Union Neuchâtel
 12.05.2017, 00:01  

«Neuchâtel restera dans mon cœur», assure Manu Schmitt

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Arrivé à Neuchâtel en 2013, Manu Schmitt ne pouvait pas refuser l’offre qu’il a reçue du club varois.

BASKETBALL - Le coach alsacien d’Union a confirmé son départ pour Hyères-Toulon en ProA.

Comme annoncé hier, Manu Schmitt ne sera plus l’entraîneur d’Union Neuchâtel la saison prochaine. L’Alsacien s’est engagé pour deux saisons (plus une en option) avec Hyères-Toulon en ProA française. Arrivé à la Riveraine en été 2013, il avait certes prolongé son bail pour trois ans l’été dernier, jusqu’en juin 2019. Mais avec une clause libératoire en cas de proposition en provenance de l’étranger.

«Je ne pars pas d’Union, je réponds favorablement à une offre qui me propose un nouveau challenge en ProA. Ce n’est pas comme si je n’étais pas bien ici», tient à préciser Manu Schmitt. «Neuchâtel reste et restera dans mon cœur, comme toutes les rencontres que j’ai pu faire dans la région depuis quatre ans.»

Manu Schmitt, si on dit que cette offre de Hyères-Toulon était trop alléchante pour être refusée, on est dans le vrai?

Complètement. J’ai toujours dit que j’aimais travailler sur des projets à moyen terme, et celui d’Union me passionnait vraiment. Mais il s’avère que cette proposition émane d’un club de ProA, et que le championnat de France est globalement l’un des cinq meilleurs championnats européens. C’est comme si un entraîneur de foot recevait une offre de Bundesliga... J’ai bien conscience que l’occasion qui m’est donnée aujourd’hui ne se représentera pas forcément demain. La comparaison entre la ProA française et la Ligue A suisse est forcément à l’avantage de la ProA. Je ne serais pas parti pour aller en Nationale 3.

En quoi les résultats décevants de la saison écoulée ont-ils influencé votre choix?

En rien! J’aurais bien sûr préféré aller au bout cette année avec Union et partir sur un titre de champion de Suisse, mais, je le répète, il s’agit d’une opportunité peut-être unique qui se présente à moi aujourd’hui. J’ai conscience que ce sera difficile, mais c’est un challenge que j’ai envie de relever à ce moment de ma carrière, indépendamment de tout ce que j’ai pu vivre de beau et de fort depuis quatre ans à Neuchâtel. Si cette offre n’était pas venue de ProA, il n’y aurait même pas de discussion. Je serais resté à Union.

Votre vie de coach va-t-elle changer?

Quand on est coach, on est coach... Même si l’organisation de Hyères-Toulon et le niveau sportif du championnat de ProA sont évidemment très différents – il y a 660 000 licenciés en France contre seulement 15 000 en Suisse... – je vais continuer à faire le même métier. Il y aura toujours un terrain, des joueurs et deux paniers de chaque côté!

Quel genre de souvenirs allez-vous emporter avec vous?

Des bons, essentiellement. On sort d’une saison compliquée, mais ce n’est pas pour ça que c’est un mauvais souvenir. Cela fait partie du job dans le sport de haut niveau. Globalement, j’ai vécu une dernière année difficile à Neuchâtel, mais les trois autres, avant, ce n’était quasiment que du bonheur. J’avoue que j’ai un petit faible pour notre victoire en Coupe de la Ligue en 2014. Pour moi, c’était une vraie performance. Le mode de cette compétition fait que quand tu gagnes la finale, tu as forcément battu les meilleures équipes du pays. Il n’y a pas de chance ou de malchance au tirage au sort, comme c’est le cas en Coupe de Suisse. Ce fut un moment extraordinaire. En termes d’émotions, les deux finales de championnats jouées en 2015 et 2016 resteront également comme des moments très forts. Il y avait eu un tel engouement, une telle communion avec le public... Je peux même ajouter la victoire au buzzer de samedi dernier contre Genève, et le quatrième quart du match de mardi quand nous sommes revenus à -3. C’est pour cela que l’on fait ce métier, pour vivre des émotions et les partager avec les gens qui viennent nous voir.

Et au contraire, que regrettez-vous?

La défaite contre Lugano en finale de la Coupe de Suisse 2015, quand même. C’est toujours très dur de perdre un titre sur un match sec. Oui, ce fut un moment de tristesse... La demi-finale des play-off contre Fribourg en 2014, avec la bagarre survenue lors de l’acte II, m’a également touché. Ces incidents nous avaient empêchés d’exprimer ce que nous aurions dû exprimer.


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