Elections cantonales neuchâteloises 2017
 09.03.2017, 00:01  

Le PLR veut retrouver le siège perdu contre Yvan Perrin

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Les députées Johanne Lebel Calame (debout) et Laurence Vaucher (devant elle) sont à nouveau candidates pour le Parti socialiste du Val-de-Travers, au sein d’une liste très féminine.

 09.03.2017, 00:01   Le PLR veut retrouver le siège perdu contre Yvan Perrin

GRAND CONSEIL - Trente-deux candidats pour les huit sièges du Val-de-Travers.

Ils sont trente-deux dans les starting-blocks au Val-de-Travers. Seize hommes et seize femmes à briguer un des huit strapontins dédiés aux représentants du Vallon au législatif cantonal. Cinq partis sont représentés, soit le Parti socialiste, l’UDC, le Parti libéral-radical, les Verts et le Parti ouvrier et populaire.

Au regard des dernières élections et votations, la bataille devrait surtout se dérouler à droite, où l’UDC et le PLR devraient se battre pour obtenir...

Ils sont trente-deux dans les starting-blocks au Val-de-Travers. Seize hommes et seize femmes à briguer un des huit strapontins dédiés aux représentants du Vallon au législatif cantonal. Cinq partis sont représentés, soit le Parti socialiste, l’UDC, le Parti libéral-radical, les Verts et le Parti ouvrier et populaire.

Au regard des dernières élections et votations, la bataille devrait surtout se dérouler à droite, où l’UDC et le PLR devraient se battre pour obtenir un troisième siège, alors que la gauche conserverait ses trois sièges.

Grande gagnante il y a quatre ans, l’UDC était passée d’un à trois sièges et espère rééditer pareille progression, «mais un maintien est tout à fait louable», note Niels Rosselet-Christ, candidat et chef du groupe au Conseil général de Val-de-Travers. Pour y parvenir, le parti représente ses sortants Loïc Frey, Alexandre Willener et Sylvia Schulé, épaulés par cinq colistiers majoritairement issus de la politique communale.

En face, le PLR fait de même, avec la sortante Sandra Menoud accompagnée de nombreux conseillers généraux, à commencer par le président du législatif de Val-de-Travers Pierre-Alain Wyss ou le chef de groupe Quentin di Meo. Avec comme perspective de retrouver le troisième siège perdu en 2013 «face à la locomotive Yvan Perrin», note le président de la section Pierre-Alain Wyss. Le ténor UDC avait, en effet, poussé sa liste vers l’avant.

Attentifs à la santé et aux finances

A gauche, le POP présente deux candidats sans réelles chances tandis que les Verts ont des ambitions plus limitées qu’ailleurs dans le canton (lire ci-contre).

Le Parti socialiste repart, lui, avec ses deux sortantes – Johanne Lebel Calame et Laurence Vaucher – mais sans l’ethnologue Jacques Hainard. Le directeur d’école Pierre Wexsteen ou l’ancienne présidente du législatif de Val-de-Travers Nathalie Ebner Cottet font figure de papables pour le remplacer. Le gain d’un 4e siège, comme en 2009-2013 semble difficile: «Dans l’idéal, on aimerait le retrouver, mais si on se maintient, c’est très bien aussi», remarque la présidente de parti Nathalie Ebner Cottet. «Le but, c’est une majorité de gauche, mais au niveau cantonal.»

Pour les différents intervenants, la députation vallonnière devra être particulièrement attentive à la future politique sanitaire du canton et au sort de l’antenne de Couvet. Les questions d’assainissement des finances publiques et des reports de charges, ainsi que les problématiques liées à l’emploi, notamment frontalier, sont aussi citées comme priorités.

Les Verts peinent à remplir leur liste

Champions cette année du nombre de candidats – 113 –, les Verts ont tout de même eu davantage de peine à remplir leur liste au Vallon. «Le Parti y est moins bien implanté. Et aujourd’hui, être député demande du temps, il faut reconnaître que certains ont hésité à se lancer», remarque la tête de la liste vallonnière du Parti, Rémy Cosandey, habitant de... La Chaux-de-Fonds.

A témoin, trois candidats sur six n’habitent pas ou plus au Vallon. A l’image de Rémy Cosandey dont la présence sur la liste tient à ses titres de président cantonal de l’Avivo (l’association de défense des personnes âgées) et de membre du cercle Union, deux structures où les sections vallonnières sont «dynamiques».

Si les Verts ont peiné à trouver du monde, les autres partis semblent avoir eu moins de peine. «Nous avions les noms en novembre», remarque la socialiste Nathalie Ebner Cottet, alors qu’UDC et PLR ont aussi trouvé rapidement huit candidats. «C’est venu naturellement et rapidement», note le libéral-radical Pierre-Alain Wyss.

Exit le double mandat

Si durant l’actuelle législature, Thierry Michel, Yves Fatton et Christian Mermet ont cumulé des mandats de conseillers communaux et de députés, aucun ne se représente. Sans perte pour la commune de Val-de-Travers, estime son président Yves Fatton. «Nous avons d’autres outils pour nous faire entendre en tant que commune», estime Yves Fatton, en listant les rencontres annuelles avec le Conseil d’Etat ou encore les différentes conférences intercommunales.

«Je n’ai pas d’inquiétudes. Nous avons toujours fait de la politique en défendant notre canton et notre région», remarque Yves Fatton. S’il estime que «les autres candidats défendront aussi bien le Vallon», la fin du double mandat devrait permettre d’éviter des situations de «mal à l’aise», lorsque les intérêts du groupe politique ne sont pas en accord avec ceux de la commune. Pour le libéral-radical, tel avait été le cas lorsqu’il avait été question de l’impôt des frontaliers, où les intérêts de Val-de-Travers et du PLR étaient divergents.

Aux Verrières, la conseillère communale Véronique Hirschi est candidate sur la liste socialiste.

contexte

En vue des élections cantonales du 2 avril, nous reviendrons dans une série d’articles sur les candidats au Grand Conseil, district par district. Premier épisode aujourd’hui avec le Val-de-Travers.


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