplé, Cristiano Ronaldo a, une fois de plus, réduit ses détracteurs au silence.
Par ATS

FOOTBALL - Les Madrilènes se qualifient pour les demi-finales de la Ligue des champions.

Le Real Madrid disputera les demi-finales de la Ligue des champions. Malheureusement, ce sont de mauvaises décisions arbitrales qui ont permis aux Madrilènes de sortir vainqueurs en prolongation (2-2, 2-1 à l’aller) d’un épique et magnifique duel avec Bayern Munich qui aurait mérité un sifflet à la hauteur.

Déjà auteur des deux buts des siens en Bavière, Cristiano Ronaldo a fait encore mieux hier, égalisant à la 76e et à la 105e malgré une position de hors-jeu, puis en signant le triplé à la 110e (là aussi, dans une position limite). C’est Asensio qui a scellé le score à la 112e. Injuste pour un Bayern qui, comme une semaine plus tôt, a terminé la partie à dix. Vidal avait reçu un deuxième avertissement à la 84e, contrairement à Casemiro, quatre minutes plus tôt, alors qu’il y avait matière à sévir.

La fête est donc gâchée mais pas assez pour ne pas le hurler sous tous les toits: qu’ils sont beaux, ces printemps de la C1, quand les mythes s’entrechoquent! Quand le jeu, servi par la précellence technique, est porté au paroxysme de son intensité. Quand un champion d’Europe en puissance est terrassé par un adversaire sculpté dans le même bois.

Brio merengue

Ce double affrontement stellaire en rappelle tant d’autres qui ont nourri l’histoire du football. Dont un, en 8e de finale l’année passée, entre ce même Bayern Munich et la Juventus. Qui avait alors souri, après prolongation, aux Bavarois. Mais pas cette fois-ci.

La défaite 2-1 concédée en Allemagne avait rendu lourde la tâche de l’équipe de Carlo Ancelotti contre ce Real matrice d’un danger protéiforme. Munich a fait honneur à son rang. Il forcé les portes de la Maison blanche, piétiné la pelouse, maculé les murs, cassé la vaisselle et dépoté les plantes. Jusqu’à être récompensé d’un penalty transformé à la 53e par Robert Lewandowski, le grand absent de l’aller avec Mats Hummels, lui aussi de retour dans le onze.

Contrairement à son ancien coach, Zinédine Zidane n’avait pas pu, lui, aligner son équipe-type. Et la blessure de Gareth Bale lui a causé bien des soucis, forçant le Real à tâtonner tactiquement, hésitant entre deux systèmes mais privilégiant un 4-4-2 en losange avec Isco en soutien qui a fait le bonheur des hommes de couloir munichois.

Le brio merengue, à force de fulgurantes cavalcades et d’ouvertures impensables (Kroos, Isco, quel régal!), a permis d’atténuer les conséquences de ces atermoiements. Et si Boateng n’avait pas sauvé sur sa ligne un tir de Ramos, si Ronaldo avait mieux exploité ses ballons (notamment un contre à la 36e), les Madrilènes se seraient mis à l’abri.

Mais comment, au fond, préjuger ce qu’il aurait pu se passer si la rencontre, haletante, ouverte et extrêmement riche en occasions, avait connu un autre développement? Avec de tels joueurs sur un terrain, le champ des possibles est illimité. Avec de tels joueurs, le Bayern a été capable de confiner de très longues minutes les stars du Real dans leur moitié de terrain, obligeant même Ronaldo à défendre.

Avec de tels joueurs, Madrid a eu les reins assez solides pour encaisser une si violente charge tout en conservant l’énergie et la lucidité nécessaires pour aligner un... 55e match consécutif, toutes compétitions confondues, en marquant au moins une fois...

Tout est allé tellement vite dans cette rencontre que les défenseurs ne pouvaient pas continuer ainsi à enchaîner, eux aussi, les gestes de grande classe. C’est ainsi que le capitaine Sergio Ramos, une minute après l’égalisation, a trompé son propre gardien, offrant au Bayern la prolongation. Mais pas plus. ATS

l’Atletico ne tremble pas à leicester

L’Atletico Madrid s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Les Colchoneros ont obtenu un bon nul 1-1 devant Leicester au King Power Stadium après avoir enlevé l’aller 1-0.

