Union Neuchâtel
 29.04.2017, 00:01  

L’heure de vérité pour Union

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BASKETBALL - Les Neuchâtelois à Genève pour l’acte 1 des play-off.

Union Neuchâtel se déplace aujourd’hui à Genève pour le premier acte des quarts de finale des play-off (17h30 au Pommier). Le deuxième match se déroulera mardi (19h30), toujours à l’extérieur. Les Lions mènent 3-1 dans les confrontations directes. Après une saison régulière plombée par les blessures, les deux formations rêvent d’un final en apothéose. Les coaches Manu Schmitt et...

Union Neuchâtel se déplace aujourd’hui à Genève pour le premier acte des quarts de finale des play-off (17h30 au Pommier). Le deuxième match se déroulera mardi (19h30), toujours à l’extérieur. Les Lions mènent 3-1 dans les confrontations directes. Après une saison régulière plombée par les blessures, les deux formations rêvent d’un final en apothéose. Les coaches Manu Schmitt et Jean-Marc Jaumin sonnent la charge!

Chaud devant!

Jean-Marc Jaumin, quels sont vos craintes et vos espoirs avant ces play-off??

La pression est sur nos épaules, car nous jouerons les deux premières rencontres à domicile et nous devrons gagner deux fois pour ne pas perdre l’avantage du terrain. Le positif, c’est que nous sommes dans une bonne spirale. On monte en puissance et nos blessés reviennent dans le bon rythme. Nous avons besoin d’un Louissaint à son meilleur niveau, qui apporte son agressivité, son caractère et son leadership à l’équipe. Les joueurs sont prêts à commencer de la meilleure manière, ils ont faim. Sans manquer de respect à personne, ce Genève - Neuchâtel est la grande affiche de ces quarts de finale. On va tout faire pour aller en demies. Si Neuchâtel se montre plus fort que nous, tant pis.

Genève est-il favori ?

Tout ce qui s’est passé avant n’a plus d’importance. Lorsque l’on a perdu à Neuchâtel de trois points, on était vraiment démunis. En plus, on avait perdu Ballard en début de match. J’avais dû jouer avec un junior pendant 25 minutes tellement j’étais dans les problèmes. On a connu pas mal de pépins avec les blessures, Neuchâtel aussi, mais les deux contingents sont désormais au complet et il y a 0-0. Je ne crois pas que l’une des deux équipes soit plus favorite que l’autre. En play-off, les statistiques ne comptent plus. C’est la forme du jour qui est déterminante, la capacité des joueurs à entrer leurs shoots. Dans un mauvais jour, on peut perdre l’avantage du terrain et tout peut aller très vite. Cela dépendra beaucoup de la confiance et de la réussite du moment.

Le premier acte de la série sera-t-il déjà déterminant?

Ce premier match est très important pour donner confiance à l’équipe pour la suite des événements, mais les autres le seront tout autant. On veut se qualifier pour les demi-finales, c’est notre but, et probablement celui de Neuchâtel aussi. L’an dernier, Union avait éliminé Genève 3-0 en demi-finale. Ce sera très disputé, mais j’ai confiance en mes troupes. Malgré les circonstances difficiles que l’on a connues, si l’on est 15 points derrière, on sait que l’on peut toujours renverser la vapeur. Tout est possible, il ne faut avoir peur de personne. Si l’on perd contre meilleur que soi après avoir tout donné, il faut savoir l’accepter.

Que pouvez-vous nous dire sur Union Neuchâtel?

Même s’il se cherche encore un peu collectivement, Union Neuchâtel monte en puissance et est bien plus costaud depuis l’arrivée de Ramseier. Notre adversaire enregistre également le retour de Johnson, son MVP du début de saison. C’est une équipe très expérimentée avec Savoy, Brown, Krstanovic, tous des mecs qui connaissent la pression des grands matches. Il y a aussi Danys, un joueur athlétique qu’il ne faut pas sous-estimer. Ces six mecs sont capables de marquer plus de 20 points à tout moment. Pour les contrer, nous allons essayer de développer notre jeu rapide. Si l’on parvient à contrôler le rebond et à être solide en défense, on aura déjà une bonne chance de gagner le match. En revanche, si on laisse des shoots ouverts à de tels joueurs et que l’on abandonne le jeu intérieur à Ramseier, cela deviendra compliqué. J’ai beaucoup de respect pour Neuchâtel et son coach, ils ont leurs atouts et nous aussi. On va cibler leurs faiblesses et attaquer là où ça fait le plus mal.

