01.04.2017, 00:01  

Valtra veut repartir pour dix ans en LNB

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Julia Petrachenko (au centre, de face) et ses camarades du VBC Val-de-Travers peuvent se réjouir: elles ont assuré leur maintien en LNB sans (trop) souffrir.

VOLLEYBALL - Le club vallonnier a assuré son maintien et suscite un réel engouement auprès des jeunes.

Depuis une semaine et son succès face à Ruswil, Val-de-Travers sait qu’il aura droit à sa onzième saison consécutive en LNB. Une continuité étonnante pour ce petit coin de terre isolé mais qui vibre pour le volleyball féminin.

Encore plus depuis un jour du début du printemps 2007 lorsque Valtra, mené par Philipp Schütz, décrochait à Genève une inédite promotion en LNB. Le coach emblématique est ensuite parti écrire les plus belles pages de l’histoire du NUC, mais le vaillant club vallonnier n’a jamais quitté la catégorie de jeu.

Pourtant, la saison tout juste achevée était celle de tous les dangers, comme le reconnaît le coach Gilles Auzou: «Nous attaquions un nouveau cycle, avec beaucoup de mouvements durant l’été. L’objectif était clairement de rajeunir l’équipe.»

La présidente Joëlle Roy prolonge: «Le maintien en LNB était important pour conserver une certaine visibilité, l’intérêt des sponsors et rester attractifs pour les joueuses dans une région aussi reculée que la nôtre. En même temps, il fallait affirmer le côté formateur de notre club.» Mission accomplie sur toute la ligne, non sans quelques frayeurs durant la première partie de saison.

Jamais découragées

«Nous avons complété tardivement notre contingent, avec notamment l’arrivée en septembre de Julia Petrachenko. Certaines joueuses, beaucoup moins utilisées la saison passée, ont dû s’adapter à un nouveau rôle. Les nouvelles venaient de Savagnier, en première ligue. Il fallait inévitablement du temps pour trouver un certain amalgame», poursuit Joëlle Roy. Si on ajoute à cela les blessures, coup sur coup, des deux étrangères (Anna Budinska à la cheville, Pavla Duspivova à l’épaule), voilà que l’avant-dernière phase au terme de la première place de championnat s’explique.

«Même lorsque les défaites s’accumulaient, les joueuses ne se sont jamais découragées. Nous mettions l’accent sur ce qui avait bien fonctionné et avons progressé. Le groupe a bien vécu ensemble», précise Gilles Auzou. Un facteur essentiel pour assurer le maintien – sans passer par la case barrage – lors du tour contre la relégation. «Tout n’a pas été parfait. Notre rendement à l’extérieur a été moins convaincant qu’à domicile. On sent qu’il manque un peu de maturité, ce qui est normal. Mais l’essentiel a été préservé.»

Quant à la seconde priorité du club, relative au mouvement jeunesse, le succès a été encore plus frappant. «Nos équipes M23 et M17 ont remporté le championnat cantonal, les M15 se sont illustrées aussi au niveau national», lâche, non sans un orgueil légitime, le Français, qui endosse depuis deux ans également la casquette de responsable de la formation. Qualité alliée à la quantité: «Plus de 70 jeunes de 6 à 18-19 ans sont licenciés au club. Il y a deux ans, il y avait presque davantage de joueuses dans la première équipe que d’enfants», se remémore la présidente.

Restera, restera pas?

Un tel engouement découle aussi de la collaboration mise en place avec les écoles. «Il faut continuer sur cette voie. L’idéal serait qu’un jour tous les jeunes du Val-de-Travers aient joué au volley», affirme Gilles Auzou. «Le bouche-à-oreille fonctionne bien», complète Joëlle Roy. «Nous sommes conscients que très peu de ces jeunes feront carrière. Mais la formation reste indispensable pour se maintenir à haut niveau, surtout depuis que le NUC dispose d’une équipe en LNB et que nos possibilités de recruter sur le Littoral se sont donc réduites. »

Tranquille sur le plan financier – «nos principaux sponsors sont sous contrat pendant encore deux ans», note la présidente – et avec un comité «remplumé», le VBC Val-de-Travers peut envisager son avenir avec sérénité.

Malgré l’incertitude entourant le nom du coach pour la saison prochaine. «Je suis sous contrat jusqu’en 2019», rappelle Gilles Auzou. Avant d’ajouter, énigmatique: «Mais dans le volley, les choses peuvent changer très vite, au gré des mouvements d’entraîneurs et de diverses propositions...»

La présidente se refuse également à lever le voile. «Nous devons encore avoir des discussions. Nous communiquerons prochainement au sujet de la permanence ou du départ de Gilles Auzou.»


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