Invaincus à domicile, les Foxes ont pourtant vu les Madrilènes leur compliquer encore plus la tâche après le 1-0 du match aller en faveur de Griezmann et ses coéquipiers. A la 26e, une tête de Saul dans le petit filet de Schmeichel a posé un obstacle supplémentaire entre les Anglais et une éventuelle qualification en demi-finale.

Voyant qu’ils n’avaient plus rien à perdre, les Anglais ont mis une pression soutenue sur les hommes de Simeone en deuxième période. Du côté des finalistes de l’édition précédente, on a forcément choisi de laisser le jeu aux hommes de Shakespeare. A la 61e, Vardy a profité d’un centre dévié par Savic pour redonner un peu d’espoir à ses couleurs. Mais malgré ce petit regain d’énergie, les Foxes n’ont pas su ennuyer suffisamment des Espagnols finalement assez sereins.

Les Colchoneros atteignent le dernier carré pour la troisième fois en quatre ans. La seule fois où ils se sont avoués vaincus avant, c’était en quarts de finale contre le Real en 2015.

Fraternité mais sécurité renforcée à Monaco

La Juventus connaîtra-t-elle, comme le Paris SG au tour précédent, le goût amer de la «Remontada» à laquelle rêve le FC Barcelone défait 3-0 en quart de finale aller de Ligue des champions? Réponse ce soir, date également d’un Monaco - Borussia Dortmund placé sous le signe de la convivialité.

Le match aller entre les Allemands et le club de la Principauté (2-3) avait donné lieu à de belles scènes de fraternité, les supporters de Dortmund ouvrant leur domicile à leurs homologues monégasques à la suite du report du match aller. Motif de ce contretemps: une triple explosion qui a visé le bus du Borussia, blessant le défenseur espagnol Marc Bartra.

Les supporters monégasques, qui ont déjà remercié leurs hôtes en scandant à plusieurs reprises le nom de Dortmund mardi puis mercredi au Signal Iduna Park, ont pour certains décidé de rendre la pareille aux Allemands à l’occasion du match retour. Un hashtag «WelcomeBVBFans» a ainsi été lancé sur les réseaux sociaux.

Il n’empêche, la Principauté a pris des mesures de sécurité renforcées. Au total, 350 policiers seront à pied d’œuvre, 150 de la police monégasque renforcée par trois compagnies de CRS françaises, soit 200 hommes supplémentaires. L’attention des forces de l’ordre se portera sur «le séjour de l’équipe allemande et son trajet», indique Richard Marangoni, directeur de la Sûreté publique de Monaco, avec des mesures de protection prises autour de l’hôtel où séjourne l’équipe allemande, et lors de son déplacement au stade. «Il n’y a pas de menace particulière mais on anticipe», ajoute Richard Marangoni.

Les contrôles lors de l’accès au stade ont également été renforcés, avec deux fouilles systématiques. Des contrôles auront lieu également dès l’arrivée des supporters, qu’ils viennent en bus, en train ou en véhicule particulier, ainsi qu’à l’intérieur du stade lui-même et, après le match, lors de l’évacuation du stade.

En Catalogne, les supporters de Barcelone réservent pour leur part une autre sorte d’accueil à la Juventus. L’ambiance bouillante dans le Camp Nou lors du tour précédent avait complètement désuni le Paris SG, qui avait trouvé le moyen de gâcher une avance de... quatre buts (4-0, 1-6)!

La Juve en a marqué trois lors du quart de finale aller (3-0) grâce notamment à un doublé de l’épatant Argentin Paulo Dybala, et, l’entraîneur du Barça Luis Enrique l’a assuré, son équipe est capable de marquer quatre buts «à n’importe qui». La défense turinoise, avec Leonardo Bonucci, Giorgio Chiellini et le gardien Gianluigi Buffon, est toutefois bien plus souveraine que celle du PSG: elle n’a encaissé que deux buts en neuf matches de Ligue des champions cette saison. ats


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