22.06.2017, 00:01  

Sur un nuage et avec une bonne marge

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Sixièmes de leur catégorie aux 24Heures duMans, Jonathan Hirschi et ses coéquipiers Jean-Eric Vergne et Tor Graves aspirent à monter  sur un podium d’ici au terme de la saison.
Par emile perrin

AUTOMOBILISME - Jonathan Hirschi titille les meilleurs dans deux disciplines. Et sa LMP2 peut encore aller plus vite.

Septième toutes catégories confondues aux récentes 24 Heures du Mans, septième au classement des pilotes du championnat du monde d’endurance (WEC), Jonathan Hirschi est sur un nuage en ce début de saison. Et le pilote de Savagnier ne compte...

Septième toutes catégories confondues aux récentes 24 Heures du Mans, septième au classement des pilotes du championnat du monde d’endurance (WEC), Jonathan Hirschi est sur un nuage en ce début de saison. Et le pilote de Savagnier ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. «Notre équipe possède clairement le potentiel pour viser le podium d’ici à la fin de la saison», attaque le Neuchâtelois.

Sixième en LMP2 (lire encadré) à Silverstone, septième à Spa-Francorchamps et sixième au Mans, la Manor de Jonathan Hirschi, Jean-Eric Vergne et Tor Graves a les moyens de ses ambitions. «Nous avons encore une belle marge de progression car nous avons été pénalisés en début d’année puisque nous étions le dernier team à recevoir le châssis», explique le Vaudruzien.

Pour étayer les dires de Jonathan Hirschi, l’écurie Manor n’est pas née de la dernière pluie. «Je suis tombé dans un bon team, dont la plupart des mécanos étaient déjà présents quand l’écurie était en Formule 1. Il faut forcément une période d’adaptation, mais le temps parle pour nous», relance le Neuchâtelois.

«Changer de ‘disquette’»

Jonathan Hirschi et Cie ont encore six épreuves (de 6 heures, les 24 Heures du Mans étant une exception dans le calendrier) pour atteindre leur objectif. «En début de saison, je souhaitais trouver un volant pour piloter un prototype. Mais plutôt en European LeMans Series (sorte de championnat d’Europe). Mais comme deux dates étaient incompatibles avec mon engagement en GT Series (lire ci-après), cela ne pouvait pas se faire. Je suis donc allé taper aux portes des écuries participant au WEC. Je ne pensais pas forcément pouvoir participer au championnat du monde dans son entier. Mon but principal consistait à participer aux 24Heures duMans.»

Car le bonhomme avait déjà quatre grands-messes à son palmarès (de 2010 à 2013). «A l’époque, le WEC n’existait pas et le championnat qui faisait office de mondial se courait par paire. Il m’était plus ‘aisé’ de trouver une place comme troisième pilote pour LeMans uniquement. Cette saison, nous sommes des trios et c’est gratifiant d’avoir été engagé par Manor», assure un Jonathan Hirschi qui prend son pied.

«La LMP2 est la catégorie qui monte, c’est là que la bagarre est la plus intense. C’est passionnant», se félicite un homme qui commence à dompter sa machine. «Je concède en moyenne sept dixièmes au tour à Jean-Eric Vergne. Quand je suis bien, je me rapproche à quatre dixièmes. Mon objectif consiste à être régulièrement à une demi-seconde de lui. Plus globalement, un top-10 au général des LMP2 serait extraordinaire pour l’équipe.»

Le tout en «jonglant» entre deux championnats bien différents puisque Jonathan Hirschi court également en GT Series, – où il sera engagé ce week-end sur le circuit Paul Ricard – sa discipline de prédilection. «Là, je n’ai rien à envier aux meilleurs pilotes. Quand je conduis l’autre voiture, je dois changer de ‘disquette’ dans le cerveau car le pilotage n’est pas du tout pareil», assure-t-il avant de décortiquer la catégorie. «Le niveau global est extrêmement élevé et tout le monde se tient dans un mouchoir de poche. Le peloton est fourni (plus de 50 voitures engagées), c’est quelque chose d’extrêmement passionnant. Il faut vraiment que toutes les pièces du puzzle soient réunies pour être tout devant. A la régulière, nous visons des top-10. Mais tout peut arriver», relève le 12e de Silverstone, contraint à l’abandon à Monza.

Mais encore...

mondial Le championnat du monde d’endurance est divisé en quatre catégories qui tournent de concert. Au sommet, la LMP1 est réservée aux constructeurs développant des moteurs hybrides (Porsche, Toyota et les privés Autrichiens de ByKolles Racing). Juste en dessous, les LMP2 sont des bolides intégralement équipés de moteur à essence. lkl

pilotes Les équipes qui participent au WEC sont composées de trois pilotes, un avec le statut «platinium», un «gold» et un «silver». Les «platinium» sont des professionnels (ceux qui ont touché à la Formule 1 notamment, comme le coéquipier français de Jonathan Hirschi, Jean-Eric Vergne), les «gold», comme l’est Jonathan Hirschi, sont des pilotes amateurs ou professionnels dans les series internationales et nationales de la Fédération internationale. Et les «silver» sont des pilotes amateurs, comme Tor Graves (GB), qui complète le trio.

endurance gt series On peut l’assimiler à un championnat d’Europe d’endurance et les courses se disputent sur le même principe que le WEC – généralement en 6h à part aux 24 Heures de Spa. Grosse différence, il n’est pas question ici de prototypes, mais de voiture de Grand Tourisme.


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