23.03.2017, 00:01  

Mercedes est toujours l’écurie à battre

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Lewis Hamilton est le grandissime favori du championnat du monde de F1.

 23.03.2017, 00:01   Mercedes est toujours l’écurie à battre

Par ats

AUTOMOBILISME - Le championnat du monde de Formule 1 commence dimanche avec le Grand Prix d’Australie.

La saison 2017 de Formule 1, qui s’ouvre dimanche à Melbourne avec le Grand Prix d’Australie, sera-t-elle du même tonneau que les trois précédentes, marquées par une domination écrasante de Mercedes? Ferrari et Red Bull espèrent se rapprocher des Flèches d’argent, voire les battre.

Au terme de huit jours d’essais, répartis en deux sessions à Barcelone, avec une grande...

La saison 2017 de Formule 1, qui s’ouvre dimanche à Melbourne avec le Grand Prix d’Australie, sera-t-elle du même tonneau que les trois précédentes, marquées par une domination écrasante de Mercedes? Ferrari et Red Bull espèrent se rapprocher des Flèches d’argent, voire les battre.

Au terme de huit jours d’essais, répartis en deux sessions à Barcelone, avec une grande variété de réglages, de quantités d’essence dans les réservoirs, de dureté des gommes et autres variables confidentielles, il est impossible de dire si Ferrari et Red Bull ont réduit l’écart.

Un resserrement significatif de la hiérarchie constituerait quand même une surprise, étant donné la propension de Mercedes à lever le pied lors des tests d’avant-saison. Il se murmure ainsi que les deux pilotes n’ont jamais donné le maximum sur le tracé catalan...

Hégémonie totale

Depuis 2014, 59 GP ont été disputés, et Mercedes en a gagné 51! L’hégémonie de la firme à l’étoile a été totale durant ces trois années. La nouvelle réglementation mise en place pour 2017 poursuit aussi le but de resserrer la hiérarchie, mais rien ne dit que cela va se vérifier sur les circuits.

Triple champion du monde, et privé d’une quatrième couronne par son coéquipier Nico Rosberg en 2016 mais aussi et surtout par la malchance, Lewis Hamilton aborde logiquement la nouvelle saison avec la pancarte de favori. L’Anglais a une revanche à prendre. Il reste persuadé que sans son moteur explosé en Malaisie alors qu’il avait course gagnée, le titre lui serait à nouveau revenu. On ne peut guère lui donner tort.

Rosberg désormais à la retraite, Hamilton a hérité d’un nouvel équipier en la personne de Valtteri Bottas. Le Finlandais, sous contrat pour une saison seulement, aura tout à prouver. Il n’a jamais gagné en GP, mais a déjà démontré avoir une belle pointe de vitesse.

Pression chez Ferrari

Après une saison 2016 vierge de tout succès, Ferrari a la pression, comme souvent. La Scuderia doit retrouver les avant-postes, et les premiers signes semblent encourageants. Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen devraient disposer cette année d’une machine bien plus compétitive.

Mais il faudra encore que la stratégie suive en course, ce qui n’a pas toujours été le cas récemment. Contrairement à l’an passé, les dirigeants de Maranello ont renoncé à énoncer des objectifs ambitieux en public, histoire de ne pas être embarrassés en cas d’échec.

Red Bull aura aussi son mot à dire. Son team principal Christian Horner est confiant, car son écurie a souvent bénéficié par le passé des changements de règles.

Les Red Bull à moteur TAG Heuer (un Renault rebadgé) devraient régulièrement animer les débats avec la première saison complète de Max Verstappen dans le team. Le prodige néerlandais de 19 ans, plus jeune vainqueur d’un GP de l’histoire de la F1, agace plusieurs de ses pairs par son comportement en piste, souvent à la limite.

Il est pour l’instant défendu par son coéquipier Daniel Ricciardo (27 ans), mais il pourrait bien finir par le courroucer lui aussi, en continuant à afficher ses immenses rêves de gloire. Surtout que le temps commence à passer pour le souriant Australien, qui compte seulement quatre victoires en carrière.

Les soucis de McLaren

Derrière les trois grosses écuries, la lutte pour les accessits devrait concerner en premier lieu les Force India-Mercedes (Sergio Perez, Esteban Ocon), les Williams-Mercedes (Felipe Massa, Lance Stroll) et les Toro Rosso-Renault (Carlos Sainz Jr, Daniil Kvyat).

Ces teams pourraient être concurrencés par Renault (Nico Hülkenberg, Jolyon Palmer), qui doit enfin progresser, voire par Haas-Ferrari (Romain Grosjean, Kevin Magnussen) ou encore McLaren-Honda (Fernando Alonso, Stoffel Vandoorne), si le moteur japonais parvient enfin à rédoudre ses problèmes récurrents de fiabilité et de manque de puissance. Alors que chaque pilote disposera de quatre moteurs pour l’ensemble de la saison, l’écurie de Woking a dû en changer sept lors des tests en Catalogne...

Du nouveau chez Sauber

Reste l’équipe Sauber-Ferrari. La formation basée à Hinwil part avec le Suédois Marcus Ericsson, appuyé par des sponsors généreux, et l’Allemand Pascal Wehrlein, nouveau venu placé par Mercedes.

Après un millésime 2016 catastrophique, sauvé par la 9e place de Felipe Nasr au GP du Brésil, Monisha Kaltenborn espère vivre un exercice plus faste. Les premiers essais de Barcelone ont permis de constater que la voiture semblait fiable. C’est un premier pas, mais il faudra aussi aller chercher la performance, ce qui devrait s’avérer plus compliqué. ats

Les principaux changements dans le règlement

Plusieurs changements sont intervenus dans le règlement de la F1. Les objectifs principaux sont de rendre les voitures plus rapides, notamment dans les virages, et plus difficiles à conduire. Il s’agit aussi de permettre aux pilotes de pouvoir attaquer davantage sur la durée, plutôt que de devoir ménager l’usure des pneus. Tour d’horizon des modifications les plus significatives:

Pneus Ils sont plus larges qu’en 2016. Les gommes avant ont désormais une largeur de 30,5 cm (contre 24,5), alors que les pneus arrière deviennent sensiblement plus larges, à 40,5 cm (contre 32,5). Le manufacturier unique (Pirelli) proposera trois types de gommes sur chaque Grand Prix, en plus des intermédiaires et des pneus pluie. Les mélanges pour le sec sont les suivants: ultratendre, supertendre, tendre, médium et dur. Pirelli va proposer des pneus qui devraient se dégrader moins rapidement que par le passé.

Voitures Plus larges, avec 200 cm maximum au lieu de 180, et aussi plus lourdes (728 kg minimum, pilote y compris, au lieu de 702), elles seront moins rapides en vitesse de pointe (perte estimée à 20 km/h). Par contre, elles passeront les courbes et virages jusqu’à 40 km/h plus vite. Cela va augmenter les forces latérales à absorber pour les pilotes, peut-être jusqu’à 6G. Les muscles du cou seront particulièrement sollicités.

Moteur Quatre au maximum par saison, contre cinq l’an passé. Ils pourront être développés au cours de l’année, le controversé système des jetons ayant été abandonné.

Départs Le pilote gèrera la procédure de départ lui-même à 100%, sans aide de ses ingénieurs. En cas de départ derrière la safety car sur piste mouillée, les voitures s’arrêteront sur la grille quand le bitume aura séché et procéderont alors à un départ normal.


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