18.03.2017, 00:01  

Improvisation en première ligue

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Les joueurs de Saint-Imier (en jaune, ici Michael Neininger) et de Franches-Montagnes (en rouge, Kenny Guichard et Thomas Hentzi) ne savent pas encore contre quelles équipes ils joueront la saison prochaine.
Par julián Cerviño

HOCKEY SUR GLACE - Un certain flou règne autour de la composition des groupes pour la saison prochaine.

«Même moi, je ne sais pas ce qui va se passer.» En une phrase Sergio Ghiggia, administrateur romand de la première à la quatrième ligue de hockey sur glace, résume le flou régnant autour du futur championnat de première ligue classique. Avec l’apparition de la Swiss Regio League (3e division), la situation aux niveaux inférieurs est plus que jamais incertaine. Une fusion entre les groupes romand et central est évoquée.

«On ne sait rien du tout. Ce n’est pas normal, alors que nous devons composer nos équipes et prévoir un budget!», Moïse Berberat, président du HC Franches-Montagnes (HCFM), s’emporte. En attendant, l’entraîneur de son club devrait être connu la semaine prochaine, et il devrait s’agir de Fabrice Dessarzin, qui avait refusé le poste dans un premier temps.

Le président du HC Saint-Imier tient le même discours: «Je suis dubitatif. J’ai l’impression que les dirigeants de la Regio League se sont focalisés sur l’organisation du nouveau championnat de Swiss Regio League, et nous sommes un peu les laissés-pour-compte. Au niveau de l’information, cela ne fonctionne pas. Personne ne sait où l’on va.»

Contrairement à ce qui s’était produit en football lors de la création de la Promotion League (3e division), les hockeyeurs n’ont pas prévu de scénario sur les promotions et relégations dans toutes les catégories. «Nous ne faisons pas du foot, mais du hockey», coupe Sergio Ghiggia. «Nous avons toujours décidé de la formation des groupes lors de l’assemblée du mois de juin, et le mode de championnat était défini en juillet. Je ne vois pas pourquoi on devrait tout précipiter cette année.» Le fait est que les clubs se plaignent.

La situation s’est compliquée ces derniers jours lorsque les clubs du groupe de Suisse centrale ont demandé du renfort à ceux de Romandie. Avec les promotions de six équipes dans le groupe 2, il ne reste plus que six formations pour la saison prochaine. Le HC Franches-Montagnes et le HC Saint-Imier ont été sollicités pour rejoindre cette poule, mais leurs dirigeants ne sont pas très chauds.

«Cela pourrait déboucher sur moins de déplacements, mais aussi moins de matches en disputant un championnat à huit équipes, alors que nous serions dix avec les Romands», explique Francis Beuret. Le président imérien tient compte des promotions de deux finalistes des groupes 5 et 6 de deuxième ligue (Yverdon et Meyrin).

Aux dernières nouvelles, on se dirige plutôt vers une première ligue hybride avec un groupe à seize équipes (les dix de Romandie et les six de Suisse centrale). Ce championnat comprendrait d’abord deux poules régionales de huit équipes qui disputeraient d’abord des matches aller-retour (quatorze matches), avant des rencontres uniques entre formations des deux régions (huit matches). Avec les rencontres de Coupe de Suisse et celles de play-off, on devrait arriver à une trentaine de matches. «Les clubs se plaignaient de jouer trop de matches, maintenant ils en veulent davantage», remarque Sergio Ghiggia.

Aux clubs de décider

Cette formule n’est pas encore approuvée, mais elle semble séduire les clubs romands, qui veulent avant tout diminuer leurs frais de déplacement. Le HCFM et les Bats entendent d’ailleurs un peu réduire la voilure. «Nous aurons certainement moins de joueurs la saison prochaine», prévient Francis Beuret, qui table toujours sur l’arrivée de Kenny Camarda. «Les frais de formation nous coûtent cher, même s’il est prévu que leurs tarifs devraient être réduits de 20% en première ligue.» Pour la deuxième ligue, par contre, une augmentation est envisagée.

«Il s’agit tout de même d’offrir un championnat intéressant», relève Moïse Berberat. «Selon la composition des groupes, cela pourrait coûter cher en déplacements et s’avérer moins attractif.» La solution définitive ne sera pas connue avant la fin du mois. «Les clubs décideront de la formule», souligne Sergio Ghiggia. «Nous aurons encore notre assemblée générale au début juin pour finaliser le tout, comme chaque année.» A noter que cette réunion estivale sera la dernière lors de laquelle Philippe Duvoisin siégera en tant que président de la section romande. Elle promet d’être une des plus animées…

grogne aussi en deuxième ligue

Président de Star Chaux-de-Fonds (deuxième ligue), Bertrand Cuche subit la situation régnant en ligue amateur depuis plusieurs années. «On ne sait jamais où l’on va, ce n’est pas normal», affirme le Chaux-de-Fonnier. «Nous ne connaîtrons la formation de notre groupe qu’en juin. On sait que Corgémont a renoncé à la promotion et que Le Locle est repêché. C’est à chaque fois un peu improvisé.» Ce n’est pas nouveau, et la crédibilité de ces championnats s’en ressent fortement. En attendant de savoir comment leur future saison va se dérouler, les Stelliens s’activent sur le marché des transferts. Le défenseur Morgan Vaucher du HC Franches-Montagnes, ex-junior du HCC, l’attaquant Léonard Tschanz (juniors élites du HCC) rejoindront la phalange stellienne, tout comme le gardien Delvyn Botteron (HCFM II, ex-junior du HCC). Quatre joueurs en provenance de clubs de première ligue devraient encore renforcer la formation dirigée par Steve Pochon.

A Fleurier, Sven Renaud entonne un discours plus modéré. «Nous attendons de voir ce qui va se passer», explique le président du club du Val-de-Travers. «A partir du moment où nous sommes restés en deuxième ligue, la future composition de notre groupe ne change pas grand-chose pour nous. La seule est inconnue réside en la présence ou non du HC Université Neuchâtel II. Sinon, nous allons de l’avant et nous avons déjà pris quelques contacts concernant les transferts


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