Baselworld
 10.03.2017, 00:01  

La montre non connectée la plus précise au monde

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Le chronographe Conquest VHP.

HORLOGERIE - Longines a dévoilé son dernier modèle hier à l’Observatoire de Neuchâtel.

«C’est une décision stratégique de ne pas proposer une montre connectée», explique Juan-Carlos Capelli, vice-président de Longines. La marque de Saint-Imier a dévoilé, hier à l’Observatoire de Neuchâtel, son dernier modèle, la Conquest VHP, pour très haute précision. Elle est équipée d’un mouvement quartz calendrier perpétuel. «Il s’agit certainement de la montre non connectée la plus précise au monde.»

Pour tous les mois qui ont moins de 31 jours, la date se met à jour automatiquement. La montre est aussi équipée d’un système qui permet de repositionner correctement les aiguilles après un choc. «De dernière génération, sans problème de connectivité ou de batterie.» Celle-ci peut fonctionner près de cinq ans. Deux ans de développement ont été nécessaires pour réaliser cette nouvelle pièce. Le mouvement, développé en partenariat avec la société ETAT, également propriété de Swatch Group, est produit en exclusivité pour Longines. «Ça fait 20 ans que nous n’avons pas développé quelque chose comme ça dans le quart», confie Juan-Carlos Capelli. «Je suis convaincu que c’est le bon produit au bon moment.»

Trois moteurs

Le mouvement contient trois moteurs. Le premier pour l’heure et la minute, le deuxième pour la seconde et le troisième pour le calendrier perpétuel. Sa précision est de plus ou moins 5 secondes par année. «C’est l’affichage qui est garanti à cette précision. Ça nous différencie de la concurrence.» Toutes les fonctions sont réglées par la couronne. La montre se décline en une version trois aiguilles et chronographe pour, respectivement, 950 et 1550 francs. Elles seront disponibles dès le mois de septembre en Suisse.

Pour présenter ces nouvelles pièces, Longines n’a pas choisi l’Observatoire de Neuchâtel par hasard. Dans ce lieu, en 1954, le premier appareil chronométrique quart a été certifié. Il s’agit du Chronocinégines. «La première fois au monde qu’un appareil portable atteignait la précision absolue», relève Stéphanie Lachat, historienne. «Grâce aux fédérations sportives, qui nous ont poussé à accomplir ces performances», renchérit Juan-Carlos Capelli.

Un transfert de technologie a suivi cette première réalisation. En 1965, Longines a fait certifier une horloge de bureau, puis en 1969, l’Ultra-Quartz, la première montre-bracelet électronique. Place aux cristaux liquides digitaux en 1972 puis un modèle ultrafin en 1981. L’Observatoire couronnera aussi la première Conquest VHP en 1984. Un système de thermo-compensation permet de lutter contre les variations de températures. «Une tolérance de plus ou moins 1 minute en cinq ans est garantie», précise Stéphanie Lachat. Finalement, le premier calendrier perpétuel quartz est certifié en 1990.

Longines produira-t-elle tout de même une montre connectée dans les années à venir? «Il ne faut jamais dire jamais», conclut Juan-Carlos Capelli. Mais, pour l’instant, la marque entend produire des montres suisses grâce à son savoir-faire. Et comme elle le réalise depuis 185 ans à Saint-Imier. daniel droz


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