Union Neuchâtel
 04.03.2017, 00:01  

«Union doit encore franchir un palier»

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Toute la détermination dans le regard de Cédric Mafuta.

 04.03.2017, 00:01   «Union doit encore franchir un palier»

BASKETBALL - Les Neuchâtelois accueillent cet après-midi (17h) Monthey, l’ancien club de Cédric Mafuta.

Cet après-midi (17h), Cédric Mafuta retrouve à la Riveraine l’équipe dont il a porté le maillot durant cinq saisons, dont les quatre dernières. Ce Monthey qui a réussi une première partie de saison impressionnante, remportant la Coupe de la Ligue, se qualifiant pour la finale de la Coupe de Suisse (le 8 avril à l’Arena de Genève face aux...

Cet après-midi (17h), Cédric Mafuta retrouve à la Riveraine l’équipe dont il a porté le maillot durant cinq saisons, dont les quatre dernières. Ce Monthey qui a réussi une première partie de saison impressionnante, remportant la Coupe de la Ligue, se qualifiant pour la finale de la Coupe de Suisse (le 8 avril à l’Arena de Genève face aux Lions) et menant pendant longtemps le championnat de LNA.

Un petit coup de moins bien, lié aussi à des blessures à répétition (lire ci-dessous), a produit deux défaites de rang et la prise de pouvoir du champion en titre, Fribourg Olympic. Mais Union, qui a aussi perdu ses deux derniers matches et occupe la cinquième place à six longueurs de son adversaire, ne va certainement pas pécher par excès de confiance. La preuve.

Affronter Monthey est-ce spécial pour vous?

Honnêtement non. D’un point de vue émotif, c’est un match comme un autre. Si ce n’est que mon ancienne équipe est une des plus fortes du championnat. La plus redoutable même, avec Fribourg, selon ce que j’ai pu voir jusqu’à présent.

Vous attendiez-vous à une telle saison de la part des Chablaisiens?

Je ne suis pas étonné. C’est le 50e anniversaire du club, il s’est donné les moyens pour bâtir une équipe solide, dirigée par un excellent coach. Niksa Bavcevic est un fin tacticien. Il est certes très exigeant mais sait tirer le meilleur de ses joueurs.

Aucun regret d’avoir quitté le Valais?

Non. Je pensais rester à Monthey, c’est vrai. Le club, aussi en raison du fait que je devais subir une opération à l’épaule, a changé d’avis. Ce n’est pas grave, ce d’autant que Manu Schmitt – qui fut mon coach aux Geneva Devils et en équipe de Suisse – m’avait appelé. On ne refuse pas la proposition d’un club qui a disputé les deux dernières finales du championnat...

Sauf que cette saison, c’est plus difficile qu’espéré...

Un championnat ne s’apparente jamais à un long fleuve tranquille et rien n’est perdu. Nous avons eu notre lot de problèmes en début de saison mais c’est vrai que les derniers matches face à des ténors du championnat (réd: Fribourg et Genève) ont prouvé qu’Union doit encore franchir un palier pour rivaliser avec les meilleurs.

Qu’est ce qui vous manque?

Nous devons impérativement progresser en termes d’intensité, de rigueur de maîtrise et de constance.

Un sacré programme!

C’est vrai. Mais c’est indispensable. Actuellement, je ressens une réelle frustration parce que je suis absolument convaincu que notre équipe vaut beaucoup mieux que ce qu’elle a montré dernièrement. Mais je suis aussi quelqu’un qui croit fermement aux vertus du travail et je suis sûr que tous les efforts produits à l’entraînement finiront par payer en match. Nous sommes à la recherche d’un déclic.

Pourrait-il se produire contre ce Monthey, affaibli par plusieurs blessures?

Il ne faut surtout pas penser à cela. Je crois qu’à Genève, le fait de savoir que nos adversaires ne disposaient pas d’un meneur «de métier» nous a desservis. Plus ou moins inconsciemment, nous avons pensé que ce match allait être facile et ce fut une grave erreur. Nous connaissons encore trop de hauts et de bas, d’un match à l’autre mais aussi durant la même rencontre. Or, face aux «grosses cylindrées», cela ne pardonne pas. Surtout que quand on est dans notre phase «down», on se retrouve vite la tête sous l’eau et on ne parvient plus à remonter.

Il y aurait donc aussi un problème mental?

(Il réfléchit). En partie. Nous devons apprendre à garder la tête froide dans les situations difficiles. Cela passe aussi par un changement d’attitude. Nous sommes parfois trop «gentils». Contre des équipes agressives il faut sortir un peu plus les coudes.

Au niveau personnel, estimez-vous être au top?

Je suis revenu peut-être un peu vite après mon opération à l’épaule. Je ressentais des douleurs. Elles ont à présent disparu mais je sais que je peux apporter davantage dans chaque compartiment. Je compte bien faire honneur à ce club qui m’a accordé sa confiance.

