Elections cantonales neuchâteloises 2017
 17.03.2017, 01:07

Les «ravages» de l’échec des fusions

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Dans les rues, ici dans le chef-lieu du district de Neuchâtel, foisonnent les affiches des huit partis en lice pour les élections cantonales du 2avril.

 17.03.2017, 01:07 Les «ravages» de l’échec des fusions

GRAND CONSEIL Dans le district de Neuchâtel aucune liste des grands partis n’est complète. Un désengagement significatif attribué au refus des unions et au report des élections communales.

C’est dans le District de Neuchâtel que sont domiciliés 30% de la population du canton. Pas moins de 161 candidats sont donc en lice pour briguer les 35 sièges qui Ces candidats se répartissent sur huit listes. Soit quatre de partis de gauche (PS, Verts, POP, Solidarité) et quatre de partis de droite (PLR, Vert’libéraux, UDC et...

C’est dans le District de Neuchâtel que sont domiciliés 30% de la population du canton. Pas moins de 161 candidats sont donc en lice pour briguer les 35 sièges qui Ces candidats se répartissent sur huit listes. Soit quatre de partis de gauche (PS, Verts, POP, Solidarité) et quatre de partis de droite (PLR, Vert’libéraux, UDC et PDC).

Son objectif était de présenter une liste pleine dans ce district, mais, pour ce faire, il manque quatre candidats au Parti libéral-radical (PLR). Particulartié du district de Neuchâtel, la ville se tient à gauche, tandis que Bas-Lac et Entre-deux-Lacs tendent à être un fief de droite.

Le suspense est d’autant plus grand que c’est dans ce district que le renouvellement (plutôt jeune) est le plus conséquent et que certains ténors (tels Olivier Haussener ou Pascal Sandoz) ne se représentent pas. Si, en 2013, le PLR avait perdu deux sièges, c’est qu’il y avait eu un «brassage des cartes», pour reprendre la terminologie de Fanny Noghero, secrétaire générale du parti. Soit l’arrivée du Parti démocrate chrétien (PDC) et des Vert’libéraux. Ces derniers étant apparentés au PLR, c’est donc d’abord à l’Union démocratique du centre (UDC) que le PLR compte voler des voix pour cette législature.

Double majorité

Actuel cheval de bataille du parti: obtenir la double majorité. Autant dire qu’il soutient à fonds sa candidate de Cornaux au Conseil d’Etat, Isabelle Weber. Importants engagements professionnels ou statut d’indépendants, difficile pour certains membres des partis de droite de s’engager. On le martèle aussi bien du côté du PLR que de celui des Vert’libéraux. Ces derniers présentent, eux, 23 candidats (contre 20 en 2013), dont trois seulement extérieurs à la ville de Neuchâtel. Loin de la liste complète, le parti occupe néanmoins une place influente. Fort de ses apparentements , il a tout pouvoir de faire basculer la majorité à droite, cheval de bataille du PLR. Son président, Mauro Moruzzi, estime qu’il eut été possible de présenter 35 candidats. Et d’énumérer les obstacles s’opposant à certains papables. «Certains n’envisageaient pas d’être élus aux communales, l’ont été, et ne souhaitaient pas cumuler.» Avec zéro siège en 2009, puis deux en 2013, les Vert’libéraux espèrent bien augmenter leur dotation. «Avec un fonctionnement inique fixant un quorum à 10%, nous n’avons pas beaucoup d’états d’âme», souligne au passage Mauro Moruzzi.

Tandis qu’en 2013, le Parti socialiste (PS) avait fait liste pleine dans les six districts du canton, il peine, cette année, à remplir ses listes. Même dans le district de Neuchâtel, où il a pourtant la ville de son côté. Il présente, ainsi, 29 candidats, soit six de moins qu’il y a quatre ans. «Notre fierté réside dans le fait de ne pas présenter de candidats alibis. Nous avons même refusé certaines postulations», souligne Yann Hulmann, coordinateur politique du PS. Qui impute ce désintérêt au report des élections communales devenues, ainsi, trop proches des cantonales. Difficile de mener deux campagnes si rapprochées. Fanny Noghero n’hésite pas, quant à elle, de parler de «désengagement massif», sur l’Entre-deux-Lacs, où le Parti libéral-radical s’est extrêmement impliqué dans le processus de fusion. La secrétaire du PLR ne mâche pas ses mots et parle carrément de «ravages», en évoquant le refus par la population, à deux reprises, d’un mariage entre communes.

POP la fleur au fusil

Un brin amoindri, le parti reste cependant confiant quant à ces prochaines élections. Bien que divorcé du parti à la rose (leur apparentement ayant pris l’eau), le Parti ouvrier populaire (POP) part seul au combat, mais la fleur au fusil. Seuls deux sortants, Olivier Forel et Ariane Tripet restent en lice. Même en faisant cavalier seul, il est parvenu à présenter quatre nouveaux candidats.

contexte

Après le Val-de-Travers, Le Locle et La Chaux-de-Fonds, suite de notre tour d’horizon par districts dans la perspective des élections au Grand Conseil du 2 avril, avec, aujourd’hui, le district de Neuchâtel. Celui-ci a droit à 35 sièges sur les 115 que compte le législatif cantonal.


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