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 11.07.2017, 00:01  

Paris joue la carte Macron pour les JO

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Le président français Emmanuel Macron (à gauche) serre la main du président du CIO, Thomas Bach, à côté de la statue de Pierre de Coubertin.

 11.07.2017, 00:01   Paris joue la carte Macron pour les JO

Par jean-julien ezvan

OLYMPISME - Le président français est arrivé hier à Lausanne afin de défendre la candidature pour 2024 auprès du CIO.

La capitale française, dont la candidature est défendue par Emmanuel Macron, saura, aujourd’hui à Lausanne, à l’issue d’un premier vote des membres du CIO, si elle accueillera les Jeux (en 2024 ou 2028).

Ministre de l’Economie, Emmanuel Macron avait accompagné les premiers pas olympiques du dossier de candidature parisien. Fraîchement élu président de la République, il a, le...

La capitale française, dont la candidature est défendue par Emmanuel Macron, saura, aujourd’hui à Lausanne, à l’issue d’un premier vote des membres du CIO, si elle accueillera les Jeux (en 2024 ou 2028).

Ministre de l’Economie, Emmanuel Macron avait accompagné les premiers pas olympiques du dossier de candidature parisien. Fraîchement élu président de la République, il a, le 16 mai dernier, réservé son premier rendez-vous officiel à l’Elysée aux membres de la commission d’évaluation du Comité international olympique.

Il leur avait alors promis de suivre le dossier jusqu’à Lima, cadre le 13 septembre de l’élection de la ville hôte des Jeux olympiques. Un vote qui devrait être double. La session extraordinaire du CIO débattra en effet, cet après-midi à Lausanne, de l’opportunité d’attribuer simultanément, le 13 septembre prochain, les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 et 2028. Paris et Los Angeles, derniers candidats en lice après les défections de Boston, Hambourg, Rome et Budapest, seront donc assurés de recevoir les Jeux, en cas de vote positif sur cette double attribution des membres du CIO. Avant qu’un nouveau vote au Pérou valide l’ordre d’apparition sur la scène olympique.

Etape décisive prévue de longue date, les deux villes présenteront leur candidature ce matin, en Suisse. Les acteurs du dossier parisien ont répété à Clairefontaine, repaire de l’équipe de France de football, en soignant les détails, avant de rejoindre la Suisse ce week-end. Le président de la République (qui a préparé son intervention avec Tony Estanguet, le coprésident du comité de candidature) les a rejoints hier peu après 18 heures. Une présence symbolique. «Il réalise un sans-faute, sa présence est incontestablement un plus», souligne Guy Drut, seul membre français du CIO (avec Tony Estanguet) et figure de proue de Paris 2024.

L’effet Tony Blair

Personne dans les rangs de la candidature parisienne n’a oublié l’effet Tony Blair lors de l’attribution à Londres des JO 2012... Emmanuel Macron a eu droit, avant le dîner protocolaire, à la visite du Musée olympique effectuée par Thomas Bach, le président du CIO. La stratégie et l’influence seront déterminantes dans les arcanes de l’instance olympique face aux cardinaux du CIO.

Los Angeles et Paris (dans cet ordre dicté par un tirage au sort) présenteront l’esprit et les installations de leur projet devant les membres du CIO (pour la première fois au complet). Au menu, 45 minutes de discours avant 30 minutes de questions-réponses.

Le désir des acteurs de la candidature parisienne est d’exposer le projet comme une opportunité pour la France. Et d’insister sur les forces: la compacité des sites et des lieux iconiques pour sublimer les sports (les Invalides, le Grand Palais, les Champs-Elysées, le château de Versailles...), 95% des installations construites (seuls manquent les villages olympique et des médias et le centre aquatique), l’unité politique et la solidité économique (reposant notamment sur 20 gros partenaires) d’un dossier respectant le cadre de l’Agenda 2020 d’encadrement des coûts.

