02.05.2017, 00:01  

Franc succès pour le premier «Final Four»

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VOLLEYBALL - Les finales juniors M15 à M23, ce week-end à Neuchâtel, ont tenu toutes leurs promesses.

Pari réussi! Habituellement organisées à différents endroits, les finales des championnats suisses juniors garçons et filles des catégories M15, M17, M19 et M23 se déroulaient pour la première fois en un seul et même lieu, à Neuchâtel (notre édition du 26 avril). Et le moins que l’on puisse écrire est que l’engouement suscité et le spectacle proposé furent...

Pari réussi! Habituellement organisées à différents endroits, les finales des championnats suisses juniors garçons et filles des catégories M15, M17, M19 et M23 se déroulaient pour la première fois en un seul et même lieu, à Neuchâtel (notre édition du 26 avril). Et le moins que l’on puisse écrire est que l’engouement suscité et le spectacle proposé furent bien au rendez-vous, couronnant de succès le travail de concert du NUC et de Swiss Volley.

Cette nouvelle manière d’aborder le dernier carré des compétitions juniors porte la griffe de plusieurs acteurs: le directeur de Swiss Volley, Werner Augsburger, la directrice du département volleyball (à différencier de celui du beachvolleyball), Anne-Sylvie Monnet, et le président de la Swiss Volley Région Neuchâtel, Philippe Enkerli, également membre de la commission de la relève et président du comité d’organisation.

«Nous souhaitions changer de format pour le Final Four, et le NUC s’est très rapidement manifesté pour l’organiser. Nous n’avons pas hésité longtemps devant les infrastructures existantes, la position géographique de la ville qui n’est pas si loin que ça de la Suisse alémanique et la motivation du club», expliquait Werner Augsburger. «L’objectif est qu’à terme, la ville de Neuchâtel devienne un symbole d’accession aux finales nationales.»

Plus forts que les critiques

Toutefois, ce projet n’a pas forcément séduit de prime abord. «Certaines équipes n’ont pas hésité à critiquer nos choix quant à l’organisation des matches, comme par exemple le fait de devoir déjà venir le matin alors qu’elles ne joueraient que l’après-midi», se remémorait Werner Augsburger. «On ne vient pas à des finales pour disputer un match puis rentrer chez soi! Un tournoi de ce type doit permettre aux jeunes joueurs d’aller voir évoluer les catégories d’âges supérieures, aux entraîneurs d’échanger, de s’inspirer les uns des autres, etc.» De son côté, Anne-Sylvie Monnet louait surtout l’opportunité «de rassembler les meilleures équipes sur un même tournoi pour pousser les volleyeurs en devenir à s’investir dans le sport d’élite.»

Une politique qui séduit

La politique du NUC, grand artisan de cette belle première, force l’admiration des deux dirigeants de Swiss Volley. «Il y a quelques années, le NUC n’avait presque plus de mouvement juniors mais il réalise actuellement un superbe travail de relève notamment chez les féminines», relatait la directrice de la section volleyball, après le sacre des M17 du club (lire encadré). «La première équipe se bat souvent pour le titre en LNA, et fait figure de locomotive chez les jeunes du club», complétait Werner Augsburger. «La présidence du NUCest très active. Elle n’hésite pas à se positionner lors des conférences de la Ligue, même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec elle (rires). Le NUC représente véritablement un exemple intéressant du volleyball suisse.»

Si chacun s’accorde donc sur le bon fonctionnement de l’événement, nul ne souhaite se reposer sur ses lauriers. «Nous ferons prochainement un point avec le NUC pour voir notre potentiel d’amélioration. Le club s’est engagé sur trois ans, ce qui nous permettra d’avoir une certaine continuité et d’arriver à un projet très abouti par la suite», confessait Anne-Sylvie Monnet. Et de conclure: «Vu comme c’est parti, il sera difficile de trouver meilleur organisateur!»

Les M17 féminines du NUC sont championnes de Suisse

Des dures à cuire. Certes le terme n’est pas très glamour mais il convient si bien aux volleyeuses de la catégorie M17 du NUC, engagées dans ce «Final Four» des championnats suisses juniors. Effectivement, après avoir écarté Aesch, samedi, en demi-finale (25-14, 24-26, 22-25, 25-18, 15-5), les Neuchâteloises sortirent vainqueurs de la finale les opposant à Köniz, dimanche à la Riveraine (25-22, 6-25, 28-26, 13-25, 15-11).

Mais que ce fut difficile! Si leurs deux sets remportés – avant le cinquième set décisif – le furent de justesse, les filles du NUC abandonnèrent largement les deux autres aux Bernoises. «C’était un match compliqué face à une équipe très athlétique. J’ai rapidement compris pendant le second set que nous ne le remporterions pas, et donc préféré préparer les suivants», retenait le coach neuchâtelois, Fernando Oliveira. «Les filles méritent pleinement ce titre après avoir tant travaillé ces quatre dernières années. Cette génération 2001-2002 est selon moi la meilleure de Suisse, je ne les attendais pas à ce niveau.»

Un sacre d’autant plus savoureux qu’elles avaient buté sur la dernière marche l’an dernier à pareille époque. «Je n’arrive pas à me rendre compte que nous sommes championnes! Nous prenons notre revanche sur la finale de 2016 (réd: contre Lugano), et c’est d’autant plus beau que nous avions une pression supplémentaire en jouant à domicile», confiait émue aux larmes la capitaine du NUC, Emilie Steiner. Elle qui entend bien «continuer avec cette équipe et percer dans mon club».


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