Longue absence pour Schittenhelm

La saison 2016-2017 serait-elle maudite pour Union? Alors que depuis quelques semaines la poisse semblait se décoller des basques neuchâteloises, voilà qu’elle opère un retour en force.

Ainsi, les récurrentes douleurs au genou de Leo Schittenhelm cachent un problème à la rotule qui oblige un des joueurs-révélation du championnat passé à observer une longue période de repos. Au moins jusqu’à fin mars. «C’est une tuile de plus, mais il faudra faire avec», lâche Manu Schmitt, pas abattu pour autant. «Je suis convaincu que nous avons les moyens de battre les grosses équipes. Simplement, pour y parvenir nous ne disposons d’aucune marge. Tout le monde doit être à 100%.»

Et ce même si Monthey a ralenti le rythme forcené qu’il avait imprimé lors de la première partie de la saison. Les défaites à domicile contre Lugano et Boncourt s’expliquent aussi par les graves blessures du meneur Marin Bavcevic et de l’Américain Brandon Wood (saison terminée). Même pas le temps d’annoncer l’engagement de l’expérimenté meneur croate Barac Pankracije (35 ans) que le pivot américain Jordan Heath se procure une entorse à la cheville (3 à 4 semaines d’arrêt). Et, hier soir, on apprenait que Brandon Young, souffrant d’une cuisse, serait aussi forfait. Les Valaisans se déplaceront avec seulement deux étrangers.

«Nous devons nous concentrer sur ce que nous pouvons maîtriser et, évidemment, la composition de l’équipe adverse n’en fait pas partie», précise Manu Schmitt. L’entraîneur unioniste s’est focalisé cette semaine sur les manquements récents de son groupe. «Nous avons par exemple beaucoup travaillé sur la protection de notre raquette. L’à peu près ne suffit pas.»

L’entraîneur a aussi procédé à une mise au point individuelle. «A Genève, nous avons perdu trop de balles. Par manque d’agressivité, en se faisant subtiliser la sphère dans les mains, ou en tentant des passes hasardeuses. Il convient de retrouver de la simplicité, mais elle découle d’une grande rigueur et d’une attitude irréprochable. Il faut fournir des efforts dans le démarquage pour permettre au ballon de circuler de manière fluide.»

«Il compte beaucoup pour la stabilité défensive»

«Cédric Mafuta est une valeur sûre.» Manu Schmitt parle en connaissance de cause. Il a coaché le Genevois au début de sa carrière professionnelle et ne l’a jamais perdu de vue par la suite. «Il offre des garanties en termes d’intensité et il compte beaucoup pour la stabilité défensive. Il est capable de défendre sur le 1, le 2, le 3 voire le 4 adverse. C’est précieux dans une équipe», développe le coach d’Union.

Comme bon nombre de ses coéquipiers, Cédric Mafuta n’a pas connu un début de saison facile. «Il lui fallait du temps pour revenir après son opération à l’épaule. Maintenant il a retrouvé le rythme mais il lui manque encore quelque chose au niveau du rendement offensif.» Rien d’inquiétant, selon le coach: «Je sais qu’il est un peu frustré sur ce plan mais il ne doit pas forcer. Quand son physique sera à 100%, cela reviendra naturellement. Je suis en tout cas très satisfait de son investissement dans le travail au quotidien.»

cédric mafuta en bref

né à Genève le 10 novembre 1984 de parents congolais.

Poste/Taille 2-3 (arrière-ailier)/1m92.

état civil Marié, pas d’enfant.

clubs successifs Formé au Grand-Saconnex. 2004-2006: Grand-Saconnex. 2006-2008: Geneva Devils. Juin-décembre 2008: Sion Hérens. Janvier - Mai 2009: Grand-Saconnex. 2009-2010: Nyon. 2010-2011: Monthey. 2011-2012: Lions de Genève. 2012-2016: Monthey. Depuis 2016: Union Neuchâtel

équipe nationale International suisse A depuis 2005. «Je pense que mon aventure avec l’équipe de Suisse est terminée. J’ai adoré porter le maillot national et défier les meilleures équipes d’Europe, mais il est temps de laisser la place aux jeunes.»

le regret«Au début de ma carrière, je m’étais fixé comme but de jouer à l’étranger. Je n’y suis pas parvenu mais ce n’est pas grave. J’ai connu de fortes émotions. Même négatives, comme la finale de Coupe de Suisse perdue d’un point avec Monthey face à Lugano en 2011.»

l’avenir«Je ne sais pas quand j’arrêterai ma carrière mais je prépare déjà l’après-basket. J’étudie les lettres à l’Université de Neuchâtel dans le but de devenir professeur dans le secondaire.»


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