17.07.2017, 00:01  

Les huit triomphes passés au crible

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En 2003, Roger Federer soulevait pour la première fois le trophée à Wimbledon.

 17.07.2017, 00:01   Les huit triomphes passés au crible

Par ats

TENNIS - Personne n’a gagné autant de fois Wimbledon que Roger Federer. Petite séance de remise en mémoire.

Roger Federer a remporté dimanche son huitième sacre à Wimbledon. Retour sur les finales qui ont permis au Bâlois de devenir l’homme le plus titré sur le gazon londonien.

6 juillet 2003, 7-6 (7/5) 6-2 7-6 (7/3) face à Mark Phillippoussis (AUS/ATP 48)

A 21 ans et 11 mois, Roger Federer...

Roger Federer a remporté dimanche son huitième sacre à Wimbledon. Retour sur les finales qui ont permis au Bâlois de devenir l’homme le plus titré sur le gazon londonien.

6 juillet 2003, 7-6 (7/5) 6-2 7-6 (7/3) face à Mark Phillippoussis (AUS/ATP 48)

A 21 ans et 11 mois, Roger Federer entre dans la cour des grands avec le premier de ses 19 trophées majeurs. Pour sa première finale de Grand Chelem, il maîtrise à la perfection son sujet, lui qui avait fait craindre le pire à ses supporters en se bloquant le dos lors de l’échauffement de son 8e de finale face à Feliciano Lopez.

«Je ne pense pas que ce soit une bonne chose de me comparer à Pete Sampras. Il a gagné tant de titres, et je n’ai jamais cherché à l’imiter», déclare-t-il notamment.

4 juillet 2004, 4-6 7-5 7-6 (7/3) 6-4 face à Andy Roddick (USA/ATP 2)

La chance est de son côté en ce jour de fête nationale américaine. Au bord du k.-o., Roger Federer est mené 6-4 5-7 4-2 par Andy Roddick lorsque la pluie stoppe l’élan de l’Américain. Le Bâlois gère bien mieux l’interruption que son grand rival, et renverse la vapeur grâce avant tout à sa meilleure gestion des points importants. «C’est extraordinaire. J’ai déjà remporté deux fois le tournoi que je préfère», lâche-t-il.

3 juillet 2005, 6-2 7-6 (7/2) 6-4 face Andy Roddick (USA/ATP 4)

L’affiche est identique à celle de l’édition précédente, mais pas le scénario. Roger Federer survole les débats pour fêter un succès aisé. «Aujourd’hui, j’ai eu l’impression de jouer le match parfait», ose le no 1 mondial, qui met 1h41’ seulement pour signer le «hat trick» à Londres et rester invaincu en cinq finales majeures disputées.

9 juillet 2006, 6-0 7-6 (7/5) 6-7 (2/7) 6-3 face à Rafael Nadal (ESP/ATP 2)

Cette finale, qui tient toutes ses promesses, est la première des trois qui opposeront les deux meilleurs ennemis en trois ans à SW19. Roger Federer avait un tableau miné (Richard Gasquet au 1er tour, Tim Henman au 2e, Mario Ancic en quart), mais c’est face à Rafael Nadal qu’il concède son seul set de la quinzaine. «Ce titre est certainement le plus beau de ma carrière en Grand Chelem. J’ai disputé des matches incroyables durant ce tournoi», concède-t-il.

8 juillet 2007, 7-6 (9/7) 4-6 7-6 (7/3) 2-6 6-2 face à Rafael Nadal (ESP/ATP 2)

La menace Rafa est de plus en plus pressante, mais Roger Federer garde la main pour devenir le deuxième joueur de l’ère Open après Björn Borg à s’imposer cinq fois de suite à Church Road. Et il évoque désormais ouvertement le record de Pete Sampras (14 trophées en Grand Chelem), lui qui en est désormais à 11. «Bien sûr que je pense à ce record. Mais je ne serais pas déçu si je ne le battais pas. J’aimerais déjà être capable de l’égaler dans un premier temps», glisse-t-il.

5 juillet 2009, 5-7 7-6 (8/6) 7-6 (7/5) 3-6 16-14 face à Andy Roddick (USA/ATP 6)

Sacré pour la première fois à Roland-Garros un mois plus tôt, Roger Federer s’en sort essentiellement grâce à son service pour sa troisième finale face à Andy Roddick. Il claque 50 aces (son record), signant son unique break de la rencontre dans le... dernier jeu!

Il retrouve ainsi la 1re place mondiale, et bat surtout le fameux record de Pete Sampas avec un 15e trophée majeur. «C’est un moment incroyable de ma carrière. La chance était de mon côté. C’était un match fou. Ma tête tourne encore», lâche-t-il devant la presse.

