Football régional
 21.03.2017, 00:01  

Le ballon roule toujours à Cortaillod

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FOOTBALL - Secouée par les problèmes du club, la première équipe fait le dos rond avant l’arrivée de jours meilleurs.

Les Carcoies ont dû se demander ce qu’ils avaient fait dans une de leurs vies antérieures pour mériter tout ça.

Une équipe fanion qui se désintègre durant l’été (lire nos éditions du 13 septembre 2016), un caissier qui pioche dans la caisse (lire nos éditions du...

Les Carcoies ont dû se demander ce qu’ils avaient fait dans une de leurs vies antérieures pour mériter tout ça.

Une équipe fanion qui se désintègre durant l’été (lire nos éditions du 13 septembre 2016), un caissier qui pioche dans la caisse (lire nos éditions du 16 février 2017), des installations qui font la moue (lire nos éditions du 24 février): le terrain de la Rive a connu quelques vagues ces dernières années, et ce n’est pas en raison de sa position géographique à quelques brasses du lac.

Aujourd’hui, le joran a cessé de souffler et l’accalmie semble revenue à Cortaillod. «Il est vrai que la situation n’était pas facile quand j’ai repris la première équipe peu avant le début de la saison. Mais nous avançons avec nos moyens selon la ligne que nous nous sommes fixés», avoue Michael Decastel, qui peut compter sur un assistant, Marvin Morales, depuis cet hiver. «Mais nous n’avons pas plus de moyens qu’auparavant. Nous le faisons uniquement par passion.»

Miser sur les jeunes

Un moteur qui permet pour l’instant aux Carcoies de résister contre les vents et marées de la deuxième ligue. S’ils ont pu compter sur trois «mercenaires» italiens (Attilio Lika, Paolo Sokoli et Dardan Vuthaj) au premier tour, ils devront poursuivre le championnat sans eux.

Le premier s’est engagé avec Moutier (2e inter) et le second avec le FCC. Quant au dernier, il a signé un contrat à Monopoli, en troisième division italienne. «Nous savions que leur apport était temporaire. Cela dit, la politique du club vise à travailler avec les jeunes du coin, en les associant à quelques anciens comme Yannick Mollichelli ou Patrick Calani», explique le neveu de Michel Decastel.

Cette politique a aussi été imposée par la réalité d’un marché hautement concurrentiel. Dans ce contexte, comment attirer des footballeurs talentueux sans possibilités d’offrir des primes ni infrastructures dernier cri? «Ce sont des paramètres importants pour tout un chacun. Comment faire venir, par exemple, un joueur de Marin si on n’est pas en mesure de lui proposer quelque chose de mieux. Malheureusement, le cadre magnifique de la Rive ne constitue pas un argument suffisant...», convient l’entraîneur carcoie.

Le maintien et rien d’autre

Michael Decastel espère que les nouvelles installations, dont les travaux devraient être terminés pour le début de la saison prochaine, devraient donner une nouvelle impulsion à l’équipe.

Mais pour que les futures festivités soient une réussite, Cortaillod n’a d’autre option que de se maintenir dans l’élite du football régional. Actuels neuvièmes, les Carcoies ne possèdent que trois petits points d’avance sur le premier relégable, Bosna Cernier. «Inaugurer les nouveaux vestiaires en troisième ligue serait un échec», assène le coach. «Mais depuis quelque temps, nous pouvons travailler sereinement pour atteindre notre objectif.»

Comme ce n’était plus arrivé depuis bien longtemps du côté de la Rive.

Développements tous azimuts

Cortaillod se reconstruit à tous les niveaux, et pas uniquement au niveau des actifs. Grâce au soutien de la commune qui prendra en charge la rénovation des anciens vestiaires actuels et la création de deux nouveaux, le club carcoie a l’ambition de (re) dynamiser son mouvement juniors et sa section féminine. «Avec les futures installations, les enfants bénéficieront de meilleures conditions. C’est une... condition préalable pour développer le football des juniors», reconnaît le président, Valério Rizzon.

Le but est de (re) mettre sur pied une pyramide de formation complète, allant de l’école de foot aux juniors A. «Nous avons huit équipes, réparties entre les G et les C», précise-t-il. Si les anciens dirigeants avaient fermé la porte à tout projet de groupement, les nouveaux n’en font pas, pour l’heure, une priorité. «Non, car notre mouvement juniors se porte plutôt bien. La preuve, nombreux sont les jeunes issus de Cortaillod qui rejoignent des équipes en Inters ou à Neuchâtel Xamax FCS», livre-t-il.

Des collaborations existent toutefois avec d’autres clubs, notamment avec Colombier. Devenu avec le temps le pôle cantonal du foot féminin – Cortaillod possède une équipe en 2e inter, une en 3e ligue et une autre de B/11 –, la structure de la Rive a franchi un nouveau palier dans son processus de développement du foot des dames.

«Avec les Colombinois, nous avons décidé l’été passé de centraliser ces activités à Cortaillod. Dans cette optique, douze joueuses ont rejoint l’une des formations carcoies qui correspondent à leur niveau», conclut le président, conscient qu’il faudra laisser du temps au temps. «Et se montrer patient.» L’avenir est en marche à la Rive.


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