Manu Schmitt, quels sont vos craintes et vos espoirs avant ces play-off?

Des craintes, je n’en ai pas. Parce que la peur n’écarte pas le danger... Et puis les play-off sont une chance, une formidable opportunité d’aller chercher un gros truc après une saison pleine de frustrations. C’est 0-0 et toutes les équipes repartent sur la même ligne. On ne va pas se calquer sur le jeu de notre adversaire, mais chercher à imposer notre style et à optimiser nos points forts, en essayant de limiter les Genevois dans certains secteurs clés. Ballard et Braswell près du cercle, Kovac et Marko Mladjan sur les shoots extérieurs... Plusieurs joueurs des Lions sont capables de gagner un match tout seuls.

Genève est-il favori?

Genève a terminé quatrième, et nous cinquièmes. Cette différence s’est faite sur deux possessions lors de la dernière confrontation directe. Deux autres matches se sont joués au buzzer, une fois pour eux, une fois pour nous. On a vécu une saison compliquée, mais eux aussi, avec des blessés et des changements de joueurs. A l’exception de notre succès à Lugano, nous n’avons jamais réussi à livrer un match plein, de la première à la dernière seconde, sans descendre en dessous du minimum requis en termes d’intensité et de concentration. Notre effort est axé sur la nécessité de supprimer ou de limiter ces mauvais passages qui nous ont plombés à chaque fois. Pour battre Genève, il faudra faire preuve d’une discipline, d’une intelligence et d’un sens du sacrifice qui nous ont souvent fait défaut cette saison, sauf quand nous nous sommes retrouvés en difficulté. Si l’on attend d’être dans le dur pour réagir, ce sera trop tard.

Le premier acte de la série sera-t-il déjà déterminant?

Le vainqueur aura marqué un point, et il lui en faudra encore deux autres pour se qualifier. Tant qu’une équipe n’a pas gagné trois matches, tout peut arriver. Ce qui fait la beauté des play-off, c’est précisément ce côté feuilleton à rebondissements, en positif comme en négatif. Il faut être prêt à jouer tous les épisodes, car c’est l’équipe qui gère le mieux ces situations qui l’emporte à la fin. Notre niveau moyen de la saison ne suffira pas, il faudra l’élever. Si l’on a fini cinquième, ce n’est pas un hasard non plus. Mais malgré les pépins que l’on a connus, on n’est pas loin. Et on travaille dur pour rattraper le bout qui manque. On est plutôt sur une pente ascendante, mais l’heure de vérité, c’est maintenant. Même si l’on est probablement la grosse cote de ces play-off, nous avons l’ambition de jouer notre chance à fond.

Que pouvez-vous nous dire sur les Lions?

C’est une armada impressionnante, formatée pour gagner des titres, avec six étrangers sous contrat et des joueurs extrêmement athlétiques qui ne lâchent rien, comme le prouve leur victoire en Coupe de Suisse contre Monthey après avoir été archidominés pendant les 30 premières minutes de la finale. Le 11e et le 12e homme de ce contingent auraient un temps de jeu important dans la plupart des autres équipes de LNA. Mais ce point fort peut aussi devenir une faiblesse. Si l’équipe se met à douter, une telle abondance de joueurs peut diluer les responsabilités. Notre but sera de jeter des grains de sable dans leur machine surpuissante pour provoquer quelques ratés et les faire douter. Si leur moteur s’enraye et tousse un peu, ce sera bon pour nous.

«On va attaquer là où ça fait mal»

«Notre but est de les faire douter»


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