8 juillet 2012, 4-6 7-5 6-3 6-4 face à Andy Murray (GBR/ATP 4)

Ce septième triomphe londonien lui permet d’égaler Williams Renshaw et Pete Sampas au palmarès masculin du plus prestigieux tournoi du Grand Chelem.

Roger Federer concède le premier set et doit écarter deux balles de break cruciales à 4-4 dans le deuxième set, mais le vent tourne après qu’il a remporté la deuxième manche. «Il y avait tellement de choses en jeu que ça va me prendre plus de temps que d’habitude pour me rendre compte de ce que j’ai réalisé», lâche le Bâlois, qui récupère une nouvelle fois la 1re place mondiale et sait déjà qu’il entamera huit jours plus tard une 287e semaine au sommet de la hiérarchie pour battre un autre record de Pete Sampras.

16 juillet 2017, 6-3 6-1 6-4 face à Marin Cilic CRO/ATP 6)

Revenu plus fort que jamais après avoir zappé la deuxième moitié de la saison 2016, Roger Federer parachève son come-back en triomphant une huitième fois à Wimbledon. Impérial durant toute la quinzaine, il ne laisse aucune chance en finale à Marin Cilic, diminué par une blessure au pied gauche.

«Je gagne le titre sans avoir lâché une seule manche. Après ce que j’ai vécu l’année dernière, c’est magique», reconnaît Roger Federer. ats

Et maintenant, à la conquête de la place de numéro un!

Inoxydable Roger Federer! Le Bâlois a cueilli à 35 ans et 342 jours son 8e titre à Wimbledon, le 19e en Grand Chelem.

Héroïque lauréat d’un Open d’Australie 2017 qu’il avait abordé sans aucun repère, il a remis le couvert sur «son» gazon de Church Road, alors qu’il était attendu au tournant. Et avec la manière qui plus est, puisqu’il s’est imposé sans lâcher le moindre set. Un exploit qu’il n’avait réalisé qu’une seule fois dans un «Major», lors de l’Open d’Australie 2007.

Joueur le plus «vieux» à triompher à Wimbledon dans l’ère Open, Roger Federer est simplement le deuxième homme après Ken Rosewall à s’adjuger plusieurs trophées majeurs après avoir passé le cap des 35 ans. Le temps semble avoir suspendu son vol: c’est la première fois depuis 2009 que le Maître conquiert deux titres du Grand Chelem au cours de la même année. Il s’était alors imposé pour la première fois à Roland-Garros, puis pour la sixième fois à Wimbledon, égalant puis battant le record alors détenu par Pete Sampras (14 sacres majeurs). Il avait aussi récupéré une place de no 1 mondial cédée onze mois plus tôt à Rafael Nadal.

Le Bâlois, qui était également redevenu no 1 mondial après son septième titre londonien en 2012, ne réalise pas, cette fois-ci, un tel coup double. Mais ce n’est peut-être que partie remise: aujourd’hui, il grimpera à la 3e place mondiale, lui qui avait reculé jusqu’au 17e rang avant d’entamer l’Open d’Australie 2017. Il n’accusera que 1205 points de retard sur le no 1 mondial Andy Murray, qui est touché à la hanche et a pas moins de 5460 points à défendre d’ici la fin de saison...

Cette place de no 1, qu’il a quittée pour la dernière fois le 5 novembre 2012 après l’avoir occupée pendant un total hallucinant de 302 semaines, Roger Federer ne peut désormais qu’en faire un objectif.

Forfait pour toute la saison sur terre battue, Roger Federer a certes vu Rafael Nadal triompher pour la 10e fois à Roland-Garros pour cueillir son 15e trophée majeur. Mais il a aussi vu Novak Djokovic et Andy Murray perdre un peu plus pied. Pendant ce temps, le Bâlois a pu recharger ses batteries et préparer une deuxième partie de saison qui lui a si souvent souri.

Le temps a bien suspendu son vol. Les amateurs de tennis ont à nouveau droit à un duel entre le maestro Roger Federer et le taureau Rafael Nadal, qui devrait constituer le fil rouge de cette fin d’année. Le gaucher espagnol possède pour l’heure un léger avantage, avec une marge de 920 points au classement technique et seulement 370 points à défendre jusqu’à la fin de l’année. Mais Roger Federer a, quant à lui, 0 point à défendre. Le Bâlois a les moyens d’ajouter un nouveau chapitre à sa légende en devenant le plus «vieux» no 1 mondial de l’histoire. N’a-t-il pas conclu chacune des années au cours desquelles il a conquis au moins deux titres du Grand Chelem (2004, 2005, 2006, 2007, 2009) à la 1re place mondiale? ats


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