Sans oublier la célébration souhaitée, la Ville Lumière se transformant en parc olympique, ni l’héritage promis (matériel, par exemple avec le village se transformant en logements, et sociétal, notamment à travers des actions éducatives). Les acteurs du dossier de candidature français (porté par le mouvement sportif) défendront avec passion un projet qu’ils désirent vainqueur. Et pour 2024. le figaro

Une centaine d’athlètes internationaux en soutien

Rafael Nadal, Dan Carter, Elaine Thompson ou encore Gustavo Kuerten: une centaine d’athlètes internationaux ont apporté hier leur soutien à la candidature de Paris à l’organisation des Jeux olympiques 2024, à la veille d’une présentation cruciale du dossier devant les membres du CIO.

«Nous avons mis les athlètes au cœur de notre candidature et nous sommes fiers de compter ces athlètes internationaux aux côtés de la candidature de Paris 2024», s’est félicité Tony Estanguet, coprésident du comité de candidature.

Originaires des cinq continents

Ces sportifs sont «originaires des cinq continents», comme la double championne olympique en titre 100/200 m, la Jamaïcaine Elaine Thompson, le champion olympique 2016 de taekwondo (-80 kg) Cheick Cissé, premier Ivoirien en or aux JO, la championne olympique du 3000 m steeple et détentrice du record du monde de la distance, la Bahreïnie Ruth Jebet, ou encore le Danois Mikkel Hansen, sacré au Brésil il y a un an en handball.

Avec cette liste, la candidature française revendique à l’international «105 médailles olympiques et paralympiques, dont 32 titres de champions olympiques et paralympiques», derrière Paris 2024.

En plus de participants aux Jeux, le comité de candidature se targue aussi du soutien du champion du monde de football 1994, le Brésilien Rai, ou encore le double vainqueur de la Coupe du monde de rugby (2011 et 2015) avec les All Blacks, Dan Carter. ats

Un président très attendu

Venu à Lausanne défendre la candidature de Paris pour les Jeux olympiques 2024, le président français Emmanuel Macron a posé pour la photo officielle avec le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach. Un cliché qui s’est déroulé pendant une averse.

Emmanuel Macron a atterri sur l’aérodrome de Payerne (VD) en tout début d’après-midi. Il accompagne personnellement la délégation «Paris 2024», qui comprend notamment la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et la ministre française des Sports, Laura Flessel.

Dire qu’Emmanuel Macron était attendu à Lausanne est un euphémisme. Dispositif policier importantissime, chiens pour renifler ceux qui avaient le droit de franchir les cordons de sécurité, le Musée olympique avait tout d’une forteresse. Devant les barrières, une centaine de badauds ont guetté l’arrivée du chef d’Etat français.

Prévue à 18h, l’arrivée d’Emmanuel Macron a eu quelques minutes de retard sur le planning. Accueilli avec son épouse Brigitte au pied des marches du Musée olympique par Thomas Bach, le plus jeune président de la Ve République a posé pour la photo officielle. Sous la pluie.

Après la photo, la délégation s’est engouffrée dans le Musée olympique pour démarrer la visite au terme de laquelle Emmanuel Macron s’est livré à un petit discours. Le président français a rappelé l’unité de son pays derrière le projet de Paris 2024. «Fierté, détermination et humilité, voilà les trois axes du projet que je veux défendre. Je sens de l’envie dans ce projet», a-t-il souligné. «L’équipe qui est en place aujourd’hui a appris des erreurs du passé. Il existe en France une réelle unité.Le projet est fort et cohérent», a poursuivi celui qui a été élu au mois de mai dernier. «L’organisation du dernier Euro de football a prouvé que la France savait faire montre de solidité, de sécurité et de sûreté. Paris est une ville qui accueille 40 millions de touristes chaque année.»

Juste avant Emmanuel Macron, le président du CIO, Thomas Bach, a rappelé le fort lien qui lie le mouvement olympique à la France par le biais de son fondateur, le baron Pierre de Coubertin. «Cela reste du sport et cela veut dire qu’il y a une compétition. Los Angeles possède également un excellent dossier. Mais ce serait une très belle occasion de fêter le centième anniversaire des Jeux de Paris 1924 avec un nouvel événement dans la capitale française.»

Pour finir la soirée, le CIO a donné un dîner à la table d’Anne-Sophie Pic au Beau-Rivage Palace, à Ouchy. Ont été conviés la présidente du gouvernement vaudois Nuria Gorrite et le syndic de Lausanne, Grégoire Junod, a indiqué la chancellerie de l’Etat de Vaud. ats


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