26.05.2017, 00:01  

Une jeune équipe de Suisse en quête de reconnaissance

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VOLLEYBALL - Les Helvètes passent par Neuchâtel avant leurs grandes échances internationales.

L’équipe de Suisse féminine est en mission. Dans l’ombre des autres sélections nationales, les Helvètes ont pour ambition de (re) gagner le cœur du public ces prochaines années. Cette campagne de publicité de longue haleine débutera ce soir à la Riveraine (20h) face à la Suède en match amical (lire ci-dessous).

Sous le feu des projecteurs en 2013 lorsque la Suisse avait co-organisé les championnats d’Europe avec l’Allemagne, la...

L’équipe de Suisse féminine est en mission. Dans l’ombre des autres sélections nationales, les Helvètes ont pour ambition de (re) gagner le cœur du public ces prochaines années. Cette campagne de publicité de longue haleine débutera ce soir à la Riveraine (20h) face à la Suède en match amical (lire ci-dessous).

Sous le feu des projecteurs en 2013 lorsque la Suisse avait co-organisé les championnats d’Europe avec l’Allemagne, la sélection nationale (44e au classement mondial) recherche une nouvelle reconnaissance publique. «Le but de notre présence aux Masters de Montreux est essentiellement marketing», confirme Timo Lippuner, à la tête du groupe national depuis 2014. «Nous devons nous faire connaître du grand public, montrer que nous existons et, surtout, que nous avons des ambitions.» Plusieurs animations seront mises sur pied lors du célèbre tournoi international vaudois pour accroître la visibilité de la formation helvétique.

L’ex-entraîneur de Volero et d’Aesch connaît l’équation pour atteindre sa cible: du cœur, du beau jeu et des succès comme gages de notoriété.

«Notre équipe est jeune (réd: 21 ans de moyenne d’âge), mais elle a l’avantage d’être pétrie de talent. Si nous n’avons pas encore le potentiel pour nous qualifier pour les Mondiaux, nous l’avons pour les Européens. Nous aurons d’ailleurs trois opportunités ces six prochaines années pour y arriver. C’est notre objectif!»

Question de mentalités

En coulisses, Swiss Volley œuvre depuis plusieurs années pour développer la discipline. «La mise sur pied des talent schools (réd: centres de formation labellisés par la fédération comme celui de VFM à Saignelégier) ou la professionnalisation de la LNA ont un effet positif sur le niveau de l’équipe nationale», explique le nouveau coach de Vilbisburg en Bundesliga. «Les jeunes, qui ont bénéficié de ces encadrements pros, ont intégré cette idéequ’il faut s’entraîner beaucoup pour obtenir des résultats, comme le requièrent les exigences du sport moderne de haut niveau.»

Une politique à double tranchant pour la fédération puisqu’elle décourage également certaines des meilleures joueuses du pays à revêtir le maillot national, trop lourd à porter en raison de l’investissement demandé en parallèle de leur travail ou études. De 30 annuels par le passé, les Suissesses sont «sous les drapeaux» durant 70 jours désormais.

Si la méthode d’entraînement est intériorisée, il reste encore à Timo Lippuner et à son staff d’inculquer cet instinct de tueur dans les têtes des Suissesses, qui se reposent trop souvent sur les étrangères dans leur club. Or, dans un championnat de Suisse où le professionnalisme est l’apanage des «mercenaires», l’équipe nationale constitue le seul tremplin des Helvètes vers le haut niveau européen.

«Nous les mettons face à leurs responsabilités et devant leurs limites pour leur montrer le chemin à parcourir pour devenir professionnelles», relève le Soleurois. «Pouvoir se mesurer aux meilleures nations lors des qualifications ou des tournois comme à Montreux ou les Universiades a pour but de nous faire grandir», ajoute la libero du NUC, Tabea Dalliard.

Grandir sur le terrain pour charmer à l’extérieur, telle est la noble mission de l’équipe de Suisse.

Opération séduction à la riveraine

Avant de se lancer à la (re) conquête du public suisse à Montreux, l’équipe nationale commence son opération séduction ce soir (20h) à la Riveraine, à l’occasion du match amical contre la Suède. Pour cette rencontre internationale, l’entrée sera gratuite. «On espère compter sur 200 spectateurs», lâche le vice-président du NUC, Antoine Benacloche. «On va aussi essayer de faire venir la sélection de Petkovic (réd: établie dans le même hôtel que les deux équipes de volley). Ce serait un joli clin d’œil.»

La sélection compte deux joueuses du NUC, Tabea Dalliard et Martina Halter, touchée au dos. Ségolène Girard (cheville) et Carole Troesch (épaule) ont, elles, dû déclarer forfait.


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